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    Auteur Sujet: Ça y est, j'ai pris mon envol ! - Sulag  (Lu 544 fois)

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    Ça y est, j'ai pris mon envol ! - Sulag
    « le: 15 février 2017, 21:15:56 »
    Yo!

    Ça y est, j'ai enfin décidé de le faire, j'écris une histoire !... Sous mon autre pseudo, Sulag.

    J'aimerais la partager avec vous, bien qu'elle soit déjà sur Wattpad.

    Son nom est "T'aimer sans le comprendre"

    Sa fifiche résumé :

    T'aimer sans le comprendre, c'est l'histoire d'un jeune adolescent qui tombe amoureux d'un garçon de sa classe. Fou amoureux. Évidemment, l'heureux élu va s'en rendre compte, et s'en servir. En effet, c'est un psychopathe, qui n'a jamais connu l'amour et qui cherche à le connaître par tous les moyens.

    La couverture :

    ⚠ : avis à tous avant de se lancer dans sa lecture : le récit suivant est protégé par le copyright, "tous droits réservés " et contient des scènes de sexe choquantes pour les plus jeunes
    ⚠ encore : Pour ceux qui me connaissent, ce livre est juste UN PEU inspiré de ma vie réelle ! 😉

    T'aimer sans le comprendre
    Prologue : -Opening-
    J'étais bien, seul, avec lui. Juste lui. Un terriblement délicieux moment de bonheur m'attendait. Ensemble, sur un doux lit blanc cassé, dans une chambre aux lueurs tamisées. Il faisait chaud, nous étions là, à nous regarder, sans comprendre. Comprendre comment le destin nous avait amené ici. Comprendre pourquoi nous nous étions trompés, et pourquoi aujourd'hui nous étions obligés de nous cacher. Il me regarda et me sourit, comme s'il devinait mes sombres pensées. Sans un mot, il ôta son tee-shirt et s'assit. Je fis de même, et, les jambes encore posées au sol, nous nous allongeâmes. Toujours dans cet état de bienséance et de bonheur continu, je m'approchai de lui et lui léchais ses pectoraux, ceux d'un jeune adolescent, en voie de développement. Nous avions 15 ans, mais nous en parraissions 20.
    Il passa sa main sur mon ventre, je frémis. "Notre première fois, pensais je, MA première fois."...
    S'il n'y avait pas eu toutes ces autres. Néanmoins, je les oubliais. Pour savourer cet instant unique. Il se redressa, et s'appuya, les bras en arrière, sur le matelas, le bassin en avant, les jambes croisées, comme celles des débutants en yoga. Je passais alors mes mains derrière son dos, et l'étreint. Nous étions heureux. Il se laissa tomber, je le suivis. Nous restèrent ainsi une minute. Une longue et interminable minute, pleine de chaleur et de rêves, absolument déstabilisante. C'était pour moi le fruit d'une dure et longue libération, fastidieuse, mais agréable, où la prise de risque était importante.
    Il se tourna alors vers moi, et me fixa dans les yeux. D'un regard profond, comme les abîmes inexplorées des fonds marins, rare mystère non élucidé de l'exploration sur cette Terre. Je m'y perdis. C'était trop tôt. J'avais envie de pleurer, de crier comme un hystérique, de l'enlacer, de le frapper, de le carresser, de le morde, de l'aimer, de le haïr. Je n'en fis rien.
    <<- Aller, tu peux le faire. C'est vraiment si dur que ça ? me demanda-t-il.
    - Je ne sais pas... Je ne veux pas le savoir. Juste ne plus parler. répondis-je. Je te promets que ça va aller...>>
    Il me pris, me souleva et me plaça sur son bas-ventre, et toucha de nouveau le bas de mon torse. Sans même me connaître, il semblait déjà deviner certaines de mes zones érogènes. L'angoisse montait. Je commençais à y voir flou. Je tremblais, avec cette fièvre du malade qui ne peux s'empêcher d'avoir froid alors qu'il se déshydrate chaque seconde un peu plus, bouillant dans ses habits. Je basculais sur son torse, ma tête à côté de la sienne, à bout de force, le nez dans la couette et son oreiller. Il plaça sa main sur mon dos. Je succombais de désir et de douleur. Il me mordilla légèrement le cou, signe qu'il allait commencer. Vidé de toute force, je ne pouvais que le laisser faire. Je passais ma main dans ses cheveux, pour me sécuriser. Il enlevait nos bas. C'est alors que je le sentis, près de moi, m'effleurant lentement. Mon torse se souleva alors, violemment, gonflé par chacune de mes respirations. Je me mis à gémir. Les larmes coulaient de mes yeux exorbités. Je me tournait vers son visage, en quête de réconfort. Il était surpris par ma forte réaction.
    Il souriait. De son sourire prévenant, qui vous ravage, vous et votre cœur, s'il vous en reste après l'avoir vu. Je fus pris d'une envie irrépressible de l'embrasser. Mes lèvres se posèrent sur les siennes, et la chaleur ardente de son souffle m'envahit l'espace de quelques secondes, puis le souffle de vie fut coupé, par un geste de son bras.
    <<- Je ne sais pas embrasser... me murmura-t-il, sa voix altérée par l'intensité du moment.
    Toi, le tombeur par excellence ? pensai-je. Mais je lui répondit, dans un souffle :
    - Moi non plus...!>>
    Mes lèvres rejoignaient alors irrémissiblement les siennes, mes yeux fixés sur les traits de son visage et de ses cheveux clairs. Mon premier baiser. Le seul que j'ai connu, je veux dire plein d'amour. Une vague déferlait en moi, nos souffles et nos langues mélangées, liées par une force démentielle, accrue par la pénétration de son sexe en moi. Je me relevai alors, saisi d'une force nouvelle.
    Je m'installais alors, le fixant de ce regard confiant que porte ceux qui vont gagner un pari. Je le chevauchais, menant le rythme torride de la situation, les jambes repliées le long de son bassin et de ses cuisses. J'allais et venais. Un véritable sentiment d'exaltation montait en moi, en nous. Ensemble, connectés par la force d'un amour naissant, sans limite et sans bornes, nous goûtions au fruit du péché, dans une explosion de sensations. Les carresses et les embrassades s'enchaînaient en un moment intemporel, dont nous nous souviendrions toute notre vie.
    Notre amour était né, bien là, fruit de la passion incommensurable de deux adolescents découvrant l'amour.
    Je rentrais chez moi le lendemain matin, en toute discrétion pour ne pas réveiller ses parents revenu d'une soirée pendant la nuit, encore heureux, choqué et tout émoustillé. Une journée de bonheur, enfin ! Après l'enfer que j'avais vécu, c'était impensable. Mais vrai.
    Chapitre 1 : debut
    ​Je m'appelle Elliot. J'ai horreur de ce prénom. Je ne m'aime pas, et je n'aime pas la vie. Elle qui me déteste, elle qui ne m'a jamais rien donné. Aujourd'hui encore, rentrée des classes. Quoi de plus banal pour commencer un récit ? Je vais rentrer en quatrième, et je ne le réalise toujours pas. Avancer dans le temps, ce qui ne veut pas dire grandir, m'a toujours fait peur. Voir le temps qui défile, et voir mon impuissance relationnelle s'accroître de jours en jours... Ça m'est tout bonnement insupportable. Et pourtant, aujourd'hui c'est la rentrée. Aujourd'hui c'est soi-disant un nouveau départ. Ou un nouveau plongeon dans le noir. Noir dévorant, de la souffrance, du désir, et de l'espoir fuyant. Je partais donc pessimiste sur une voie triste, sans issue, longue et fastidieuse. Ce matin là, je partis en vitesse de chez moi. J'avais à faire : ne pas arriver en retard mon premier jour de classe ! Et malgré la haine religieuse que j'éprouvais pour ce jour, ainsi que les contraintes l'accompagnant, il fallait bien que je m'y tienne.
    L'année dernière, les élèves latinistes étaient partagés sur deux classes. J'avais repéré dans l'autre classe, très sympathique, et avec un bon esprit, un semblant d'espoir de bien-être et de sérénité en compagnie d'êtres intelligents. J'espérais donc tomber avec le genre d'éléments qui pouvait la composer. Aucun soutien, ni aucune trace de mes anciens amis, qui m'avaient d'ailleurs lâchement abandonné ne me supportant plus, ne me serait pourtant offert. De toute façon, j'étais parti, pour une année que je voulais extraordinaire, mais qui, j'en avais peur, allait mal commencer.

    --------------------------

    Après la sonnerie de 8h, le principal arriva dans la cour et nous ordonna de nous ranger, ce que nous fîmes. Il commença l'appel des classes, et je vis madame Tesmoore, ma professeure de français préférée, s'avancer, pour incarner le rôle de future professeure principale de la classe de 4e1. Pas d'Elliot sur sa liste. Une panique, vieille panique d'enfant, commença à s'installer en moi... Celle autrefois habituelle, mais qui a appris à se faire oublier : la perte de repères. Elle montait ; crescendo, telle une de ces fameuses mélodie de Mozart qui partent en trombe à la moindre bogue rencontrée. Mon cœur s'accélérait, et un état fébrile de douce panique s'éveilla en moi, avec un calme et une tranquillité écrasants. La 4e2 se fit ensuite appeler à se rassembler. Je vis alors défilé les plus beaux lurons : Kiara Frediani, Sol Hoang, Miria Demiento, Lily Leger, et autre Orwella Danson, Arthur Vestrang, et Nora Ciselet. Il a fallu que je tombe dans cette classe. Sinon, il n'y aurait pas d'histoire...

    <<-Elliot Songler. 4e2.>>

    Je ne m'attendais tellement pas à me retrouver dans cette classe tout bonnement horrible que je n'avais pas même remarqué que le professeur principal de la classe était un prof de sport, monsieur Jordan. Or, histoire de pimenter ces "joyeux Hunger Games", où le "sort" semblait m'être plus que "favorable", il se trouvait que je ne supportais pas les profs de sport, en particulier celui-ci.

    N'attendant pas la fin de l'appel des classes, nous partîmes. J'étais perdu dans cette classe. Seul Kiara et Nora, anciennes "bonnes relations", et cet abruti, imbécile, infernal, mégalomane, prétentieux et manipulateur de Sol Hoang étaient de potentielles attaches... Et merde.

    J'en connaissais d'autres, mais dans la globale globalité, c'était tout. Oh, ne connaître personne ne m'importait guère. Ce n'était juste qu'un fichu groupe-classe, qui allait seulement me pourrir l'année à raison de 7 heures par jour. Non, ce qui m'inquiétais vraiment était le "dehors". Les "amis" qu'il allait falloir que je me trouve. J'aime particulièrement cette formulation, car on peut alors voir si l'on a l'imagination un chouïa trop débordante des "amis" sortir d'un chapeau magique, tel les lapins en temps normal (rires).

    Malgré tout ce négatif, j'étais décidé à m'intégrer à ce "banc" si insupportable, qui, il faut le dire, m'attirait par sa fraternité et son idéalisme.

    Mais, aujourd'hui, en ce fameux mercredi ennuyeux a mourir, une seule chose m'importait : survivre.

    Ce n'était pas la première fois que j'étais déraciné a l'échelle d'une classe : en cinquième, j'avais été violemment arraché aux reliquats de mon groupe de sixième. La quatrième était aussi un déracinement, mais plus au niveau du relationnel qui m'unissait avec la moitié des composants qu'au niveau de cette autre moitié qui arrivait alors comme chaque année sans qu'on le lui ait demandé, juste pour une question d'étique en provenance de l'éducation nationale, entité mystérieuse présidant le système scolaire français.

    Pour en revenir a mon objectif quelque peu caricatural et insensé, la classe n'étant composé que d'élèves... Urhmp, Voilà...! Je parle de survie, car quand bien même, j'entrais en un groupe des plus hauts quant a sa composition en terme de Populaire (≈ 80 % ...), il n'était pas donné, vu mon pétage de plombs en classe de cinquième, qu'ils m'apprécient.

    Donc survie égal intégration. La survie en milieu naturel passe d'ailleurs souvent par une dose d'adaptation et donc d'intégration !

    Ce qui était excellent, c'est que pendant que j'étais en train de réfléchir a mon intégration dans le magnifique "disque nuagique" Populaire et que le prof d'EPS nous faisait tout un spitch sur l'intégration dès la quatrième du milieu de l'enseignement professionnel, Mr Arthur se moquait ouvertement de ma position affalée sur mon inconfortable bureau, signe bien évidemment d'une "bienvenue" voulue très chaleureuse et attentionnée.

    Me perdant alors dans mes pensées, après quelques gestes bien placés signe de mon affection pour Arthur, je laissai errer mon regard à travers la classe, comme j'en avais l'habitude. Mes yeux se posèrent sur le profil de Sol. Je le regardais, lui, signe annonciateur de problèmes et ennuis, avec intérêt. Surprenant, me direz vous ?

    D'autant plus que Sol, ce cher Sol Hoang, était un ancien harceleur de ma petite personne. Mais il avait quand même un mérite : il était agréable à regarder. Il était beau. Fort. Drôle. Sympathique. Je l'admirais. Oui, je le reconnais.

    Ça faisait maintenant plusieurs minutes que je le fixait, sans raison apparente. Je n'avais rien de mieux à faire, et il ne semblait rien remarquer. C'était à n'y rien comprendre, mais cette situation me convenait.

    Son visage ? Parfait. Son corps ? Parfait. Sa vie ? Parfaite ? Là était le doute. Mais je n'y prêtais guère attention : je contentais mes yeux.

    La sonnerie retentit.

    Ici s'achevait mon premier mercredi de cours. Inoubliable par sa lenteur. Les prochains jours seraient ensuite réservés à la conquête du monde Populaire.

    Je rentrais donc ensuite chez moi, petite maison, en centre ville d'une ville moyenne, et donc proche des commerces et des médias. Je sortais mes clés et déverrouillais la porte de la maison. Mes parents n'étaient pas là évidemment, il travaillent tous deux le mercredi après-midi jusqu'aux alentours de 17 heures. Par réflexe, je mapprochais de notre pan-de-mur-miroir, c'est-à-dire un bout de mur où un miroir est incrusté. Vieux miroir, d'ailleurs. Aussi vieux que la maison, sans doute. Je me regardais. J'avais depuis peu un style vestimentaire voulu assez classe et soigné, aux inspirations européennes et assez japano-coreano-stylisées. Ce jour-là, j'étais vêtu d'un pantalon en toile beige, avec une certaine inspiration sarouel, et d'un haut mi-bleu, mi-blanc, joliment encadré par une veste en jean à capuche.

    J'étais à l'adolescence, une période où on peaufine, personnalise son apparentiel, et où on apprend à se plaire. Il faut le dire, je me plaisais. Étant enfant, il faut dire que j'étais un peu "bouboule", mais ces derniers temps, ça s'arrangeais. Alors, pour pallier mon fort manque d'amour vis-à-vis de ce que j'étais et représentais, je me forçais à m'apprécier, physiquement. "Apprends a t'aimer, les autres t'aimeront". Je ne sais pas où j'ai entendu ces mots, mais on peut dire que c'est de là que viennent mes aspirations narcissiques. Ce doit être de belles fleurs, les narcisses (rires)...
    Sinon !
    Pour passer en revue mon physique épuré de ses artifices en vitesse : j'étais légèrement plus grand que la moyenne, autour du mètre soixante-dix, les cheveux châtain foncé, courts, coiffés sur le côté gauche, en volume, avec un épis sur le côté droit. J'étais mince, mais pas musclé pour autant. Mes doigt étaient fins, tout comme mes poignets, avec des allures de "pianiste", comme le dit souvent ma mère. Mon visage était relativement équilibré au niveau de sa forme. Mon nez était fin, mes sourcils marqués (sens positif), mes joues colorées, pleines et charnues. Mes yeux étaient marron-vert et j'avais de grands cils noir. Je l'avoues, mon âge et mon style vestimentaire me donnaient un côté un peu androgyne, mais pas désagréable à regarder, et même si ma personnalité n'était pas des plus virile, mon physique pouvait malgré tous ses attraits "féminins", être associé à une image d'homme correcte.

    Je réalisais alors que j'avais perdu du temps à m'observer et me détailler, comme il peut arriver de le faire en perdant son imaginaire en une redécouverte de soi. Je m'attellais donc à la "lourde" tâche des devoirs de rentrée, car comme en tout temps au collège, "ça glande pas" !

    Après avoir fini mes quelques exercices "habituels", je passais à une bonne douche bien méritée. J'adore les douches. Non pas que je sois particulièrement fétichiste de leur portes, poignée, peaumeau ou autre bac de douche, non, juste que c'est un endroit qui me détends. Je peux y chanter. Chanter ma vie, ma lassitude, ma tristesse parfois,... C'est un endroit particulièrement agréable,pour moi, signe de détente et relâche. Mais je m'attarderai un autre jour sur cet endroit particulier qu'est ma salle de bain.

    Après, révisions piano, à l'approche de mon cours, à 15 heures 45. En effet, j'étudiais le piano, depuis l'année passée, car c'est un instrument que j'aime beaucoup. C'est un peu bateau comme argument, mais mon prof de musique au collège m'a appris à aimer et à apprécier cet instrument, et m'a montré comme il pouvait vous faire trembler. Depuis j'en fait, avec une prof géniale, un peu folle sur les bords, mais géniale.

    Là, petit interlude, où je bosse le coréen, vu que j'ai décidé de commencer cette année. J'aime particulièrement les pays asiatiques, comme le Japon, la Corée, le Vietnam, la Thaïlande (rires)... Je voulais à la base me pencher sur le japonais, mais me semblant trop complexe, j'ai craqué pour le coréen (et sa K-Pop (rires)).

    Après, j'ai un cours d'aïkido, vers 17 heures. Le premier, car je n'ai commencé l'aïkido que cette année : mes parents m'encourageant à tour de bas pour que je commence un sport de combat pour me défendre, eh bien c'est fait.

    Comme vous avez pu le constater, le mercredi est une journée durement chargée en occupations.
    Mais la revient une de vos interrogations : <<-Le mec il nous fais "oui je hais la vie, elle m'a rien donné et tout", mais en fait il est où son vrai problème ? Il a plein de trucs, une passion,... Alors quoi ?>>
    Je vais vous répondre.
    Le vrai problème, il est là : au collège, à peu près tout le monde me déteste, pour une raison, qui a chaque fois diffère, en fonction de la personne. Je n'ai pas d'amis, je suis seul, du moins sur mon "lieu de travail".
    Et la solitude, c'est connu, ça détruit les hommes.
    Ce n'est pas une simple solitude. C'est un rejet constant et inconditionnel de ce que je suis, de ce que j'aime, de mon moi, de ma personnalité. On me détruit. On m'attaque de toutes parts. Parfois sans raison. Juste parce que je m'assume, du moins en apparence. J'assume ce que je suis, ce que je revendique, ce que j'aime. Ce qui inclut tout mes penchants négatifs, comme mon hyperémotivité/hypersensibilité, ma façon d'être et mon physique androgyne, ma personnalité... Tout est haï. Jusqu'à la dernière goutte, jusqu'à la dernière petite parcelle de mon être. On me hait. Et on me le fais savoir. Harcèlement, rumeurs, violences verbales, voire physiques. Pourtant, je n'ai rien demandé.

    Ce n'est pas tout. Je donne l'impression de tout accepter, de tout tolérer, mais je ne m'accepte pas. Pas du tout. Et rien ne m'y aide. Mes goûts se sont déjà un peu prononcés, car je suis en période de recherche personnelle. Cette destruction permanente, causée aussi bien par le collège que par les parents, où encore par moi-même qui doit faire preuve d'une exigence sans merci, ne permets pas une construction saine et stable.

    Cette année, avec mon pétage de plomb de 5ème qui a tout foutu en l'air l'année dernière, j'ai décidé de me ressaisir. De m'assurer, plus uniquement en apparence mais aussi en "vrai". Voilà pourquoi j'entreprends toutes ces choses.

    Mais ça ne fait pas le café tout ça, c'est pas magique... Alors va falloir que je bouge mon boule, si je veux que ça bouge !

    --------------------------

    Après mes diverses activités, mes parents sont rentrés et nous sommes passés à table. On a parlé de tout et de rien. La pluie, le beau temps... "tout ça tout ça". Mais dur d'aborder le sujet du collège. Mes parents sont assez ouverts, mais avec leurs problèmes de travail, difficile d'en placer une. Du coup je l'ai ai écouté parler de CE, DG, syndicats, IME,... Et je suis parti me coucher sans demander mon reste.
    J'étais fatigué, et il fallait que je sois "frais et dispo" pour demain. Donc, dodo!
    Chapitre 2 : Lucky One
    6:45. Réveil en trombe, par les souvenirs "éprouvants" de mon mercredi passé à la réflexion d'un plan de conquête. Comme on peut l'observer, je prenais ça très au sérieux, et tentai de conserver et concentrer mon optimisme sur mes nouveaux desseins.
    Je disais. Réveil en trombe. Oui. En trombe. Littéralement. J'ai sauté de mon lit sur le parquet souple et bruyant, ne me souciant pas alors d'un quelconque réveil de mes parents. Ah, cette stupidité dont je peux faire preuve parfois! Exaspérante...
    Après avoir fini mon réveil, les pieds douloureux, sur les lattes de mon parquet, je me mis en route, toujours pressé mais de façon un peu plus discrète, vers ma cuisine. Je me servis un petit déjeuner complet et copieux, désirant d'une pêche "d'enfer" pour ces jours nouveaux où j'allais tout essayer. En oubliant évidemment mon intolérance aux produits laitiers.
    <<-Sinon, c'est pas drôle ! >> je m'écriais après m'être aperçu de mon erreur. Cette exclamation fut de trop : ma mère déboulat dans l'escalier d'un pas éléphantesque, témoin de son énervement à demi plongé dans cette léthargie nommée sommeil.
    Je me fis évidemment rudement réprimander de mon geste je cites "égoïste et impoli".
    Une fois le sermon passé, je continuais mes préparatifs, j'avalais mon petit déjeuner, qui allait donc potentiellement me filer mal au bide toute la sainte journée, remontais direction chambre pour enfiler des vêtements, glissais au passage mes affaires scolaires dans mon sac, filais à la salle de bain me passer coup de peigne et brossage de dents, et filais, sac et téléphone en main, devant ma porte. A sept heures vingt-cinq. Sachant que les cours commencent à cinquante-cinq, et qu'on m'amène en voiture.
    C'est bien ce que je disais. J'étais une vraie furie. N'importe quoi.
    Ma mère aussi était surprise, surprise d'ailleurs largement visible sur son visage.
    Nous partîmes donc tôt. J'arrivais au collège à l'avance, et peu de mes "connaissances" étaient arrivées. Mais aujourd'hui, bonne nouvelle : c'était les auditions du Club théâtre, et la liste des présélectionnés était disponible sur le panneau d'affichage du collège.
    Petite parenthèse : à mon collège, il y a des clubs, qui ressemblent à des sortes d'options, s'installant dans les horaires de midi et deux et/où le soir de cinq à six. Le club musique, ou j'incarnais le rôle de chanteur masculin, m'était déjà réservé, et se déroulait ce midi d'ailleurs, mais le club théâtre ou je postulais, lui, ne m'étais pas forcément ouvert.
    Je me dirigeais donc vers l'objet de toutes mes attentes, le tableau d'affichage. J'étais évidemment dans la liste, ayant déjà rempli la liste de veux distribuée le mercredi. Je lus alors les noms : je connaissais : Alice Chataîgne, Delphine Cif, Mannah Bertova, et Camillia Rousseau (rires). Ah et surprise ! Mister Hoang postulait aussi ! Une aubaine ! J'allais pouvoir profiter de cette occasion pour sympathiser, et m'intégrer en douce dans ses relations, et enfin devenir important, et me venger de la même occasion de ceux qui prétendaient ça impossible ! Aaaaaaaaaaaaah !
    J'avais hâte d'y être. J'avais quand même une journée chargée avant, ou allais se dérouler mes cours, et les auditions au club Musique, moins stressante puisqu'une place m'y était déjà réservée.
    Bref. Je commençais par maths, avec M.Kayak. Heure fatiguante et longue. Je m'ennuyais. Le cours était intéressant, mais j'avais une envie irrépressible de l'occulter de mes oreilles.
    Je le retournais, titillé par le léger bruit de fond de l'arrière de la classe. Sol, comme toujours, entrain de faire l'idiot avec ses potes, et Miria et Kiara entrain de mater. Pas discrète en plus. Enfin je pouvais parler moi !
    Après une remarque de Monsieur Kayak sur ma position, je me retournais et constatais que mon intérêt pour leurs amusement futiles et immatures m'intéressaient d'avantage qu'un cours animé par Monsieur Kayak, qui était quand même le meilleur prof de maths du collège. J'avais un peu honte... Mais j'oubliais.
    Cours d'après, ennuyeux à mourir, donc je n'écoutais pas... (Rires)
    Le début de journée passait ainsi, dans un ennui infernal, effroyable, interminable jusqu'au moment du repas. Moment du repas... Fatidique moment du repas... J'explique. À mon collège, il est très mal vu, comme sans doute aux autres collège virgule de manger seul. Donc du coup, étant donné que "tous mes amis sont partis 🎶", je dois me "trouver des gens avec qui manger" ! Quelle passionnantes activité à laquelle s'adonner chaque midi ! J'ai tenté donc ma chance auprès de Kiara, qui accepterait sans doute de manger avec moi, au vu de nos bonnes relations. Circulant dans les couloirs, je m'avançai près du panneau d'affichage, pour regarder ce que la cantine avait préparé ce midi, car le menu était affiché comme à son habitude. Ce n'était pas particulièrement bon, mais cela faisait tu office de distraction. Je repartis et me diriger vers la cour, pour tenter de trouver Kiara. Car a été fixé au robinet avec ses amis, comme quasiment tous les jours de l'année, c'était un peu son repère et elle y passait la plupart de son temps. Je me lançais donc d'un pas pressé dans sa direction, afin de l'aborder et de lui poser enfin la question qui me brûle les lèvres depuis un moment, à savoir "veux-tu manger avec moi" ? C'est en effet, une façon bien stupide de poser ce genre de question, au vu de nos relations, je le réalise aujourd'hui.
    Je m'approchais donc de "la miss" :
    <<- Hey Kiara, t'a passé de bonnes vacances ?
    L'incrédule interpellée me regardais avec des yeux de merlan frit, l'air de dire "tu vois pas que j'ai pas envie de te parler là ?". Sympa. M'enfin bon, c'est pas comme si j'avais le choix...
    - Oui euh, ça va... Pourquoi ? demanda-t-elle.
    - Eh ben... En fait je voulais te demander. Tu sais que tous mes potes m'ont lachés, non ? je demandais. Et du coup, aujourd'hui, j'ai personne, alors...>>
    Je ne pus même pas finir la phrase que j'avais entamé que celle-ci répondais déjà :
    <<- En fait avec Miria on avait prévu de manger ensemble ! dit-elle l'air passablement gêné. Tu sais, les vacances c'est long, et...>>
    Je ne cherchai même pas a écouter la suite de sa phrase. C'était grillé, bien sur. Plan B : Trouver quelqu'un d'autre. Qui ? Bonne question.
    Après une sempiternelle quête d'une demi-heure environ, je trouvais une personne m'accordant exceptionnellement sa clémence.
    Nous mangeames en vitesse, les treizes heures approchant à grand pas.
    La sonnerie retentit et je me dirigeai vers le pôle culturel, siège au collège du club musique.
    Le pôle était ouvert, je m'y engouffrais et cherchais la salle *2, salle de Musique. J'entendais déjà a mesure que je m'approchai de la salle le bruit de notre piano qui sonnait. Sans doute le prof.
    <<- Désolé du retard ! m'écriais-je. J'ai eu un léger contre-temps et... >>
    C'était Alice. Alice Chataîgne. Elle fait aussi partie du club musique, a ses heures, c'est la pianiste du groupe.
    <<- Euh... Salut ? dit-elle sur un ton réprobateur.
    - Ah pardon. Salut. Tu vas bien ?
    - Oui ça va. Le prof arrive si c'est ce que tu voulais savoir. termina-t-elle sèchement. Assieds toi a côté non ? Reste pas d'bout !>>
    Je m'éxécutais. En effet, de cette fille émanait une certaine autorité. Nous attendîmes ainsi une minute voire deux, avant que M. Kayak ne pointe le bout de son nez.
    <<- Vous êtes en retard, monsieur ! déclamions nous en choeur, animé par une soudaine joie.
    - Comme d'hab, on change pas les bonnes vieilles habitudes ! répondit-il avec son ton rieur habituel chez lui.>>
    Il était suivi des autres élèves du club, les "anciens", et des nouveaux.
    Parmi les anciens, il y avait : Alice Chataîgne, 4ème, déjà "présentée" quelques secondes auparavant, Matt Arati, 4ème, le batteur, Corentin Barderie 3ème, le guitariste et Sandy Michaud, chanteuse, 4ème.
    Le reste, c'était des nouveau. Comme pour chaque audition, nous nous installames aux bureaux de la salle de musique, en hauteur, et M. Kayak désigna quelqu'un pour passer un test.
    <<- Présente toi en deux mots pour commencer, nous t'écouterons en suivant. proposa le prof.
    - Euh... Bonjour... Moi c'est Jade Izoulet, je suis violoniste, je suis en 3eme... Mais je ne sais pas trop quoi jouer. Vous avez des idées ?
    - J'ai toujours voulu entendre la lettre à Élise au violon, lança Alice, essaye et on verra bien !
    - Vas-y, l'encouragea Corentin. On est des musiciens, on va pas te juger trop sévèrement.>>
    Jade commença alors. La douce mélodie familière de cette "lettre à Élise" résonna dans mes oreilles, merveilleusement mariée aux tonalités profondes et sombres du violon. Chaque note était un délice et était interprétée d'une finesse déconcertante. C'était... Divin.
    Sur les dernières notes, Jade fur interrompue par Kayak.
    <<- Il est clair que tu as du niveau, et le niveau requis pour entrer ici. Mais connais-tu les contraintes de ce club ?
    - Pas vraiment non... répondit-elle.
    - Premièrement, il faut venir à chaque séance. C'est impératif. En cas exceptionnel, tu peux louper une séance, mais il faut que tu nous prévienne, et que tu ait un motif valable.
    En plus de ça, à la fin de l'année, nous avons une représentation devant un public conséquent, cette dite représentation visant à exposer votre travail de l'année à vos proches et à la ville, ainsi qu'à montrer les talents hébergés au collège. Prête quand même ?
    - Euh ... Je ne sais plus trop... marmonna Jade. Je ne me sens pas prête à ça...>>
    Et c'était compréhensible. La représentation de fin d'année combinait les différents clubs dans une comédie musicale inventée de toute pièce par les membres du clubs théâtre et soutenue par les différents clubs du collège. Le Club théâtre se chargeait de l'histoire et des rôles d'acteurs, le club Musique des chansons accompagnant la pièce, le club d'arts des accessoires et des arrières plans, le clubs step et accrosport de la partie dansée accompagnant des transitions et des représentations exclusivement musicales. Le tout devant un public d'environ mille personnes. Il fallait se le fader, le spectacle !
    <<- Très bien, je comprends ton choix. Il est largement respectable. répondit M.Kayak. Suivant !>>
    Et le casting poursuit son cours. Au final, Voici le nom des nouvelles recrues : Sharon Larretz, Tara Rivalasseau, et Samia Borroco, en tant que chanteuses, et Louis France au saxo.
    La sonnerie retentit, marque de la fin de cette session d'auditions. Je rentrais vite en classe, visiblement pressé de m'ennuyer. Les cours n'étaient finalement pas si embêtant, je discutait d'ailleurs une bonne partie de l'heure avec Orwella. De tout d'ailleurs. Elle est sympa et drôle, et elle aime bien parler art, loisir, et potins... Et elle est jolie aussi. C'est une personne gentille.
    La seconde heure, j'étais à côté de Annabelle (désolé j'ai pris le name de ta sœur X'D), que j'ai rencontré en latin. Quelques temps plus tôt, j'en était amoureux, mais elle avait rejeté ma déclaration. Et j'en gardais un mauvais souvenir. Mais c'était une personne formidable, alors, je continuais à la fréquenter. Nous avions de bons rapports alors, même si cet échec cuisant lancinait parfois, je gardais un bon contact.
    16 heures. La récré. Dur moment, pour un Sans-amis-fixés. Lol. Je traînait, pensif près du panneau d'affichage, pour regarder les profs absents, le menu de demain,... Quand soudain, j'entendis une voix derrière moi :
    <<- Alors, askip' tu vas faire théâtre ?>>
    Le ton était provoquateur. Je me retournais, face à Sol, que j'avais reconnu, avant même qu'il ne commence ses premiers mots.
    <<- Ah parce-que ça t'intéresse ? répondis-je sur un ton plein d'animosité et de colère.>>
    En fait, il faut que je vous explique deux trois trucs. Ce type est génial, pleins d'amis,... Je l'adore, il est génial. Sauf avec moi. Quand il me parle, il prends toujours un ton de défi, insolent, et je trouve ça un peu "couillu" comme disent les vieux du sud, de venir s'adresser à moi comme ça alors qu'on m'a harcelé toute l'année passée, et que j'ai fait intervenir la CPE. Ouais. Donc, même si je ferais tout pour devenir pote avec ce type, ça non, je peux pas. C'est au dessus de mes forces. Je suis trop touché, faut que je lui réponde sur le même ton. Faut que je me rebelle.
    <<- Nan ta raison. Pas vraiment. Je venais juste taper la causette avec toi, m'enfin c'est vrai. J'ai mieux à faire. répondit-il, amusé de ma réaction au quart de tour. Aller, je pars. A plus !
    - Att... commençais-je, mais je me ravisais.>> J'avais raison de résister. Il fallait que je lui tienne tête. Mais j'avais tellement envie de lui parler aussi. C'était dur. J'avais mal en moi, un fort dilemme se profilait, quant à l'avenir de mes futures conversations avec mon futur grand pote. Mais s'il était idiot, ce n'était pas mon problème. Je me regardais, dans le reflet d'une fenêtre. J'étais rouge. Rouge d'émotion. De colère. Mais j'avais une expression gênée sur le visage...
    Chapitre 3 : Monster
    Je finis ma dernière heure plutôt tranquillement.
    Cette fois-ci, je ne parlais à personne en particulier, j'écoutais, pour me distraire du stress montant à l'approche de mon audition. J'étais très stressé : j'allais entrer dans un groupe professionnel, où mes connaissances en termes de personnes étaient minuscules, et j'allais devoir, face à ces inconnus, me dévoiler. Mais j'avais bon espoir. D'autant plus que j'allais pouvoir LUI montrer ma valeur. Enfin...

    ---------------------

    La sonnerie retentit. Je me dirigeais en bas de l'établissement, ayant entendu dire que le club s'exerçait en salle de permanence. Devant, une foule de gens patientaient. Parmi eux, les vétérans... Je reconnu dans le lot Delphine et Camillia, que je saluais. On ne se connaissait pas vraiment, mais je tenais à sympathiser. Ce serait peut-être mes seules attaches durant cette année, alors autant créer du lien... Nous nous mîmes rapidement à discuter, après de brèves re-présentations. Conversation creuse, comme de bien entendu, mais parler me faisait du bien. De plus, je connaissais un peu plus Delphine, nous avions beaucoup parlé après le dernier spectacle de fin d'année, nous avions échangés nos numéros.

    <<- Eh, pousse toi s't'e-plaît ! m'ordonne une voix. Alice. Encore.
    - Toi visiblement l'amabilité, tu connais pas ! Faut toujours que t'ordonne les choses sur ton petit ton désagréable ! vociférais-je, irrité d'être dérangé dans ma sympathique conversation.
    - Ohlala chéri, désolé de te déranger en pleine conversation avec tes MEILLEURES amies ! Vraiment ! Mais la, tu vois, moi j'ai du matos à aller ranger, et il se trouve que tu es... Oh! En plein milieu de la porte ! Alors, je prierais sa seigneurie de décaler son royal fessier. Ça me serait fort profitable. me répondit-elle, d'un ton mielleux, les yeux plissés. Et la prochaine fois, me lança-t-elle en reprenant son ton condescendant habituel, tu éviteras de me parler comme ça, si tu n'arrive pas à me supporter. Tu éviteras de me parler tout court, d'ailleurs !
    - Oh ça va, je suis désolé... dis-je d'un ton hypocrite. Mais faut dire, me repris-je, ta vu comment tu parles aux gens ? C'est vraiment pas cool ! Et...
    - Oh vous allez pas commencer avant même le début des activités vous deux, croyez-moi ! me coupa une troisième voix. >>
    C'était l'assistante d'éducation qui encadrait le club. Éa. Nous allions sans doute bientôt commencer le cours.
    <<- Bon, entrez tous. Placez au fond de la permanence, en ligne, sur la scène que j'ai monté. dit-elle. Je vais vous proposer des textes, et vous allez essayer celui de votre choix.
    - Salut mec ! lança une voix derrière moi. Ça va ?
    C'était Sol. Il était là. Juste derrière moi, et me parlait comme à un ami.
    - Ça va ça va ! lui répondis-je. Bon, j'y vais, j'ai oublié de dire un truc à Camillia !>>
    Je m'arrêtait ici. Je ne tentai pas plus. Dommage pour moi.
    Nous primes chacun un texte donné par Éa.
    Je me rappelais alors mon précédent accrochage avec Sol.
    Une colère forte se rappela alors a moi, rapidement couverte par la concentration que je mobilisait pour écouter Éa :
    <<- Bon comme vous avez pu le remarquer, souligna Éa, ce sont différents duos, tous différents. Vous allez donc devoir passer à deux devant moi pour me montrer vos talents. Comparez vos texte avec vos amis, et vous trouverez bien parmi eux quelqu'un qui a le même texte que vous !>>
    Je comparais alors mon texte avec Camillia, Delphine, Mannah, et même Alice, personne n'avais le mien. J'étais triste. La vie rendait par ses péripéties impossible de tenter tout contact avec ceux qu'elle n'avait pas désigné comme compatible. C'est peut-être ainsi qu'arrive les coups de foudre (aussi bien amicaux qu'amoureux)... Je prenais alors mon courage en main, car si mon désir était d'intégrer les populaires, il fallait que je demande aussi à Sol. J'avais l'obligation de ne pas omettre cette option ! Je me dirigeais donc dans sa direction :
    <<- Excuse moi, mais je ne trouve personne qui ait le deuxième personnage de ce texte. Tu ne l'aurais pas par hasard ?
    - Attends, montre ? lance-t-il d'un ton faussement fatigué. Ah ouais, c'est super, on va jouer ensemble ! reprit-il, d'une façon maladroite qui laissait transparaître une joie soudaine mystérieuse a mes yeux.
    - Euh, ouais. Bon, répliquais-je me sentant paniquer, faut que je parle a Delphine ! Je reviens !>>
    Je ne comprenais pas pourquoi, grand dieu pourquoi le simple fait d'adresser la parole a ce type me mettais dans tout mes états. J'étais nul. Mes réactions étaient excessives. Pourquoi de telles réactions ? J'étais amoureux ou quoi ? Pourtant, j'aime les filles... Je suis pas gay ! Non, non, non ! Je ne veux pas donner raison a toutes ces rumeurs ! Tu es normal Elliot, normal ! J'observais soudain les autres, Delphine était seule, Camillia était partie avec Mannah :
    <<- Delphine, je ne me sens pas très bien... Je sais que c'est un peu soudain, et rapide aussi, mais j'ai besoin de parler. On se connaît un peu, tu me semble sympa, j'ai eu envie de devenir plus proche de toi depuis les dernières vacances. Pis j'ai été la pour toi ces temps-ci, finis-je sur un ton se voulant décontracté et chaleureux.
    - En effet, c'est un peu... Soudain, tu disais ? rit-elle. Aller, je suis d'humeur généreuse aujourd'hui. Dis-moi.
    - En fait, c'est plus une question que j'aurais à te poser... Mais elle est vraiment étrange... Et...
    - Allez, t'inquiète je juge pas, lança-t-elle d'un ton un peu bourru, tu peux y aller.
    - T'es sure ? Oh pis je sais pas pourquoi je fais ça moi... Ce que je dis, c'est même pas avéré. Oh puis merde. T'a déjà ressentis des sentiments pour une personne du même sexe que toi ?
    - Allez, tout le monde, cria soudainement Éa, en piste !>>
    Je m'avançais rapidement au niveau de la scène. Je crus alors apercevoir Delphine rougir. Mais pas le temps, il fallait se mettre en place, et vite, Éa n'était pas du genre... patiente ; je me plaçais donc avec les autres contre le mur, face à notre tutrice qui dominait, en face de nous près du bord de la scène. Les lumières de la salle de permanence m'éblouissaient, sous cet angle.
    Dans cette lumineuse chaleur, je sentis quelque chose. Dans mon dos. Un frôlement ? Une caresse ? Je deviens fou. Qu'est-ce qu'il m'arrive ? Un sentiment monte en moi. Je vacille. Ma tête tourne. Éa me regarde. Je m'effondre, des bras m'attrapent. Je m'écrase délicatement sur un amas d'os mous. Mes yeux se troublent encore davantage, se ferment, mes camarades courent chercher du secours. Tout le monde suis Éa, mais une ombre subsiste pourtant au fond de la pièce, adossée au mur. Un rictus, mauvais, pervers, diabolique s'affiche alors sur son visage. L'ombre s'avance, lentement, langoureusement. Un sourire s'installe sur ma bouche, me déchire le cœur. La chimère s'avance. Son sourire m'apparais de façon nette, incroyablement séduisant. Regarder ces lèvres effroyablement désirables me ronge le cœur d'une force phénoménale. La silhouette s'agenouille sur mon bassin. Je veux m'enfuir. Il n'en est rien. Je sens une main se voulant délicate qui se glisse sous mes habits. Son contact acide me brûle la peau, je suffoque. Et pourtant, une énergie vengeresse me pousserais presque a me jeter dans ses bras, non, me battre... Je ne sais pas... J'aimais ça... Tout simplement. Aaaaah... Quelle horreur...! Cette vicieuse personne profitais de moi alors que j'étais dans les vapes. Elle s'approche alors de moi. Je n'ai plus de force. Je sens mon souffle s'accélérer. Soudain nos lèvres se rejoignent. Ce contact humide et torride m'horrifiait, et me subjuguait. Doux miel circulant avec sa langue libidineuse, sa salive se mélange a la mienne. Nos langues fusionnent ensemble d'une force démentielle, irréelle. Mon cœur se soulevait du simple fait de me prendre a ce jeu pervers. Mes forces me quittent et je m'abandonne à la merci de sa langue enchanteresse qui me dévaste. Soudain, l'apparition s'éloigne brutalement. C'est trop tôt, j'en veux encore. Encore... ENCORE ! Mon cœur me brûle, explose, j'ai mal... Je vomis sur le sol, et perds définitivement connaissance.

    ---------------------

    Je me réveillais dans une chambre d'hôpital. J'étais en sueur, et certaines marques physiologiques m'indiquaient que mon corps gardait des séquelles des évènements précédents. Était-ce vrai ? A cette simple pensée, mon estomac se retournait, d'une telle violence que le contenu de celui-ci se répandit de nouveau sur le sol d'un blanc de marbre.
    J'appuyais donc sur le bouton d'appel du personnel, bouton que je m'attendait à trouver près de mon lit, la plupart des hôpitaux en sont équipés. Moins d'une minute plus tard, une infirmière déboula dans la chambre. Elle semblait soucieuse, mais dans son empathique tourment, elle se découvrit un sens de l'observation assez conséquent pour me faire remarquer que oui, j'étais réveillé ; et devant ma forme manifeste, elle me prévint qu'elle allait demander à mes parents de passer le plus tôt possible. Au vu de leurs horaires, leur visite ne devait pas se déclarer avant la fin de cet après-midi. J'attendis une heure, voire deux, nous étions vers midi, et je n'avais toujours rien avalé. J'étais perdu dans des pensées lugubres dont je ne comprenais pas la provenance. Je reçu alors du personnel un repas frugal, et vers une heure dix, on m'annonça de me préparer ; j'avais une visite.
    Quelques minutes encore après cet avertissement de la part de mes nouveaux geôliers, car précisons-le, je ne savais absolument pas ce qui m'était arrivé RÉELLEMENT ni pour combien de temps je resterais à l'hôpital, Delphine arriva : c'était elle ma "visite".
    Elle me trouva effondré, pleurant sur mon lit, languissant d'une fatigue et d'un traumatisme qui ne m'appartenaient pas.
    <<- Qu'est-ce qu'i' a ? me demanda-t-elle gentilment.
    - JE NE COMPRENDS PAS BORDEL ! hurlai-je. Qu'est-ce qu'i' m'arrive putain ! Je suis pas MOI-MÊME ! Aaah MERDE !
    - TA GUEULE ! hurla-t-elle pour couvrir mes hurlements. Tu te calmes, tu respires, reprit-elle calmement d'un ton rassurant. Vas-y maintenant. Expliques-moi.
    - C'est dur... sanglotais-je. J'ai du mal a placer des mots...
    - Je vais t'aider. C'est par rapport a ce qui c'est passé hier ? A ce que tu m'a dit ?
    Elle avait légèrement appuyé la dernière de ses interrogations.
    - Je ne sais pas... répondis-je. J'ai rien compris hier. Tout c'est passé si vite. Ça faisait plusieurs jours que je le regardais... Oh non... Pourquoi MOI ?!? Puis je t'ai posé la question. J'ai mis des mots. Puis tout c'est accéléré. On est allé se placer, je l'ai senti. Et quand j'ai fait mon malaise, quand tout le monde est parti, il était là, ce PERVERS ! MEURS ! Il s'est avancé, ce vicelard, et il m'a touché, et il m'a EMBRASSÉ ! Et putain J'AI AIMÉ ÇA !!
    - Calme-toi Elliot ! me cria-t-elle encore une fois. J'arrive pas a suivre. Reformules.
    - Beh tu vois Sol, commençais-je pris d'un élan de folie furieuse, beh je l'aime, je bave quand je le vois, il est TROP beau ! C'est trop dur, je l'adore, et je ne supportes pas cette passion dévorante ! Ça va trop vite ! J'ai envie de lui, comme je le hais ! En plus, il a violé mon intimité l'autre soir ! Vicelard de merde ! Je T'AIME !
    J'éclatais en sanglots. Delphine reprit :
    - Eh bien Elliot... Je ne sais pas vraiment quoi te dire... A priori c'est bien d'aimer quelqu'un, dit-elle, pensive. Mais il faut que tu détermines ces sentiments. Est-ce que ce sont des sentiments, des désirs ? Et l'aimes-tu vraiment ? Car tu dis l'aimer, mais tu sembles le haïr violemment, aussi... Après, dis-toi que tu as le temps d'y réfléchir ! Tu as parlé de violer ton intimité... A quoi penses-tu exactement ?
    En disant cela, elle s'était assise sur le rebord de mon lit, rendant le contact plus protecteur et rassurant.
    - Quand j'étais sur scène, et que je suis tombé, vous êtes tous partis chercher du secours. Je suis resté alongé. Quelqu'un est resté dans la pièce. Cette personne m'a regardé, s'est approché, et m'a caressé le ventre, puis m'a forcé a l'embrasser. Je suis sur que c'était Sol ! En ce moment il est bizarre avec moi...
    - Bon écoutes, saches que tout le monde n'est pas parti. J'ai vu que le nouveau est resté dans la pièce. Tu sais Liam. Il est dans ma classe. J'ai un peu parlé avec lui, et en plus il est pansexuel, c'est un peu comme bisexuel. Vas le voir, et discutes-en avec lui. S'il a effectivement vu ce que tu me décris, a mon avis, il ne l'aurais pas laissé faire. De plus, tu pourras parler sexualité avec lui, c'est quelqu'un de très ouvert. Et c'est un ami a Annabelle, et elle dit qu'il est un peu comme toi. Vraiment, vas lui parler dès que tu peux.
    - Mais Delphine, tu comprends pas ? J'aime les filles !
    - Non. dis-elle posément. Ou tu es bi.
    - NON ! Je suis normal, je n'aime que les filles ! REGARDES !
    Je l'embrassais. Sous le coup de la surprise, elle se laissa faire mais me repoussa doucement :
    - Ah ça non. Je suis ton amie, mais ça s'arrête là. De plus, tu sais, c'est pas trop possible, parce que...
    A ce moment, une infirmière rentra dans la pièce :
    - Vos parents viennent d'arriver, M.Songgler. Mademoiselle, si vous voulez bien partir.>>
    Delphine partit. Mes parents s'était libérés plus tôt pour venir me récupérer. Ils m'informèrent que je n'avais rien, et que nous discuterions de tout ça tranquillement, à la maison.
    Des jours mouvementés s'annonçaient...
    « Modifié: 16 avril 2017, 01:46:33 par 수락 »
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    Re : Ça y est, j'ai pris mon envol ! - Sangwart
    « Réponse #1 le: 19 février 2017, 10:19:32 »
    ^^

    Mon Petit Mucha-kun pour un début je suis tres tres contente de toi ^^ Je trouve cela tres bien ecrit (d autant plus qu il s agit d une experience que tu as vécu).
    Je suis fière de toi, la plupart des choses que tu entreprends, pour un age si jeune (à l instar d hatsuko), c'est vraiment un "travail" rigoureux serieux et qu on sent que ça voulu etre fait au plus propre possible ^^

    Je ne me suis pas attardée sur les fautes car j ai trouvé l histoire tellement bien, que j ai eu la flemme xD
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    Re : Ça y est, j'ai pris mon envol ! - Sangwart
    « Réponse #2 le: 19 février 2017, 19:06:15 »
    Ow, Sankyu senpai !

    Légère erreur, malheureusement je ne l'ai pas vécu XD, mais rêvé, et mon rêve était moins paniqué XD (pcq le personnage est juste une victime d'un psychopathe un peu violeur sur les bords et est donc en droit de flipper sa race même si dans le cas présent il le vit avec qqn qu'il aime XD)

    Merci d'avoir apprécié ! je travaille sur la suite ^^
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    Re : Ça y est, j'ai pris mon envol ! - Sulag
    « Réponse #3 le: 21 février 2017, 13:14:28 »
    Upload du chapitre 1!

    EDIT : Qu'en dis-tu kyokyo-seonbae ?
    « Modifié: 23 février 2017, 20:56:00 par 世壊れ/수락 »
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    Re : Ça y est, j'ai pris mon envol ! - Sulag
    « Réponse #4 le: 12 mars 2017, 19:16:54 »
    Upload du chapitre 2!

    Et j'ai changé les noms de certains personnages, relisez le chapitre 1 pour pas être trop perdu !
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    Re : Ça y est, j'ai pris mon envol ! - Sulag
    « Réponse #5 le: 15 mars 2017, 03:13:40 »
    je suis toujours contente pour le moment ^^ de te lire ^^
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    Re : Ça y est, j'ai pris mon envol ! - Sulag
    « Réponse #6 le: 15 mars 2017, 07:11:51 »
    Après j'ai apporté une petite correction sur deux trois passages, j'essaierais de tenir ça a jour. J'essaierais aussi de corriger les fautes ^^'
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    Re : Ça y est, j'ai pris mon envol ! - Sulag
    « Réponse #7 le: 30 mars 2017, 20:15:11 »
    Hello,
    J'ai cliqué sur ton topic par simple curiosité... Et j'ai bien fait ! J'apprécie beaucoup ta façon d'écrire, j'ai adoré ton prologue ainsi que tes deux premiers chapitres, ça a l'air intéressant tout ça ( ͡° ͜ʖ ͡°).
    J'ai hâte de pouvoir lire la suite de cette histoire qui m'a l'air génial ! ^^
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    Re : Ça y est, j'ai pris mon envol ! - Sulag
    « Réponse #8 le: 16 avril 2017, 01:47:03 »
    Upload du chapter 3 !
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