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    Auteur Sujet: Somewhere over the Rainbow  (Lu 782 fois)

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    Hors ligne Jyôka Ryu

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    Re : Somewhere over the Rainbow
    « Réponse #15 le: 08 janvier 2018, 21:05:32 »
    De rien ^^

    Je lirai les courts textes quand j'aurai plus de temps, et je te donnerai mon avis si tu veux ^^' (Par contre, pour les poèmes, je suis loin d'être un spécialiste, donc je ne sais pas si mon avis a beaucoup de valeur).
    Oui, pour les accords, c'est surtout que je trouvais ça dommage parce que le reste est prometteur !

    Merci (je m'active ^^)

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    Re : Somewhere over the Rainbow
    « Réponse #16 le: 07 février 2018, 23:49:22 »
    Bonjour, bonsoir !

    Un avis est toujours le bienvenu, Jyôka, n'hésite pas ! Et merci ^^

    Sinon voici le deuxième chapitre d'"Hino Jidai" ! (Proprement relu et corrigé)

    Chapitre 2 - Ikari
    Spoiler
    Les récits et légendes racontent qu’avant la mort des dieux les hommes vivaient dans un éden, en harmonie avec la nature. Un monde pur, épargné des vices et des péchés. Ce naturalisme propre à la genèse mythologique était le thème de prédilection de nombreux poètes et philosophes qui dédiaient moultes poèmes et essais à cet idéal de pureté naturelle. Tel était aussi le thème fétiche de Luka lorsqu’elle s’adonnait à l’art de la poésie.

       Kyoten rayonnait pendant que le soleil brillait au plus haut, suspendu à un ciel d’un bleu clair. L’ordre régnait dans les rues de la capitale, les gardes aux couleurs des Taifu patrouillaient en nombre. Dans le calme apparent du palais, Luka écrivait de manière concentrée et précise des vers de poésie. Elle se tenait au centre d’une pièce moyenne mais bien décorée, le sol en tatami et les murs en bois. Elle faisait face à la seul porte coulissante de la pièce. Derrière elle, plusieurs fenêtres moyennes en papier qui offraient à la pièce un éclairage tamisé. La jeune femme aux cheveux roses attachés en chignon était vêtue d’une grande robe noire aux grandes manches. La couleur sombre de son habit masquait les éventuelles tâches d’encres que le maniement du pinceau et de l’encrier pouvait occasionner. Cependant sa technique rigoureuse et droite ne laissait échapper aucune éclaboussure en plus de produire une calligraphie magnifique et sans défaut.
    Soudain la quiétude de cet havre de silence fut brisée par deux coup sec provenant de la porte.

    -Entrez. Dit Luka d’un ton monocorde, toujours concentré sur sa composition.

    -Excusé-moi de vous déranger madame, je viens vous faire mon rapport. Fit Mayu en entrant dans la pièce un rouleau de papier dans la main.

    C’était la première intendante de la régente, son rôle était de coordonner l’administration des différents ministères. C’était une des rares personnes, avec les généraux et l’impératrice, qui pouvait directement s’entretenir avec Luka. La frange des longs cheveux blonds de la jeune intendante mettait en évidence ses yeux colorés par des iris d’un jaune pur. Elle portait le vêtement typique des hauts fonctionnaires, un habit similaire à un kimono, le bas s'arrêtant aux chevilles mais avec des manches plus courtes. Les couleurs neutres et monochrome de l’habit se démarquant des tenus colorées et décorées du reste de la cour et des aristocrates.
    Elle se plaça devant Luka, déroula et récita de manière mécanique le rapport pendant que le régente continuait son écriture, toujours aussi concentrée sur son travail. L’intendante conclut, rangea son rapport et ses deux mains dans son dos, restant ainsi immobile en face de la poète. Luka remarqua que Mayu n’était pas partie. Elle lui fit remarquer toujours en train manier son pinceau. Mayu hésita.

    -Luka...Je m’inquiète pour toi… Confessa la jeune femme, d’un ton plus familier et la tête baissée.

    La femme aux cheveux roses, s'arrêta d’écrire et la leva la tête afin de regarder pour la première fois son interlocutrice.

    -Mayu ? Qu’y a t’il ? Tu n’as pas besoin de t’inquiéter pour moi tu sais. Répondit Luka d’un ton rassurant.

    Par le passé les deux femmes étaient des amis très proches. C’était justement après sa succession au pouvoir que Luka promut son amie à se rang très confortable.

    La femme blonde ferma les yeux et pris une grande inspiration pour enfin regarder droit dans les yeux Luka et lui dévoiler sincèrement ses sentiments.

    -J’ai peur que ton rôle te prenne trop à cœur. Depuis que tu es devenue ministre suprême de la cour, ton comportement a changé Luka. Mayu marqua une pose, constatant l’air stupéfié de son amie. Elle reprit plus calmement, le regard baissé.  « Tu ne sors plus, tu ne viens plus au réceptions ni aux banquets, tu ne vois plus personnes… On ne se voit plus en dehors de ces séances... Je m'inquiète vraiment pour toi Luka. »

    La jeune femme aux cheveux roses resta bouche bée, son regard fuyant celui de Mayu ne sachant pas quoi répondre.

    -Tu n’es pas ton père, Luka, je t’en prie ménage toi un peu… Laissa échapper Mayu à demi-mot.

    Le sang de la dirigeante ne fit qu’un tour. Cette remarque fit bondir Luka, laissant échapper le pinceau, celui-ci tacha sa calligraphie.

    -C’est mon devoir de perpétuer son œuvre et de mener le pays à la grandeur ! Lança-t-elle, les poings serrés, le visage empreint d’une d’une colère naissante.

    Mayu sursauta de peur, surprise et terrifiée. Elle recula de quelques pas. Réalisant son acte, Luka vacilla un peu avant de cacher son visage dans ses mains.

    -Pardonne-moi Mayu…

    Cette dernière accouru à ces côtés. Elle pris les épaules de son amies.

    -Luka ! Tout vas bien ? Dit-elle, inquiète.

    -Oui… Merci Mayu. Dit la femme aux cheveux roses, retirant ses mains de son visage et reprenant ses esprits. « Excuses-moi… »

    Celle aux cheveux blond lâcha les épaules de son amie. Luka se retourna et se dirigea vers une des fenêtre de la pièce tout en portant sa mains droite à son front.

    -Cette histoire me prend trop l’esprit tu as raison. Dit-elle avant de marquer une pause et de reprendre sa respiration. « J’en viens même à penser que sa mort n’est en réalité pas dû au hasard. » Lâcha-t-elle sans le remarquer.

    -Tu veux dire qu’il s’agirait d’un assassinat ? Mais pourquoi ? Interrogea Mayu, surprise par ces révélations.

    -Je ne sais pas… Je ne comprends pas pourquoi quelqu’un l’assassinerait. La prise de pouvoir brutale de mon père ne lui a pas donné que des amis, mais son hypothétique assassins savait très bien que c’est moi qui hériterais du poste. Continua Luka perdue dans ses pensées. Mayu l’avait bien remarqué mais n’osait pas l'interrompre. « Mais le fait que même une pierre entière d’Hikari n’ait pu le sauver indiquerait qu’il n’est pas mort d’une maladie naturelle. Les seules choses que l’Hikari ne peux soigner sont la vieillesse… ou un mal lui-même causé par la pierre… » Réalisant subitement sa divagation elle se retourna vers son amie.

    -Ah ! Excuse moi Mayu, je me suis perdue dans mes pensées.

    -Cela ne fait rien Luka…Fit l’intendante d’un ton compréhensif. Mais elle ne pouvait s'empêcher de revenir sur un des éléments du discours de Luka. « Cependant, tu viens de dire qu’une pierre entière eût été utilisée ? »

    -Ah, j’ai laissé échapper ça… Écoute Mayu, tu sais bien qu’il ne faut pas que cela s’ébruite. Je te fais confiance. Fit la dirigeante tout en se rapprochant de l’intendante.

    -Bien sûr Luka. Acquiesça la fonctionnaire.

    -Bien… Encore désolé pour ce qu’il s’est passé… S’excusa la poète, encore confuse.

    -Ne t’en fait pas Luka. Ne te tue pas à la tâche. Répondit son amie d’un ton rassurant.

    -Tu as raison. Comme j’ai fini de rédiger les nouvelles réformes je devrais pouvoir trouver plus de temps pour moi.

    A peine eut-elle fini sa phrase que la porte claqua.

    -Taifu no Luka ! Que signifie tout ceci ? Fut lancé à travers la pièce par d’une voix raffinée mais pleine de colère.

    -Majesté ? Fit celle en question.

    La personne qui venait de faire interruption dans la pièce n’était autre que l’impératrice Karu*. Elle portait un kimono amplement décoré de fastes, d’ornements et autres teinture rares, ses très longues manches traînaient au sol. Mais cette tenue tranchait avec son attitude. Elle se tenait au pied de la porte, droite, le regard pesant. Ce qui était particulièrement remarquable chez elle était sa chevelure, elle arborait de long et magnifiques cheveux d’un rouge intense. Cette coloration de cheveux si remarquable était la marque caractéristique de la famille impériale.
    Elle s’avança vers la régente. Celle-ci, surprise au premier abord, laissa échapper un sourire sournois.

    -Que me vaut votre illustre visite, votre majesté l’impératrice ? Récita la ministre suprême d’un ton hautains tout en s'avançant vers l’impératrice avant de s’incliner légèrement devant elle.

    Luka maitrisait parfaitement l’étiquette, mais derrière cette apparente soumission le rapport de force était tout autre. Le pouvoir impérial était fantoche, l’impératrice n’était censé être que la marionnette légitimant le pouvoir de la famille dirigeante, et ce bien avant la prise de pouvoir des Taifu. L’ancien clan régent avait appliqué ce système depuis des générations d’empereurs. Cependant la marionnette semblait vouloir couper ses fils se disait la régente.

    -On vient de me faire part de vos nouvelles réformes. Je ne peux les accepter ! Lança l’impératrice, beaucoup moins soucieuse de l’étiquette.

    -Oh ? Vous m’envoyez désolé votre majesté… Dit la ministre suprême toujours d’un ton supérieur pendant qu’elle contournait tranquillement Karu, les mains dans le dos en direction de la porte. « Dites-moi en quoi ces réformes vous déplaises, je vous prie. »

    Mayu observait la scène, silencieuse, immobile, incrédule face au changement de caractère soudain de son amie. Elle ne pouvait rien faire d’autre que d’assister à cette mise en scène.

    -Cessez ce petit jeu immédiatement ! Qu’avez-vous derrière la tête ?

    -Je n’ai que le bonheur du peuple et la prospérité du pays à l’esprit voyons, votre majesté. Débitait avec condescendance la régente. Sur ces mots elle referma d’un coup sec la porte qui claqua de plus belle.
    « Ces réformes sont nécessaires pour le bien de la nation. »

    -Taxer encore plus lourdement le peuple, fermer le commerce extérieur, réduire à néant l’autorité des clans pour s'accaparer tous les pouvoirs. Est-ce cela le bien de la nation ?! S’énerva de plus belle l’impératrice pendant que ses vêtement amples bougeait au grés de ces gesticulations.
    Luka marqua un silence pendant que Karu serrait les dents, bouillonnant de rage. La guerrière s’approcha de manière menaçante vers l’impératrice, son visage fermé, ses yeux perçants. Elle dégageait une aura dominatrice.

    -Vous savez quel est votre rôle, n’est-ce pas majesté ?

    Le visage de l’impératrice s’emplit soudainement de peur. Sentant le danger émanant de Luka, Karu fit quelques pas maladroit en arrière, mettant ses mains devant elle pour vainement tenter de stopper la menace qui se dirigeait vers elle. Luka arriva à son niveau. La ministre suprême se tenait à quelques centimètres de l’impératrice, plus grande que celle-ci sa posture droite ne faisait qu’accentuer la position dominante de la dirigeante face à la frêle monarque au visage apeuré.

    -Je sais où je mène le pays, je sais où je vais. Songez plutôt à la voie sur laquelle vous vous dirigée, majesté.

    Impuissante, l’impératrice serra les dents. Elle quitta la pièce les poings serrés, ces longs vêtements s’agitant au grès de ces pas énervés. Luka l’observait s’en aller. Une fois Karu hors de vue, elle retourna s’assoir face à son poème inachevé. Sans même la regarder, elle s’adressa à Mayu. Celle-ci n’avait pas bougé depuis l’altercation.

    -Tu peux disposer maintenant Mayu. Dit-elle d’une voix stoïque.

    -B-bien… Bégaya l’intendante encore relativement choquée.

    Alors que Mayu allait sortir de la pièce la dirigeante l'interpella.

    -Oh, et une dernière chose. Appel Mizki pour moi je te prie.

    -Oui… Madame. Fit l’intendante avant de s’éclipser.

    Le calme et le silence revinrent dans la pièce. Les nuages avaient caché le soleil, donnant une lumière plus sombre au lieu. En face de la ministre suprême, son poème inachevé, tâché. Un vers était encore néanmoins visible : « Tous lui obéissaient ainsi qu’au souffle du vent, herbes et arbres se plient. »

    *Il s’agit en réalité de la chanteuse virtuel CUL, mais par soucis, évident, d’adaptation elle sera dénommé selon la prononciation japonaise, Karu.

    ***


       Gumi et Miku étaient en route vers le château de Kurakama. La Rônin se disait qu’elle avait eu une chance incroyable de tomber sur un membre du clan Sanka, et même un membre directe de la famille ! En effet, lors trajet Miku révéla à sa nouvelle amie qu’elle était la sœur du chef du clan, le prestigieux daimyo Sanka no Gakupo. L’aire d’influence du clan était vaste, le domaine des Sanka faisait partie des plus grands du pays, une dizaine de daimyos vassalisés administraient ce vaste territoire depuis différents châteaux plus humbles répartis sur le domaine. Plus le duo se rapprochait du château familiale, plus celui-ci révélait son aura imposante. La structure pyramidale de l’ensemble était la métaphore même de la hiérarchie du pouvoir. Une première enceinte de surélèvements de pierres accompagnés de douves profondes constituait un premier rempart de défense à la place forte. Le passage entre la ville et le château se faisait par l’intermédiaire d’un seul et unique pont et d’une porte d’entrée relativement imposante. Cette partie protégeait directement une première cour avec divers bâtiments relatifs à la vie du châteaux : entrepôts, forges, baraques de la garde, habitations des domestiques, etc. Tout ceci accompagné de l’agitation propre à ces activités. Une deuxième enceinte entourait une partie supérieur du château. De hauts murs escarpés entouraient une seconde cour. Ces murailles étaient parcourues de robustes tours blanches avec des toits en tuiles courbées, similaires aux autres toits des bâtiments du château. Dans cette enceinte se trouvait les bâtiments administratifs et les résidences des intendants et fonctionnaires. Enfin une troisième cour sur retrouvait encore plus surélevée aussi entourée d'épaisses murailles de pierre blanches. Celle-ci abritait les bâtiments des proches de la famille mais aussi la pièce centrale du château : le donjon, lieu de résidence de la famille dirigeante du clan. Un immense bâtiment de plusieurs étages et d’une architecture fine. Il était lui même surélevé de quelques mètres par de larges fondations de pierres.
    En face de celui-ci, Gumi ne pouvait s’empêcher de ressentir un émerveillement enfantin accompagné d’une pointe de nostalgie.

    -Nous y sommes ! Il faut absolument que je te présente à mon frère et que je lui conte tes exploits ! Dit Miku avec enthousiasme tout en s'empressant pour entrer dans l’imposant bâtiment.

    Encore envoûtée par la splendeur de la construction, Gumi acquiesça et suivi sa guide, rêveuse. Elles pénétrèrent ainsi dans le château. L’intérieur était tout aussi, si cela n’était plus, somptueux que l’extérieur. L’entrée donnait directement sur une salle de réception finement décorée. Les fresques murales dépeignaient, par un style digne des grands maîtres, les aventures et exploits de la famille Sanka. Des vases de porcelaine fine étaient délicatement posés sur des socles d’une boiserie finement ouvragée. Deux statues zen, polies et incrémentées de pierres précieuses, saluaient les visiteurs. Sur les côtés deux balcons intérieurs surplombaient et éclairaient par de larges fenêtres la pièce. Le longs des poteaux porteurs de ces balcons, deux rangées d'armures de samouraï alignées se faisaient face. Certaines avaient l’air anciennes et usées, témoignant de l’histoire guerrière du clan. Les deux jeunes femmes progressaient dans la somptueuse pièce. Une figure familière à Miku apparue du fond de la pièce par une porte dérobée, elle aperçu les nouveaux venus.

    -Dame Miku ?! Fit la servante, se hâtant vers la femme au couettes.

    -Ah ! Alys ! Répondit son interlocutrice d’un ton enjoué.

    -Que vous est-il arrivé dame Miku ? Votre magnifique kimono est tâché de terre ! Vous savez bien que votre frère n’approuve pas vos excursion solitaire en ville, vous inquiétez tout le château à chaque fois !

    -Je sais, je sais, Désolé… S’excusa la jeune femme, un peu gênée. « Mais il semblerait qu’aujourd’hui je sois tombée sur un ange gardien. » Rajouta-t-elle en lâchant un sourire vers Gumi.

    La servante posa son regard sur la guerrière à l’apparence dépravée. Ne sachant pas où se mettre, Gumi lui renvoya un sourire gêné. Alys soupira et se tourna vers Miku.

    -Au moins vous êtes saine et sauve. Confessa la domestique d’un ton rassuré. « Je vais vous préparer de nouveaux habits. »

    -Merci Alys, peux-tu aussi aller quérir mon frère pour moi ? Ah, et prépare une chambre pour notre invitée aussi !

    -Tout de suite dame Miku !

    Après quelques minutes le maître des lieux apparut dans la pièce. Sa stature digne frappa Gumi. Il était particulièrement grand. Il portait de longs cheveux, d’une teinte violette profonde, attachés en queue de cheval. Deux longues mèches de cheveux s'étendaient le long de son visage sévère mais encore jeune. Il était vêtu d’un kimono noir couvert par un kamishimo blanc, un vêtement sans manche propre au samouraïs avec de large épaulettes et porter par dessus le kimono. Il portait à sa garde un katana finement forgé. Il s’avança vers sa sœur.

    -Miku, combien de fois devrais-je te dire d’arrêter de disparaître du château sans crier gare ? Lui dit-il d’un ton strict.

    -Veuillez me pardonner, mon frère. Répondit la jeune femme aux couettes de manière respectueuse tout en s’inclinant légèrement. « Je sais que je prends de grands risques en quittant le château seule. Mais… » Elle se tourna vers Gumi « Si je n'avais pas rencontré cette brave guerrière je ne serais pas là pour m’excuser auprès de vous. » Elle sourit à la brave guerrière tandis que le regard du daimyo se posait à son tour sur celle-ci.

    -Comment cela ? Interrogea Gakupo.

    Miku relata l’altercation arrivée plus tôt dans la journée en assistant bien sur le courage et le talent de la guerrière. Gumi était gêné d’autant de compliments.

    -Je vois… Dans ce cas je vous dois ma gratitude. Dit Gakupo avec sincérité à la rônin tout en acquiesçant de la tête.

    -Hum… Je vous en prie… mon seigneur… Balbutia la jeune femme.

    -Ah, mais où avais-je la tête ? Je ne me suis pas encore proprement présenté à vous. Je me nomme Sanka no Gakupo, seigneur et maître du clan Sanka, enchanté de faire votre connaissance.

    -M-moi de même… mon seigneur. Je-euh.. me nomme Gumi… Débitait-elle sans la moindre once d’aisance.

    -Compte tenu de la vaillance dont vous avez fait preuve aujourd’hui, je serais heureux de vous recevoir pour la nuit, Gumi. Confia Gakupo d’un ton chaleureux.

    -De toute façon j’ai déjà demandé à Alys de lui préparer une chambre. Ajouta sa sœur.

    Gakupo se tourna vers Miku. Il soupira.

    -Tu es vraiment incorrigible…

    Une autre voix résonna dans la pièce.

    -Vous allez accepté d'héberger une rônin mon seigneur ?

    Le groupe se tourna en direction de l’origine de l'objection. Elle venait d’un samouraï adossé contre une porte du coin de la pièce. Il portait une tenue similaire à Gakupo, quoique moins embellie. Il arborait quant à lui une chevelure courte et d’une couleur bleu profonde. Les bras croisés celui-ci lançait un regard défiant vers Gumi, ce qui irritait cette dernière.

    -Plaît-il, Kaito ? Répondit le daimyo, dubitatif.

    Ce samouraï était le bras droit de Gakupo, la deuxième personne la plus influente du clan après lui.

    -Je trouve que tu attributs un peu trop de mérite à cette rônin, vaincre trois brigands écervelés… c’est à la porté de n’importe quel disciple ! Lança le guerrier tout en s’approchant du groupe.

    -Elle m’a sauvé tout de même ! Objecta Miku.

    -Et j’en suis fort heureux. Néanmoins je ne pense pas qu’elle mérite autant de gratitude.

    -Tu penses donc qu’elle n’est pas suffisamment digne pour mériter notre hospitalité ?

    -Tu sais ce qu’il en est des rônins, si cette piètre bretteuse erre, ce qu’il y a bien une raison.

    À ces mots le sang de la guerrière ne fit qu’un tour. Elle dégaina son katana en un éclair avant de le pointé à la gorge du médisant.

    -Ose dire un mot de plus et la piètre bretteuse t'ôte la vie.

    Dans un réflexe martial, Kaito dégaina son sabre et para la lame de la rônin. Il fit un bond en arrière, et se mis en garde.

    -Oh ? Mais c’est qu’elle démarre au quart de tour…

    -Je ne me laisse pas insulter si facilement. Rétorqua la rônin l’air déterminé, elle aussi en garde. Les deux se tenaient face à face, immobiles mais à l’affût. La tension était palpable.

    -J’admets que je t’ai mal jugé, rônin. Concéda le samouraï avant de rengainer son sabre et de se retourner. « Cependant pour que j’accepte ta présence ce soir il va falloir que tu me prouves ta valeur. Je t'attends dehors. »

    Celui-ci se retira de la pièce. Miku et Gakupo, pris de court par ces événements soudains, restèrent sans voix, La jeune noble était incrédule alors que la daimyo restait stoïque. Après un court flottement la guerrière aux cheveux vert emboîta le pas en direction de la sortie, son katana toujours en main. Miku l'interpella :

    -Vous n’allez tout de même pas vous battre ?!

    -C’est lui qui m’a défié. Fit la rônin, ne ralentissant pas d’un poil.

    La jeune femme aux couettes sur tourna vers le seigneur.

    -Frère ! Faites cesser cette folie, ils vont s’entre-tuer ! Implora la jeune femme.

    -Ne t’en fais pas, Kaito n’a pas l’intention de la tuer.

    À ces mots Gumi s’arrêta net.

    -Et vous ne vous inquiétez pas du fait que je puisse le tuer ? Lança-t-elle froidement.

    Gakupo esquissa un sourire.

    -C’est un dur à cuire.

    ***

    La guerrière à l’ombrelle arriva sur la cour, face à son adversaire qui l’attendais bras croisés. Les règles était simple : seul le katana était autorisé comme arme et le premier à désarmer son adversaire était considéré victorieux. Par soucis d’égalité, les deux combattants ne portait pas d’armure. Gakupo et Miku ainsi que quelques domestique et soldats observaient d’un peu plus loin. Un léger vent sifflant se leva pendant que le soleil déclinait dans le ciel, donnant une lumière orangé à la scène. Les deux guerriers se faisaient face, droits, leurs regards déterminés, s’observant l’un l’autre. Ils se saluèrent en s’inclinant avant de dégainer leurs armes.
    Aussitôt leurs sabres au clair les duellistes se jetèrent au corps à corps. Les coups fusaient de part et d’autre, l’acier s’entrechoquait dans une intense frénésie. Les attaques des deux combattants étaient précises mais leurs parades l’étaient tout autant. Néanmoins le guerrier aux cheveux bleus semblait prendre l’avantage, fort de son expérience et de sa discipline. Il tira parti d’une faille dans le défense de son adversaire afin de la déséquilibrer. Sa garde était ouverte et son arme exposée, il ne lui suffisait plus qu’à la faire lâcher prise. Kaito se réjouissait déjà de sa victoire, alors qu’il s'apprêtait à faire une prise de désarment. Il saisit le sabre adverse de sa main gauche, le tournant autour du poignet de son adversaire afin de la faire lâcher prise. Gumi céda et lâcha son arme, cela en était fini, Kaito avait les deux lames en sa possession. Tout à coup, dans un soudain élan de furie, Gumi poussa un cri de rage et saisit à deux mains la lame même de son katana toujours tenu par Kaito. La lame en mains, elle asséna un puissant coup d’estoc dans le ventre du guerrier, celui-ci lâcha prise. La guerrière aux cheveux vert recula hors de porté de son adversaire, celui-ci encore sonné par le choc et la désillusion brutale de sa victoire éclatante lui échappant. La guerrière tenait encore fermement son arme par la lame, haletant, exténuée de l’affrontement précédent. Un filet de sang, aussi écarlate que ses iris, coulait le long de son katana avant de perler sur le sol poussiéreux. Son regard emplit de rage, elle reprit son arme par le manche, ses mains encore lésées. Elle hurla de nouveau pendant que sa lame rougie de son propre sang commençait à luire d’une lumière étincelante. Dans un bon surhumain elle fusa en direction de son ennemis. Surpris par la rage soudaine de son adversaire, Kaito se prépara à recevoir une puissante attaque.
    Il n’entendit que le fracas du corps de son adversaire s’effondrant au sol.

    ***

    Au passage le premier chapitre a aussi été corrigé  ;)

    Bonne lecture !
    « Modifié: 07 février 2018, 23:58:33 par Youkoulélé »
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    Re : Somewhere over the Rainbow
    « Réponse #17 le: 14 février 2018, 08:34:19 »
    Bonne Saint-Valentin tout le monde ! (et surtout les célibataires)

    Pour l'occasion je vous propose un court texte que j'ai écrit.  ;)
    Cela diffère pas mal de ce que j'ai l'habitude d'écrire donc j'espère que ça vous plaira ! ^^

    Bonne lecture !

    La Fleur de l'aube

    Spoiler
    Par une fraîche matinée d’hiver, alors que les premiers rayons de soleil perçaient le ciel et révélaient le fin manteau neigeux dont la ville s’était parée, Flower sortait tranquillement de chez elle. Un bouquet de fleurs en mains et la boule au ventre, elle se mit en route. C’était un jour spécial pour elle, 14 février, elle avait rendez-vous avec celui qu’elle aimait.

    Une fine neige tombait doucement autour d’elle pendant que son léger souffle produisait une petite brume qui se dispersait au fur et à mesure de sa marche. Les rues n’étaient que peu fréquentées de si bon matin. Ce quartier, d’une paisible banlieue, paraissait doucement se réveiller au contact des premières lumières du jour.

    Il neigeait aussi le jour où ils se sont rencontrés, c’était dans ce parc, celui par lequel Flower devait passer. Ce jour là, elle était tranquillement en train de lire de manière mélancolique un de ses recueil préféré, “Les Contemplations”, sur un banc sous un arbre à l’abris de la neige. Elle appréciait particulièrement lire à l’extérieur, surtout par un temps aussi sublime.

    “C’est un magnifique temps pour lire, n’est-ce-pas ?” lui avait-il dit.

    Flower repensait à ce doux souvenir alors qu’elle quittait le havre boisé. Pourquoi avait-t-il été la voir ? Se demandait-elle.

    Depuis ce jour, ils avaient pris l’habitude de se retrouver sous l’arbre du parc afin d’échanger leurs lectures. Ils avaient des goûts littéraires similaires. Victor Hugo étant pour eux deux leur auteur fétiche, ils s’amusaient à théâtraliser des passages des Misérables en plein air.

    Une soudaine bourrasque sorti la petite Causette improvisée de son songe et fit quelque peu voleter son long manteau sombre et son écharpe argentée. Plus aucun Jean Valjean n’était là pour veiller sur elle.

    Au croisement d’une rue elle aperçut le cinéma du quartier, un petit cinéma modeste avec à l’affiche quelques films. Ils leur arrivait d’aller voir un film de temps en temps le soir, ensemble. Ce n’était pas les séances en soi dont Flower se souvenait, mais  du retour, lorsque le ciel était dégagé et les étoiles visibles. Elle ressentait en elle un profond sentiment de plénitude et de sérénité face à ce tableau céleste, accompagnée de son cher et tendre. Elle se sentait comme protégée au milieu de cet espace infini au dessus de sa tête. Ce fut sous ce spectacle étoilé qu’ils se prirent pour la première fois la main. Ressentait-il la même chose qu’elle à ce moment là ? Se demandait Flower.

    Son cœur se resserra en repensant à ces moments. Elle voulait pouvoir y revenir, elle voulait que ces moments ne se soient jamais arrêtés. Plus que tout, elle voulait lui dire, lui dire à quelle point elle l’aimait. Elle s’en était toujours voulue de ne pas lui avoir dit ces soirs là.

    Elle l’aimait profondément, il était intentionné, drôle, intelligent, cultivé… Rien que par sa présence, Flower se sentait rassurée et son sourire l’emplissait de joie. Elle savourait en silence chaque petit moment qu’elle pouvait passer avec lui et, une fois séparé, se languissait de le revoir de nouveau. Ce sentiment était-il réciproque ? Se demandait-elle, des larmes naissantes au yeux.

    La neige continuait de tomber alors que Flower entrait dans le jardin de repos. Au milieu des âmes endormis elle retrouva avec émotion son bien aimé.

    Elle déposa son bouquet de houx vert et de bruyère en fleur devant la stèle de pierre.

     

    “Je t’aime”
    « Modifié: 14 février 2018, 17:58:50 par Youkoulélé »
    ~ Somewhere over the rainbow ~