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    Messages récents

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    Concours / Concours MMD avec Genshine Kyuu et Roku
    « Dernier message par Hakuro-Kaoru le 08 juin 2018, 20:33:10 »

    Bonjour à tous !

    Mes UTAU, Genshine Kyuu et Roku, ont reçu très récemment deux modèles MMD réalisés par YoiStyle !

    Spoiler

    Pour l’occasion, j’organise un concours ouvert à tous. Le but est simple : créer une image en utilisant le modèle MMD de Kyuu et/ou Roku.

    Toutes les règles sont regroupées en un seul endroit, vous devez impérativement les lire si vous souhaitez participer : Règles

    Il y a un lot de deux sets de stickers Vocaloid à gagner, réalisés par Hideawaymelon. Un deuxième prix peut être débloqué ! (Voir les règles).

    Post Facebook - Post Twitter (Tous les partages sont appréciés ! ^^)

    J’espère que ce concours vous plaira, et bonne chance à tous !
    12
    Discussions générales et questions / Re : Des avis pour Mirai Komachi?
    « Dernier message par Virginiaz le 06 juin 2018, 11:20:32 »
    The content of the community is very useful to me, how can I find out where else?
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    Présentation / Re : SuperMaxxi
    « Dernier message par Virginiaz le 06 juin 2018, 11:20:06 »
    Can you bring me to this source of knowledge?
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    News / Re : Hatsune Miku en concert à Paris pour 2018
    « Dernier message par Michiyo-chan le 05 juin 2018, 20:56:29 »
    Il reste l'option d'un hotel :/ J'ai réservé un hotel juste après avoir acheté mes places (par peur de pas pouvoir en réserver un par la suite). Me reste plus qu'à voir pour le transport... possiblement le train, je vais attendre un peu, sinon le bus si y a toujours la grève (mais j'ai le mal des transport D: ) Le voiture, ça fait un peu loin pour l'instant ^^" à moins de trouver quelqu'un avec qui partager le voyage pour pas conduire tout du long....

    Ho! Donc les places à 55€ sont toutes vendues (ouf! j'm'y suis prise à temps °A°" )
    15
    Vos UTAU / Re : Genshine Kyuu et Roku
    « Dernier message par Hakuro-Kaoru le 04 juin 2018, 21:10:38 »
    Ouiii, je suis contente ils ont l'air de vraiment plaire ^^ Moi je les adore en tout cas~ (j'apprends à utiliser MMD rien que pour eux x) )

    Pour encourager les gens à les utiliser, j'ai aussi lancé un petit concours avec des stickers Vocaloid à gagner (et un deuxième prix à débloquer). Du coup, n'hésitez pas, c'est ouvert à tout le monde ^^
    16
    Vos UTAU / Kitsune Yuki
    « Dernier message par Aya Utako le 04 juin 2018, 19:06:41 »



    Informations générales :

    Nom : Kitsune

    Prénom : Yuki

    Origine et signification du nom : Kitsune (狐) : renard, Yuki (雪) : neige donc le renard de la neige.

    Sexe : fille

    Âge : 13 ans

    Anniversaire : 4 juin

    Taille : 162 cm

    Poids : 42kg

    Numéro : SA39

    Objet fétiche : un éventail

    Caractère : mature, douce, gentille, timide, un peu comme une maman poule

    Histoire : Yuki est une orpheline qui s'engage comme maid pour gagner de l'argent jusqu'à ce qu'elle retrouve sa famille, qui se trouve être riche.



    Informations sur la voix :

    Doubleur : Aya Utako

    Ototuner : Yui Akata (ACT1), Aya Utako (ACT2) et SHatsuko (ACT3)

    Designer: Aya Utako

    Date de release : 9 août 2017 (ACT1), 4 juin 2018 (ACT3)

    Démo : ACT1 : Hirari, Hirari
                   ACT2 : Snow Fairy Story
                   ACT3 : bientôt!
                                                                 
    Sampler et flag conseillés : resampler et aucun flag

    Vocal range : G3~C#5

    Lien de téléchargement : ACT1
                                             ACT3: bientôt!



    Social :

    Votre UTAU fait-il partie d'un groupe ? Oui, SAKURAloid

    Sa relation avec les UTAU...
    • Kazeni Youjo : Yuki est la nourrice de Yojou
    • Zobi l'Ourson : elle le porte souvent et lui fait des câlins
    • SCARLETT : amie
    • Bakkin Flora : Yuki et Flora se comportent comme des sœurs, ce sont deux véritables âmes sœurs
    • RAYA : amie
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    News / Re : Hatsune Miku en concert à Paris pour 2018
    « Dernier message par Artemisya le 04 juin 2018, 18:27:00 »
    Ah mais je sais, moi c'est moins de 30e l'aller retour. Le problème c'est qu'entre la fin du concert et le temps qu'il me faut pour aller à la gare je pense rater le dernier train  :P
    18
    News / Re : Hatsune Miku en concert à Paris pour 2018
    « Dernier message par Hiroki Tsutsui le 04 juin 2018, 12:03:09 »
    Franchement, le train en s'y prenant à l'avance, ça peut être intéressant ^^ L'an dernier pour le concert de Versailles (février 2017), j'avais réservé mon train bien a l'avance, et j'en avais eu pour 80€~A/R ! Donc regardez régulièrement le site de la sncf, quand les tarifs seront en ligne vous pourrez vous faire une idée ^^ Le covoit aussi c'est une très bonne option !!
    19
    Ecriture / Re : Somewhere over the Rainbow
    « Dernier message par Youkoulélé le 03 juin 2018, 20:20:06 »
    Bonsoir à tous !

    Voici la suite d'Hino Jidai après une petite période de relâchement ^^'
    La suite devrait arriver plus rapidement  ;)

    Bonne lecture ^^

    Chapitre 4 - Avenir
    Spoiler
       Par le passé, le clan Meiyo faisait partie des plus puissants clans du pays. Un clan de guerriers réputés, fières et honorables ; un clan massacré par la lame des Taifu. Un clan dont on pensait que tous les membres avaient péri et dont le souvenir finirait par sombrer dans les abysses de l’Histoire. Une mémoire oubliée que Meiyo no Gumi va, au contraire, faire briller à jamais.

       Quelques jours après sa rencontre inopinée avec une frêle jeune femme aux longues couettes turquoise, la jeune guerrière aux cheveux verts perdit son statut misérable de rônin afin de devenir un fier samouraï du clan Sanka. De par son ancien haut rang dans le clan Meiyo, celle-ci fut directement promue à un rang supérieur au côté des commandants et autres figures d’autorité du clan. Ainsi, la jeune femme se vit attribuer un logement dans le château ainsi qu’une rente, Gakupo tenu aussi à lui offrir une armure mais celle-ci refusa. Elle avait du mal à s’adapter à la vie de château, elle ne portait guère les habits rituels, préférant sa tenue de vagabonde. Elle passait son temps à s'entraîner et errer çà et là, écumait les tavernes la nuit venue, s'attirant de ce fait, le mépris des autres guerriers. Son intégration au clan, d’ailleurs, ne se fit non sans réticence de la part de ceux-ci, allant même jusqu’à exprimer une certaine hostilité envers la jeune femme. En effet, ils la jugeaient comme une parvenue qui profitait de la générosité du chef. Bien qu’elle ait gagné son statut, elle restait une paria aux yeux des influents du clan, mais pourtant pas aux yeux de tous.
    Au milieu du terrain d'entraînement sablonneux du château, la rônin s'entraînait au maniement du sabre, toujours les mains bandées, pendant que le soleil déclinait sur l’horizon. Le calme du lieu ne laissait paraître que le son des mouvements du bokken de bois, précis et violent, de Gumi. Ayant fini sa série de kata elle essuya son front brillant de sueur. La lumière déclinait, il était temps de rentrer. Elle alla récupérer ses maigres affaires qu’elle avait posées à l’ombre d’un arbre, mais au moment où son regard se posa sur ledit lieu son corps s’embrasa. Kaito était affalé à l’ombre en train d’admirer le précieux katana de la guerrière. Elle traça vers lui avec la seule idée de récupérer son bien. le samouraï aux cheveux bleus remarqua la furie de la jeune femme s’approcher de lui. Il lâcha un sourire narquois.

    - Rendez-moi ça ! cracha avec mépris Gumi en tentant de saisir sa lame. Kaito l’éloigna de sa portée juste avant qu’elle ne puisse la saisir. La jeune femme légèrement déséquilibrée tomba nez à nez sur l’homme assis à l’ombre.

    - Attention, vous allez encore vous blesser à vouloir tenir votre sabre par la lame, lâcha impertinemment le grand bleu face à la petite verte au visage dangereusement proche.

    La guerrière se redressa et pointa directement son sabre de bois entre les deux yeux du railleur.

    - Cessez de vous moquer de moi, même avec ce bout de bois je pourrais vous tuer, répliqua avec assurance la guerrière tout en dissimulant sa gêne.

    Kaito fit un bref soupir satisfait.

    - Il existe des techniques afin de tenir un sabre par la lame, vous savez ? ajouta-t-il avant de lancer nonchalamment le katana à Gumi. Celle-ci le réceptionna parfaitement au manche avec sa main droite et baissa son arme de bois.

    - Et vous avez la prétention de me les enseigner ?

    - Il est bien vrai qu’il y a quelques petites choses que je pourrais vous apprendre, depuis le temps que je vous observe vous entraîner. Par exemple qu’il faut toujours avoir conscience de son environnement et de ce qui nous entoure, n’est-ce pas ? railla-t-il de nouveau.

    En effet, Gumi était tellement prise dans ses exercices de maniement qu’elle n’avait pas remarqué la présence du samouraï bien qu’il fût là durant quasiment tout son temps d'entraînement.

    « Mais je ne suis guère là pour vous enseigner, reprit-il sur un ton plus sévère. Au contraire je souhaiterais que vous me renseigniez. »

    - Je n’ai rien à vous dire, lança-t-elle impétueusement avant de tourner les talons et de partir rapidement.

    - Comme je l’imaginais… soupira Kaito. « Vous n’avez vraiment pas le contact facile vous. »

    - Devrais-je l’avoir pour quelqu’un d’aussi exécrable que vous ? cracha-t-elle sans même se retourner.

    Kaito ne répondit pas et laissa partir la jeune femme furieuse. Soudainement, le samouraï se leva et se mit à suivre rapidement la rônin.

    - Depuis combien de temps errez-vous seule ? lui lança-t-il.

    Surprise par les vociférations du guerrier, Gumi accéléra son pas en répondant maladroitement :

    - je… ça ne vous regarde pas !

    - Quel est ton but ? Hurla-t-il à travers la cour pendant que l’écart entre les deux s'amincissait.

    - Cessez de me suivre !

    Gumi pouvait sentir la présence du samouraï se rapprocher derrière elle.
     
    - Et après avoir vengé ton clan, que vas-tu faire ?

    Sa voix était plus basse, il était proche.

    - Taisez-vous !

    Gumi s’arrêta, pétrifiée. Kaito était juste derrière, il susurra :

    - tu comptes donc fuir ?

    Sa terreur se changeant en rage, Gumi se retourna dans un mouvement frénétique, délivrant impulsivement la fureur bouillonnante en elle. De sa main gauche, la ronin brandit son précieux sabre et abattit son puissant coup sur l'impertinent tout proche. Le samouraï bloqua l’attaque par ses seules mains nues.

    - Je vois que tes yeux sont emplis de doute et de crainte.

    Le visage emplit de haine, la guerrière serrait les crocs pendant que le samouraï tenait fermement le tranchant sans laisser échapper aucune goutte de sang, là où, au contraire, la guerrière s’était imprégnée de rouge les paumes. Kaito la désarma en un éclair avant qu’elle n’ait pu utiliser son autre arme. Il s’écarta d’un bond puis brandit le sabre nouvellement dérobé.

    - D’où vient cette lame ?

    Les yeux de la guerrière commençaient à virer au rouge.

    - Rends-la-moi ! rugit-elle avec la même fureur que lors de leur duel.

    Encore fatiguée par son entraînement elle fonça tête baissée vers le samouraï, bokken en avant dans un cri de rage. Kaito para l’attaque grotesque de Gumi avant de la faire tomber au sol et de l’immobiliser. Face contre terre, la ronin se démenait comme un diable contre la prise du samouraï. Kaito appuyait de tout son corps contre celui de Gumi pour la maintenir au sol. Il lui souffla :

    - un autre conseil : toujours garder son sang-froid.

    Finalement, après un court instant la battante renonça, non sans amertume. Libérée du joug du guerrier elle s’assit en tailleur face à Kaito, qui fit de même. Le visage fermé, le regard baissé, le ton grave, elle prit une grande inspiration.

    - Bon, j’accepte de répondre à vos questions. Mais avant…

    De son regard éclatant d’une détermination à la couleur verte intense, elle regarda droit dans les yeux le samouraï et tendit la main.

    - Rendez-le-moi.

    Kaito était impressionné de la profondeur de son regard ainsi que par sa détermination. Il n’était pas déçu. Il lui rendit respectueusement son sabre. Elle le posa à ses côtés avant de croiser les bras.

    - Bon, que voulez-vous savoir en premier ? Soupira-t-elle, impatiente d’en finir.

    - Ah ah, vous n’êtes vraiment pas portée sur la conversation vous.

    Gumi lui répondit par un grognement agacé.

    « Je voulais tout d’abord vous féliciter pour votre intégration au clan, le chef est plutôt dur dans ses critères de recrutement. Vous méritez donc votre place ici. »

    - Vos confrères n’ont pas l’aire du même avis que vous, il pense plutôt que le chef m’a pris en pitié, répliqua-t-elle avant de relâcher son visage fermé. « Et ils n’ont pas tout à fait tort… »

    - Non, ils ont tort. Ils disent cela car ils n’ont pas vu votre vraie valeur. Mais moi je l’ai perçu lors de notre duel.

    -Que voulez-vous dire ? questionna Gumi, surprise par cette déclaration.

    - C’est moi qui ai persuadé Gakupo de vous intégrer au clan, lança-t-il franchement.

    - Vous !?

    - Le duel que nous avons mené était l’un des plus excitants de ma vie. Jamais je n’avais ressenti ça en combattant, j’ai senti toute votre volonté s’abattre sur moi.

    Gumi était assez stupéfaite de cette révélation, elle qui voyait Kaito comme un personnage arrogant et méprisable. Cependant à cet instant l’homme lui parut presque comme étant amical. Elle ne pouvait s’empêcher également de repenser à ce combat qui l’avait poussé à bout comme jamais auparavant. Ces pensées faisaient ressortir en elle l’extase qu’elle avait éprouvée lors de ce duel. Ces sentiments s’entrechoquant en elle, elle perdit tous ces moyens, incapable de piper mot face à l’homme à la crinière bleue. En vue des balbutiements et de l’air désemparé de Gumi, Kaito lâcha un petit rire moqueur, une nouvelle fois.

    - Allons, ne vous mettez pas dans cet état pour si peu. Je ne suis pas non plus uniquement venu pour vous complimenter.

    La remarque fit revenir Gumi à la raison.

    - Ce duel m’a aussi fait soulever beaucoup de questions à votre sujet. Je vous les ai posé tout à l’heure mais je vais les résumer en une interrogation :

    « Qui êtes-vous ? »

    Qui était-elle ? La jeune femme n’y avait encore jamais songé avant. Il ne restait que de ses souvenirs profonds, les bribes d’images d’une vie antérieure comme une vague rémanence de quelques souvenirs heureux d’une vie parfaite. Une vie qui lui a été prise, en même temps que celles des membres de sa famille, par la cruauté du clan Taifu ; voilà ce dont elle était sûre, voilà qu’elle était son essence : la haine viscérale qu’elle portait envers ce clan infâme. Peu importe de l’avenir, son seul désir était de voir brûler ce clan abject dans les flammes de l’enfer. Élevée dans la violence d’un sanctuaire guerrier avec pour unique objectif l’accomplissement de cette vengeance, sa vie n’était que pure haine.

    Quel est le sens d’une telle vie ?

    - J’ignore qui je suis, dit-elle.

    - Vous portez pourtant un nom.

    - Cette personne n’est plus depuis longtemps.

    - Et le sabre ?

    Et le sabre ? C’était son éternel et fidèle compagnon, la jeune guerrière l’avait toujours porté avec elle. Première arme avec laquelle elle ôta la vie, elle n’en connaissait cependant pas le forgeron qui lui donna jadis forme, et ne le connaîtra jamais. Elle ignorait ainsi, jusqu’alors, son essence porteuse d’Hikari. Un peu comme elle, cette lame était séparée à tout jamais de son géniteur, muette sur sa véritable nature.

    - Je l’ignore également, dit-elle.

    Le samouraï laissa échapper un petit rire face à l’air sérieux de la vagabonde.

    - Une complète étrangère qui est perdue en ce bas monde, semblable à une feuille vierge qui n’attend plus que l’on y inscrive une épopée.

    - Vous vous moquez encore de moi ? s’indigna la jeune femme.

    - Loin de moi cette idée ! Je suis juste excité à l’idée de participer à l’écriture de ce récit.

    Gumi se releva, agacé par les affabulations du guerrier, et partis sans piper mot pendant que le soleil rougi déclinait sur l’horizon.

    « Cette histoire promet néanmoins d’être palpitante et la couverture paraît déjà très séduisante. »

    ***

       « Que le conseil de régence commence. Longue vie à l’empereur. » Ces mots résonnaient dans la grande salle remplie de notables au regard vide. Cette assemblée d’une dizaine d’aristocrates, assis à genoux, était répartie en deux lignes qui se faisaient face. Les membres du conseil étaient pour la plupart des fonctionnaires et autres importants intendants du château, possédant pour la plupart un âge avancé. Ils restaient tous disciplinés, droits, stoïques, avec des visages fermés, sans expression, usés et formatés par une vie administrative froide. Au bout de cette formation se trouvait Luka qui, par sa position surélevée par une petite estrade, dominait sa cour du regard, elle aussi assise, droite et impassible. Il émanait d’elle une forte présence, son autorité menaçante planait sur la pièce. Tous se sentaient anxieux lorsque son regard assassin se posait sur eux. Ainsi se déroula le conseil, comme tous les autres, dans une atmosphère stricte, oppressante, infâme. Chaque conseiller débitait mollement son rapport à la ministre suprême qui écoutait puis donnait instantanément ses directives aux laquais. Après d’interminables palabres, une nouvelle inquiétante se fit entendre.

    - Madame la ministre suprême, des marchands venant du nord rapportent que l’empire Zonguo est de plus en plus en proie à l’instabilité. Des raideurs originaires des steppes du nord pillent et sèment le chaos dans leurs terres. Les marchands craignent dorénavant de se rendre dans ses contrés.

    - La faiblesse d’un Empire déchu ne m’intéresse guère, avez-vous autre chose à dire ? répondit sèchement la ministre.

    - Mais… cela ne vous inquiète donc pas ?

    - Cela fait bien longtemps que nous ne devons plus rien au continent. Leur désemparement face à ces barbares montre bien leur faiblesse.

    - Certes… mais les marchands risquent de pâtir à cette situation.

    - Leur profit est le cadet de mes soucis. Quoi qu’il en soit leurs activités à l’extérieur du pays devront cesser après  la déclaration du grand décret, rétorqua-t-elle l’air agacé.

    - Mais beaucoup feront faillite et …

    - Il suffit ! Dois-je vous rappeler que le décret est déjà passé et qu’il s’appliquera à la date prévue ? vociféra-t-elle au conseiller.

    Un blanc s’installa. Les conseillers se regardèrent dubitatifs.

    - À ce sujet madame la ministre, beaucoup de daimyos sont mécontents à l’égard de ses réformes, ajouta un des aristocrates.

    - Il n’y a rien de bien surprenant, ignorez leurs complaintes.

    - Mais madame la ministre si nous n’avons pas leur soutient notre pouvoir serait chancelant et le pays en proie au désordre ! repris un second.

    - Ils se soumettront, ils n’auront pas d’autres choix d’ailleurs.

    - Comment se soumettront-ils face à une usurpatrice ?! interjecta un troisième.

    - Comment osez-vous ?! Mon pouvoir ici est légitime ! s’indigna Luka en se levant sur son estrade.

    - Légitime seulement du sang versé par votre clan ! lança un autre.

    Tous commençaient à prendre la parole impétueusement. La cacophonie s’installa. Le conseil d’habitude si calme sombra rapidement dans le chaos.

    - SILENCE !

    Le rugissement de Luka suivi du bruit du bois fracassé firent taire toute l’assemblée. La ministre suprême se tenait debout sur l’estrade son katana planté droit dans le plancher. Tous les vieillards restèrent paralysés.

    - Mon clan a pris le pouvoir en réaction d’une gestion désastreuse engendrée par un clan corrompu. Avez-vous oubliez ?!

    Luka hurlait à travers la pièce, à croire que tout le pays pût l’entendre.

    « Le pays était gangrené par la corruption et l’insécurité. Les daymios tout-puissants abusaient sans réserve du pauvre peuple ! »

    Au fur et à mesure qu’elle vociférait son discours, elle parcourait l’estrade d’allers et retours, gesticulant énergétiquement.

    « Le clan Kodai était incapable de gérer correctement le pouvoir, et préférait, au lieu de s’occuper de son peuple, s’enrichir et se noyer dans la luxure ! »

    Ses vêtements amples bougeaient et virevoltaient au gré de ses mouvements rapides violents.

    « Le but d’une nation est de rayonner au plus haut auprès des dieux ! Son intérêt est bien supérieur à l’égoïsme primaire et abject d’une caste privilégiée ! »

    Son visage était crispé d’une colère, d’une fureur passionnée. Ses yeux ardents brillaient d’une flamme rouge de rage. Un chant de haine émanait de tout son être.

    « Face à cette situation insoutenable, mon clan s’est levé pour défaire la tyrannie du clan Kodai ! Et depuis que feu mon père eut triomphé de ce combat il s’efforça de réparer les torts et gommer les vices que ce clan abject eut engendrés ! »

    À force de mouvement, ses vêtements bien ajustés se déférent, les coutures fragiles se déchirèrent, ses cheveux bien coiffés se dépeignèrent. Son visage était déformé par la haine et sa voix tiraillée par la furie.

    « Il est de mon devoir de perpétuer son œuvre et de guider avec sagesse et hisser le pays a la grandeur ! »

    Le silence revint. Au centre de l’estrade, Luka se tenait, haletante, en sueur, les aristocrates la regardaient accablés. Ses yeux s’éclaircirent, elle regarda à son corps couvert de vêtements démanchés. Drainé de son énergie et dépravée, Luka se retira sans un bruit, l’air aussi hébété que toute l’assemblée. Le lendemain de nouveaux conseillers furent nommés.


    ***

       Karu était endormi, assise dans une boîte de  bois. Seul de fins barreaux serrés laissaient passer de minces rayons de lumière. Mais ceux-ci n’avaient de cesse de projeter les ombres des entités informes de l’extérieur. Le défilement des ombres était accompagné d’un tangage et d’un tapage permanent. Dans cet endroit noir et exigu, l’ex-impératrice dormait. Soudainement, le tangage s’arrêta, Karu se réveilla. Une ombre s’approcha de la cage, une soudaine lumière l’aveugla.

    - Veuillez m’excuser majesté, nous faisons une halte.

    Karu sursauta légèrement.

    - Ah ! C’est toi Mizki. Tu m’as surprise.

    - Pardonnez-moi de vous avoir réveillé, dit en s’inclinant la femme en armure et aux longs cheveux noirs.

    - Ne t’en fais pas, répondit avec un sourire rassurant celle aux cheveux rouges. « Je ne peux rien faire d’autre dans ce palanquin sinon dormir. »

    - Veuillez m’excuser de ne pouvoir vous divertir plus.

    - Allons, cesse de t’excuser. Dis-moi plutôt où nous nous trouvons.

    - Nous arriverons bientôt sur les terres du clan Sanka, nous atteindrons à leur capitale dans quelques jours.

    - Très bien… Es-tu sûr que le clan Sanka me soutiendra ? interrogea Karu l’air inquiet.

    Mizki sourit légèrement.

    - Faites-moi confiance. Ce clan est le plus hostile au Taifu, ils vous soutiendront.

    ‑ Oui tu as raison… Merci pour ta fidélité Mizki.

    ‑ Je suis générale, il est de mon devoir que de servir mon impératrice.

    Karu ne put s’empêcher de sourire à l’écoute de ses paroles.

    - Merci pour ta présence et tes conseils, sans toi je ne saurais que faire.

    - Comme je vous l’ai dit : ceci est mon devoir majesté, répéta Mizki d’un ton plus rassurant. « Voulez-vous peut-être que je vous accompagne vous dégourdir les jambes ? »

    - Non merci, je risquerais de tâcher mes vêtements.

    ***
    20
    MMD / Re : Demande d'aide URGENT
    « Dernier message par FlowersForDist le 02 juin 2018, 12:27:37 »
    J'ai bien essayer de reDL mais cela ne change rien
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