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    Auteur Sujet: Les écrits d'Alpha  (Lu 432 fois)

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    Les écrits d'Alpha
    « le: 25 avril 2016, 13:53:33 »
    Come, come, look and read...
    Ou une galerie vouée à être oubliée...

    Bonjour, bonsoir !
    J'ouvre cette galerie afin de vous présenter mes écrits. Elle sera constituée de trois posts afin d'éviter ce qui m'est déjà arrivé : tellement de caractère qu'une partie du texte est forcément effacée... Étant littéraire, j'écris beaucoup !
    Cette galerie ne présentera cependant que de vieux écrits en premier temps, n'étant toujours pas motivée afin de reprendre de vieux projets...
    La galerie sera donc organisée ainsi : poèmes ; essais et autres trucs abandonnés ; fictions (sait-on jamais).



    Poèmes et autres bizarreries...

    Corruption - 2011
    On appelle la Cour,
    En cette Sainte journée,
    Encore et toujours,
    Dans une salle vidée.

    "Aujourd'hui, Saint jour,
    Nous allons juger."
    On appelle le Cour,
    Pour Le condamner.

    On voit l'avocat,
    Derrière le barreau,
    Regardant le cas,
    Derrière les barreaux.

    "Je ne plaiderais pas,
    Appeler le bourreau."
    Alors de ce pas,
    Il quitte le barreau.

    Puis le juge répond,
    Déclare la sentence,
    Sous la corruption,
    Il n'y a plus de sens.

    La Peine Capitale,
    Alors prononcée,
    C'est un grand final,
    Pour cet accusé.

    Petit accusé,
    Aujourd'hui pensant,
    En cette Sainte journée,
    Qu'il était enfant.

    Une enfance volée,
    Contre quelques écus.
    Une Vie Achevée...
    Jugement corrompu...

    Stupide Amour - 2011
    Que l'amour est stupide,
    Que l'amour est sans sens,
    Car il se dilapide,
    Ne laisse plus d'espérance,

    Car toujours, oui toujours,
    Ce dur petit amour,
    Se brise en mille éclats.

    Qui les ramassera?
    Qui les recollera?
    Ni toi, encore moins moi.

    C'est une réalité,
    Qui toujours a blessé.
    Mais il faut l'accepter,
    Ou alors se tuer…

    Toujours et Encore - 2011
    Doucement, lentement,
    Sans aucun, nul tourment,
    Sans aucun sentiment,
    Toujours, encore le sang.

    Doucement, lentement,
    Jamais rien, nul tourment,
    Plus aucun sentiment,
    Toujours il coule, le sang.

    Encore ce goût de fer,
    Encore l'odeur de guerre,
    Cette vision d'horreur,
    Et toujours cette peur.

    Attendons le jugement,
    Face au soleil brillant,
    Aucune horreur, ni peur,
    Juste l'enfant qui pleur.

    Et cette odeur de fer,
    La vision de la guerre,
    Et ce soleil brillant,
    Voyant couler le sang.

    Le champ bientôt est mort,
    Tandis que l'enfant dort,
    Encore ce goût de sang,
    Qui teint de rouge le champ.

    Les fleurs d'Edo - 2011
    Orangées et dorées,
    Attirantes et brillantes,
    Et pourtant si brûlantes,
    L'Homme ne peut les toucher.

    Toutes nées de ces querelles,
    Toutes provoquant la peur,
    Elles ne sèment que l'horreur,
    Elles sont pourtant si belles...

    Aussi les fleurs d'Edo,
    A l'odeur si amère,
    Ne poussent que lors des guerres,
    Créant un grand fléau.

    Elles accompagnent les pleurs,
    Répandant cette chaleur,
    Cette horrible chaleur,
    Se mariant à l'horreur.

    Ces fleurs poussent sur les corps,
    Plus aucune différence,
    Plus aucune espérance,
    Elles appellent toutes la mort.

    Plus rien, jamais plus rien.
    Ces fleurs tellement brillantes,
    Ces fleurs si attirantes,
    Ont provoquer la fin.

    Plus rien, jamais plus rien.
    Ces flammes nées des querelles,
    Qui sont pourtant si belles,
    Ne sont plus qu'assassins.

    Ces flammes nées du chaos,
    Attirantes et brillantes,
    Et pourtant si brûlantes...
    Ce sont les fleurs d'Edo.

    Quand les vœux ne sont que des rêves - 2015 ; Ensemble de refrains
    Danser dans la nuit,
    Quand les larmes de la pluie,
    Coule encore de ses yeux.

    S’échapper dans un rêve,
    Alors que tout s’achève,
    Exaucer ce vœu…

    Personne ne peut voir,
    Tout ce désespoir,
    Ce monde reste sombre.

    La marionette est brisée,
    La comédie a cessé,
    Ne reste plus que les ombres.

    Danser dans la nuit,
    Quand les larmes de la pluie,
    Coule encore de ses yeux.

    S’échapper dans un rêve,
    Alors que tout s’achève,
    Exaucer ce vœu.


    Dans ce petit théâtre noir,
    Que personne ne peut voir,
    Tu cesses de respirer.

    Rester dans le mensonge,
    S’emprisonner dans des songes,
    Tu ne peux que te noyer.

    Danser dans la nuit,
    Quand les larmes de la pluie,
    Coule encore de ses yeux.

    S’échapper dans un rêve,
    Alors que tout s’achève,
    Exaucer ce vœu.


    Tu ne cesse de mentir,
    Tu mens comme tu respire,
    T’imaginant une vie,
    Cette vie dont tu as envie…


    Tu danse dans la nuit,
    Quand les larmes de la pluie,
    Coule encore de tes yeux.

    T’échapper dans ce rêve,
    Alors que ta vie s’achève,
    Tu ne peux exaucer tes vœux…
    « Modifié: 25 avril 2016, 13:58:42 par AlphaElis »

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    Re : Les écrits d'Alpha
    « Réponse #1 le: 25 avril 2016, 13:57:28 »
    Essaies et autres trucs abandonnés...

    Akane - 2014
       La lune pleine montait dans le ciel alors que toute lumière du soleil s’était éteinte. Noire, cette nuit était noire. Comme son désir de vengeance, empoisonnant son cœur au point de le transformer en charbon. Mais une fois qu’elle aurait disparue, il pourrait enfin redevenir comme avant. Avant ces meurtres. Ses souvenirs remontaient jusqu’à ses yeux, laissant entrevoir la tristesse. Des larmes. « Non, tu ne peux pas pleurer. Pas tant que ce désir restera dans ton cœur. » Elle ne pouvait pas se le permettre, pas maintenant. Ce ne serait qu’une fois qu’elle se serait vengée qu’elle pourrait enfin dépasser ces évènements, recommencer à vivre. La main sur son cœur, serrée, elle ne cessait de penser à ce meurtre… Ces meurtres en réalité. Ce jour où les pétales de cerisiers s’étaient teints de rouge, un rouge écarlate. Un rouge poisseux au goût de fer. Ce jour où tout avait changé pour elle. « Tu ne peux pas pleurer. Pas maintenant. Tu ne dois pas. » Elle regarda alors son reflet dans le miroir : une fille aux cheveux noirs, longs, ses grands yeux étrangement bleus pour une japonaise. Un magnifique bleu ciel, pourtant teintés de noirceur. Combien de fois avait-on vanté cette beauté ? Beaucoup de fois. Elle était encore jeune, et pourtant triste. Triste parce qu’elle avait tout perdu : jusqu’à sa propre identité. Son visage, fin et pâle, était sans imperfection hormis un petit grain de beauté au coin de sa bouche, à droite. Une larme coulant le long de sa joue, encore enfantine. Elle se regarda alors droit dans les yeux, l’air sévère. Ses sourcils, un peu épais, s’inclinèrent pour lui donner un air plus sombre. Un soupir, avant de prendre entre ses mains un vieux peigne en bois. Aucun nœud dans ses cheveux, lisses, qu’elle attacha, laissant ainsi paraître sa faible poitrine. Sur le petit meuble en bois, une bande de tissus qu’elle enroula autour de ses hanches avant d’enfiler son hadagi. Cette petite chemisette était en soie, un signe de richesse. Prenant le nagajuban blanc pour l’enfiler, elle remarqua une petite tâche écarlate au niveau de la poitrine : le kimono qu’elle devait porter ne laissant paraître que les chevilles lorsqu’elle marchait et le col, elle décida de ne pas en changer. Une fois le contrefort glissé dans le col de son nagajuban, elle enfila enfin cette combinaison tout en laissant sa nuque dégagée : un détail important dans le cadre de son travail. Elle noua son nagajuban avec une fine ceinture pour placer une seconde ceinture plus large. Les sous-vêtements étaient souvent complexes à enfiler, mais elle avait l’habitude depuis tant d’années passées à mettre des kimonos. Elle saisi par la suite le kimono rouge, en soie, décoré de fleurs dorées. Étant encore jeune mais confirmée, elle pouvait se permettre de porter des couleurs vives. Pliant le surplus de tissus au niveau de la taille, elle se rendit compte qu’elle avait oublié de préparer son obi, et elle ne pouvait se permettre d’oublier ceci. Une fois le long tissus préparés et son kimono attaché, elle noua son obi : elle n’avait nul besoin d’être assistée, elle devait simplement savoir ce qu’elle faisait. Elle devait être délicate, douce comme une fleur de printemps, tout en restant forte. Plus forte qu’une simple femme. Sa tenue était parfaite, irréprochable. Comme elle devait l’être. Parfaite pour cette fin joyeuse qu’elle s’accorderait après cette vengeance à laquelle elle ne cessait de penser. Une fois son visage et sa nuque fardés de blanc, elle maquilla ses joues d’enfant de rose et rempli ses lèvres d’un magnifique rouge mettant ses yeux bleus en valeur. Une fois ses sourcils retracés avec son bâtonnet de charbon, elle fit appelle à une jeune maiko qu’elle avait prise sous son aile.

    « Yukina, pourrais-tu appeler le coiffeur ? Je ne peux sortir ainsi. »

       La petite s’exécuta. Pendant ce temps-là, la jeune femme presque entièrement préparée se regarda dans le miroir. Elle avait le regard sombre, presque révélateur de ses intentions. Cependant elle devait cacher tout cela, être parfaite pour ce jour. Délicate et forte. Elle inspira, expira, se détendit. C’était un grand jour. Elle se devait de jouer un rôle, certes, mais certainement plus pour longtemps. S’échauffant la voix, elle commença ainsi à parler seule, doucement.

    « Les larmes des femmes sont de précieux joyaux. Ainsi les femmes se doivent d’être fortes à l’intérieur et de ne pas donner ces joyaux à n’importe quel homme. À l’extérieur, une femme se doit d’être douce et délicate, car elle est une femme. »

       Tous les jours elle se devait de répéter ces mots avant de repenser à ce drame. Elle avait échappé à la mort malgré tout, et devait continuer à vivre pour eux. À vivre pour les venger. Elle observa l’extérieur avec un regard rempli d’une profonde tristesse, tout en s’asseyant sur ses genoux : elle vivait dans une superbe maison, était protégée comme le plus précieux des trésors. Car elle était la plus talentueuse de Kyoto, la plus talentueuse des geiko. Cela faisait alors cinq ans que sa vie avait changée, elle qui avait été recueillie par une grande famille suite à ce drame. Des proches à qui elle devait beaucoup, mais à qui elle ne pouvait accorder une confiance absolue car ils étaient proches de ces hommes d’après les rumeurs. Elle devait jouer son rôle de geiko au sein de cette famille et distraire les invités comme une sorte de servante, mais elle savait un jour que ces hommes reviendraient au Japon. Les pétales de cerisier avaient bien tombés depuis ce temps, les jours s’étaient écoulés, et elle ne pensait qu’à eux. Son mari et sa fille. Elle avait été une bonne mère, attachée à son enfant et fidèle à son époux. Regardant le ciel, elle se souvient de ses caresses, de ses baisers… Mais tout était fini. Tout. Lui et son enfant était mort, ainsi que tous ses frères et sœurs. Toute sa famille en réalité, mais la plus lourde des pertes fut celle de celui qu’elle aimait et de son enfant. Elle avait tout arrêté pour vivre avec lui, tout arrêté pour avoir son enfant. Tout ce qu’elle souhaitait était de vivre heureuse même si elle était enchaînée à un homme, même si elle devait tout lui céder. Car elle lui appartenait, il pouvait faire d’elle ce qu’il voulait car elle lui appartenait, entièrement. Car elle l’aimait, passionnément, même à travers la mort. Elle ne pouvait l’oublier, lui et son enfant. C’est pour cela qu’elle devait se venger de ces hommes : ils lui avaient retiré tout son bonheur, tout ce qu’elle avait pu avoir auparavant. Les pétales de cerisier avaient beau tomber comme la neige, le temps avait beau passer avec les saisons, elle ne pouvait oublier ce qu’elle avait subi au cours de ces cinq dernières années.

    « Grande sœur, le coiffeur est arrivé ! »

       La geiko l’invita à entrer dans sa pièce tout en restant de dos, face à la fenêtre. Elle ne savait combien de temps s’était écoulé depuis ses derniers mots, et elle ne pouvait compter le temps qui s’écoulait à présent. Le coiffeur exécuta son travail, tirant les cheveux noirs de la jeune femme. Sa coiffure devait rester toute une semaine et elle savait que ce coiffeur était connu pour la qualité de son travail. Sa « petite sœur », la maiko, lui en avait elle-même parlé. Le coiffeur reparti après un long travail afin de travailler les cheveux de la geiko, la jeune maiko étant chargée de lui verser ce que la geiko lui devait à chaque fois qu’il venait. C’était devenu une habitude pour la jeune Yukina, la fille de ceux qui avaient recueilli la geiko. Elle avait bien grandie, et lui rappelait sa fille bien qu’elle était plus âgée que son enfant. Elle avait ce même comportement maternel envers elle, la mère de la jeune enfant étant morte en couche. Son sourire, sa bonne humeur constante et son énergie… Elle aurait tant aimé que son enfant soit ainsi, mais elle n’a jamais eu le temps de la voir grandir. Lorsque la jeune Yukina revint, la geiko se leva, délicatement.

    « Grande sœur, vous semblez tellement triste… Qu’est-ce qui peut donc vous peiner ainsi ? »

       La geiko regarda la jeune fille après s’être retournée, délicatement. Elle ne pouvait en parler à la jeune enfant, ne devait pas l’inquiéter.

    Du sang sur la neige - 2015
       Le son d’une boîte de musique résonnait dans cette nature couverte d’un tapis blanc. L’écho donnait un air d’illusion à ce paysage pourtant lumineux, une illusion lugubre et sinistre, comme si la mort allait se réveiller pour faucher le peu d’âmes vivantes en ces lieux. Et pourtant, cette impression d’illusion était bien trop réelle, des fleurs rouges commençant à apparaître sur le manteau blanc du paysage : la mort se réveillait. Au loin, seule au milieu de ces fleurs une jeune fille, évanouie. Elle semblait presque morte, tout comme les corps qui la précédaient, corps qui propageaient ces fleurs douloureuses, fleurs de mort.
    Ses yeux commençaient à s’ouvrir au moment même où la neige commençait à dissimuler les taches rouges. Des yeux d’un bleu presque irréel, entre le ciel dégagé et la nuit la plus profonde, des yeux cachant toute émotion possible. Elle tenta de se relever mais n’y parvint pas du premier coup, ses mains usées et rougies par le froid et le sang étant presque paralysées. Sur les genoux, comme si elle allait supplier Dieu pour sa survie, elle regardait le ciel. Tout semblait si lumineux au loin, les flocons se confondant avec sa peau de porcelaine lorsqu’ils tombaient. Elle ne ressentait plus rien, pas même la douleur ou le froid.
    Lorsqu’elle se releva, son corps nu presque en train de faillir, de longs cheveux d’un roux taché par le sang tombèrent lourdement sur ses seins comme pour cacher sa nudité. Tentant de se maintenir, penchée, son corps lui semblait lourd, mais sans nulle autre sensation : comme si elle avait oublié la douleur et le froid qui l’entourait. Toujours regardant le ciel, elle commença à déambuler à travers ce paysage blanc sans horizon, s’éloignant de la mort et de son tapis de fleurs écarlates, penchant d’un côté puis de l’autre. Comme si elle venait de revivre, sans raison ni âme. S’éloignant du son de la boîte à musique, elle ne réalisait rien, aucune pensée ne l’habitant. Elle ignorait presque tout, un enfant venant de naître mais sachant déjà marcher bien que maladroitement. Les yeux levés au ciel, elle tenta de parler, comme un appel à l’aide, mais sa gorge se noua, ne lui permettant que d’émettre des sons roques.

    Continuant de marcher sur le tapis blanc et froid qu’était la neige, elle vit au loin des lumières. Comme un signal d’espoir. Essayant de courir, elle ne fit que tomber, au moment où quelqu’un commençait à s’approcher d’elle avec méfiance. Cependant, l’ombre de la jeune fille tombant alerta l’individu qui se précipita pour la sauver. Ses yeux se fermèrent sur des gants noirs, les sons qu’elle entendait étant différents de ceux de la boîte à musique mais semblables à ceux qu’elle avait émit juste avant : « Réveillez-vous ! ». Mais elle retomba dans un sommeil profond, dans un monde noir, sans aucune conscience. La jeune fille ressentie cependant une sensation agréable : une douce chaleur qui commençait enfin à réveiller ses sens. Oui, elle avait froid. Oui, elle avait mal. Elle était pourtant heureuse d’être en vie, un bonheur d’un court instant mais enfin ressenti pour elle qui semblait avoir tout oublié.
    « Modifié: 25 avril 2016, 13:59:20 par AlphaElis »

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    Re : Les écrits d'Alpha
    « Réponse #2 le: 25 avril 2016, 13:58:14 »
    Fictions et choses plus actuelles...

    Sonneries mortelles
    Introduction
    « Hey, rappelles-moi ! »
    Elle n’arrêtait pas d’appeler, de laisser des messages.
    « Tu ne comprends donc pas ? »
    Non, personne ne peut comprendre.
    « Je ne suis pas folle ! »
    Le téléphone ne cessait de sonner, un bruit fracassant.
    « Je t’aime ! »
    Seconde après seconde, les minutes passent…
    « Pourquoi tu m’ignore ? »
    Parce que malgré tout ce raffut, il ne pouvait entendre.
    « Ne fais pas le mort ! »
    Après des centaines de message, un silence lourd. Comme si toute vie avait quitté la pièce. Le fil du téléphone autour du cou. Aujourd’hui encore, personne n’écouterait les messages sur le répondeur, le corps en décomposition. Seconde après seconde, les minutes passent…



       Aujourd’hui les fleurs avaient éclos plus vite que prévu. L’été se rapprochait, laissant peut de temps au printemps pour faire renaître la nature. C’était magnifique, mais il restait toujours une maison dans mon quartier qui semblait échapper au temps : une sorte de maison hantée, mais en moins lugubre. En fait, c’était une très jolie maison de ville, mais presque sans nature, juste de la pelouse et quelques buissons décoratifs qui ne perdaient pas leurs feuilles même en hiver. Assez étrange, une magnifique maison où habitait une vieille femme, à ce qu’il paraît. Allez savoir si elle y habite encore, la vieille bique qui gueulait au moindre bruit !
    Bref, les gamins pouvaient enfin gueuler dans les rues en paix sans qu’une vieille leur gueule dessus. Je me souviens qu’en appelant un ami je l’avais entendu me hurler dessus… Franchement, je n’ai jamais compris comment il faisait pour ne jamais se plaindre, ce mec ! Enfin bref, des années étaient passées depuis, une sacrée dizaine d’année en fait. Ça ne m’étonnerait pas d’apprendre que la relique du passé soit morte depuis un bail. Bon, la mort de quelqu’un n’est jamais à souhaiter, mais soyons réaliste : on ne la voyait jamais sortir dehors, et même si sa maison était toujours très bien entretenue allez savoir si c’est pas ses gamins qui s’en occupent aujourd’hui ? Ou un autre habitant, bref.

       Ça faisait un sacré moment que je n’avais pas vu Joseph, un sacré bon ami qui m’a toujours soutenu ! Aujourd’hui, il a vingt-six ans, marié, deux enfants. Je ne l’ai jamais trop compris personnellement : il s’est engagé trop vite pour moi, même pas le temps de profiter de la vie étudiante qu’il bossait déjà pour subvenir aux besoins de sa famille ! Il avait dernièrement hérité de la maison de ses parents. En réalité, sa mère était morte dans un accident de voiture et son père toujours dans le coma, et ce depuis quelques mois déjà. Ce pauvre Joseph n’a pas l’air de s’en remettre : quand je l’ai eu au téléphone, il avait l’air vraiment crevé ! Enfin avec deux enfants en bas âge, ce n’est pas vraiment étonnant… Vraiment, je ne veux pas de gamin avant mes trente ans, facile ! Il vaut mieux que je profite de la vie, surtout que je ne suis pas près de me poser.
    Ah, j’ai loupé l’arrêt. Le prochain coup, j’arrête de réfléchir quand je prends le bus.
    J’arrivais quelques mètres plus loin, rien de très grave. Il me suffisait de traverser et de continuer un peu plus loin !
    Quelques maisons plus loin, la police. Devant la maison de Joseph, une ambulance quittant la rue au plus vite. Je me précipitais, sans trop avoir le choix : mes jambes dépassaient mes pensées.
    « Modifié: 09 mai 2016, 21:42:07 par AlphaElis »

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    Re : Les écrits d'Alpha
    « Réponse #3 le: 25 avril 2016, 14:21:04 »
    Euh... C'est normal pour le triple post ? :O
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    Re : Les écrits d'Alpha
    « Réponse #4 le: 09 mai 2016, 21:46:41 »
    Message du 25.04.2016
    Oui, c'est normal : comme je l'ai expliqué à un administrateur en 2013 ; qui m'a donné l'autorisation de faire une galerie en trois post ; lorsque j'ai tenté de mettre en un seul post l'ensemble de mes textes certains se sont effacés, et le dernier du post affiché était coupé. En effet, le nombre de caractère dans les posts est limité et vu que j'ai tendance à beaucoup écrire... Forcément, je ne tiens pas à devoir mélanger les écrits cette fois-ci !

    Rajout d'un truc dans les fictions et choses plus actuelles ! Pas d'inspiration pour le titre, mais pour vous donner une idée il s'agit d'une vieille histoire que j'avais écrit au collège que je remets à jour... Ouais parce que j'ai plus l'original sur PC et franchement, vu le contraste entre ma 3e et mon niveau actuel, ça vaut pas vraiment le coup.
    À l'époque il s'agissait d'écrire une histoire à la Edgard Allan Poe, genre dans l'ambiance bien effrayante... À voir si je refais un truc du genre, mais me connaissant ça se fera complètement à l'improviste d'autant plus que l'histoire de base n'est pas très longue !
    Ah, attention : style lourd et littéraire.


    Sonneries mortelles
    Introduction
    « Hey, rappelles-moi ! »
    Elle n’arrêtait pas d’appeler, de laisser des messages.
    « Tu ne comprends donc pas ? »
    Non, personne ne peut comprendre.
    « Je ne suis pas folle ! »
    Le téléphone ne cessait de sonner, un bruit fracassant.
    « Je t’aime ! »
    Seconde après seconde, les minutes passent…
    « Pourquoi tu m’ignore ? »
    Parce que malgré tout ce raffut, il ne pouvait entendre.
    « Ne fais pas le mort ! »
    Après des centaines de message, un silence lourd. Comme si toute vie avait quitté la pièce. Le fil du téléphone autour du cou. Aujourd’hui encore, personne n’écouterait les messages sur le répondeur, le corps en décomposition. Seconde après seconde, les minutes passent…



       Aujourd’hui les fleurs avaient éclos plus vite que prévu. L’été se rapprochait, laissant peut de temps au printemps pour faire renaître la nature. C’était magnifique, mais il restait toujours une maison dans mon quartier qui semblait échapper au temps : une sorte de maison hantée, mais en moins lugubre. En fait, c’était une très jolie maison de ville, mais presque sans nature, juste de la pelouse et quelques buissons décoratifs qui ne perdaient pas leurs feuilles même en hiver. Assez étrange, une magnifique maison où habitait une vieille femme, à ce qu’il paraît. Allez savoir si elle y habite encore, la vieille bique qui gueulait au moindre bruit !
    Bref, les gamins pouvaient enfin gueuler dans les rues en paix sans qu’une vieille leur gueule dessus. Je me souviens qu’en appelant un ami je l’avais entendu me hurler dessus… Franchement, je n’ai jamais compris comment il faisait pour ne jamais se plaindre, ce mec ! Enfin bref, des années étaient passées depuis, une sacrée dizaine d’année en fait. Ça ne m’étonnerait pas d’apprendre que la relique du passé soit morte depuis un bail. Bon, la mort de quelqu’un n’est jamais à souhaiter, mais soyons réaliste : on ne la voyait jamais sortir dehors, et même si sa maison était toujours très bien entretenue allez savoir si c’est pas ses gamins qui s’en occupent aujourd’hui ? Ou un autre habitant, bref.

       Ça faisait un sacré moment que je n’avais pas vu Joseph, un sacré bon ami qui m’a toujours soutenu ! Aujourd’hui, il a vingt-six ans, marié, deux enfants. Je ne l’ai jamais trop compris personnellement : il s’est engagé trop vite pour moi, même pas le temps de profiter de la vie étudiante qu’il bossait déjà pour subvenir aux besoins de sa famille ! Il avait dernièrement hérité de la maison de ses parents. En réalité, sa mère était morte dans un accident de voiture et son père toujours dans le coma, et ce depuis quelques mois déjà. Ce pauvre Joseph n’a pas l’air de s’en remettre : quand je l’ai eu au téléphone, il avait l’air vraiment crevé ! Enfin avec deux enfants en bas âge, ce n’est pas vraiment étonnant… Vraiment, je ne veux pas de gamin avant mes trente ans, facile ! Il vaut mieux que je profite de la vie, surtout que je ne suis pas près de me poser.
    Ah, j’ai loupé l’arrêt. Le prochain coup, j’arrête de réfléchir quand je prends le bus.
    J’arrivais quelques mètres plus loin, rien de très grave. Il me suffisait de traverser et de continuer un peu plus loin !
    Quelques maisons plus loin, la police. Devant la maison de Joseph, une ambulance quittant la rue au plus vite. Je me précipitais, sans trop avoir le choix : mes jambes dépassaient mes pensées.