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    Auteur Sujet: Maidélices Café (encore une fic de CitronSec...)  (Lu 1154 fois)

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    Maidélices Café (encore une fic de CitronSec...)
    « le: 26 novembre 2014, 19:20:49 »
    :heoui: J'en avais marre décrire tout le temps des fictions et des trucs sérieux, alors j'ai décidé d'écrire un truc fun. Avec des maids.

    Voici donc ma première "FunFic". Je peux vous dire que je compte me faire plaisir, j'ai même fait une self-insertion (c'est à dire qu'il y a un personnage dans la fic en faite c'est moi), alors que d'habitude je trouve ça stupide, mais c'est à vous de deviner de quel personnage il s'agit bien sûr :D .
    L'action se passe de nos jours, dans un pays Européen, on sait pas vraiment lequel.



    Maidélices Café

    Abel est un garçon normal, il mène une vie normale, et il est normalement amoureux d'une fille normale. Mais... il s'avère que le monde dans lequel nous vivons est loin d'être normal, et si en temps normal la plupart des gens ont l'air normaux, des événements anormaux risquent bien de changer la norme...

    Chapitre 1 : Camille
    /!\ Langage grossier /!\
    Chapitre 1 : Camille

    Bonjour, je m’appelle Abel, j’ai vingt ans, et je suis un garçon normal.

    Enfin, à quelques détails près comme tout le monde. C’est que je suis étudiant, et je prépare une licence dans un domaine assez particulier, en faite, je suis étudiant en kawaiiologie. Oui. C’est une discipline nouvelle, incomprise et moquée, car les gens n’en voient pas l’intérêt, mais cela me permettra d’accomplir mon rêve, celui de devenir kawaiiologue.

    Le professeur, Monsieur Foley, saisit le feutre et tente d’écrire sur le tableau blanc, cependant le feutre ne fonctionne plus.
    « Damnation ! » dit-il avant de le jeter dans la poubelle situé à l’autre bout de la salle, avec une précision remarquable.
    Il récupère l’autre feutre mais celui-ci ne fonctionne pas non plus.
    « Bon dieu de merde ! s’écrit-il, s’énervant, bon, on arrête pour aujourd’hui ».

    Ce n’est pas la première fois que l’établissement est en pénurie de feutres, mais je ne crois pas que ce soit une raison pour s’énerver ainsi. Enfin, cela nous permet de terminer en avance. Je saisis mon sac et je me dirige vers la sortie. Nous ne sommes pas beaucoup d’étudiants, car cette discipline est nouvelle, nous sommes une vingtaine dans un amphithéâtre qui pourrait accueillir une centaine. Célestine n’est pas là, elle travaille, je la laisse habituellement rattraper les cours sur mes notes. Je pousse la première porte en faux bois munie d’un hublot, puis la deuxième, et me voilà dans le couloir. Là, je trouve Corentin et Yoan, ils me regardent de haut avec leur air idiot habituel.
    « Alors, tu viens ce soir ? » demande Corentin.
    Est-ce qu’il me parle ? Je me retourne vers lui alors que j’étais sur le point de passer mon chemin.
    « Eu, où ça ?
    – Bah, au Beach Club, c’est ce soir, répond Corentin.
    – Soirée « what the fuck » ce soir, dit Yoan.
    – Ah ! Eu, non, j’ai du travail, putain de dossiers ! »
    Je mens, j’ai du temps libre en ce moment, mais il me faut bien une excuse.
    Sur ce, je reprends mon chemin, mais je les entends ricaner dans mon dos :
    « Mito lol. »
    Je baisse la tête et je trace mon chemin.

    Je me retrouve dehors. Le ciel est gris et l’air est lourd, je prends une inspiration incomplète, stoppé par la fumée d’une cigarette. Je continu sur le béton poussiéreux, à l’ombre des immeubles, en direction de mon appartement. Ah, vivement que je retrouve Célestine au café ! J’ai hâte de quitter cet endroit moisi.
    Sur le chemin je croise le clochard habituel que je croise deux fois par jour. Comme à chaque fois, je réalise un instant que je le vois plus souvent que ma famille. Je crois que si un jour ce clochard n’est plus là, c’est que le monde serait sur le point de subir de grands bouleversements.
    « Siouplé msieu ! »
    Je baisse la tête, murmurant une excuse, et je trace mon chemin, si je lui donnais une pièce à chaque fois, je serais ruiné depuis longtemps.
    J’y suis. Un immeuble dégueulasse, tout en blocs de béton grossièrement empilés, comme si il avait été construit à partir des décombres d’une précédente structure. J’entre. Le gardien me lance son regard vicieux habituel, je ne sais pas ce qu’il a, mais il a toujours ce regard vicieux.
    La porte de l’ascenseur s’ouvre sur une vision assez surprenante : une personne est présente à l’intérieur, et elle est obèse. En faite, sa surcharge pondérale est telle, que son corps touche simultanément un bout à l’autre de l’ascenseur... Je tente de m’incruster mais je suis contraint de me coller à elle, la porte se referme, et un silence lourd s’installe. Je la regarde un instant, je crois que c’est une fille. Elle a cet air boursouflé qu’ont les gens en surpoids, regardant droit devant elle, dans le vide, comme un poisson mort, m’ignorant complètement. Peut-être qu’elle est coincé ici ? Je préfère ne pas trop y penser.
    Au bout de dix secondes d’ascension, je m’éjecte de l’ascenseur et j’ai l’impression de pouvoir respirer de nouveau. Enfin, je ne devrais pas avoir ce genre de pensés, cela doit-être une souffrance pour elle, je suppose...

    J’arrive dans mon appartement. Mon colocataire, Marius, est assit devant son pc, il s’écrit :
    « Guènque mide plisse ! Guènque mide plisse ! »
    Il parle à son écran. Il est tout maigre mais plutôt vif, il a toujours les yeux défoncés bien qu’il ne fume pas. Il se rend rarement en cours, et ne travaille pas, pourtant, il arrive à se faire de l’argent, je ne sais pas comment. Il passe son temps à jouer à ce jeu vidéo, et parfois il parle dans cette langue inconnue.
    « Go pèxe squil brailne noube ! »
    Je me change rapidement, récupère mes affaires, je passe un coup dans la salle de bain pour me débarbouille. Je m’observe dans le miroir : aucun bouton en vue, c’est bon.
    Alors que je suis sur le point de repartir, je sens la présence de Marius dans mon dos :
    « Abel. »
    Il m’appelle avec sa voix à moitié cassée comme celle d’un adolescent en pleine puberté.
    Je me retourne, il a un air grave, il continu :
    « Faut payer le loyer. Et j’ai plus de fric, dit-il.
    – Ah, merde. On verra plus tard », je réponds.
    Il abuse : c’était son tour. Enfin, je sais qu’il dit la vérité, c’est quelqu’un de correct, j’ai pu le vérifier par le passé.
    Alors que je retourne au rez de chaussé, l’alarme incendie se déclenche... Rien d’inhabituel, ça fait la troisième fois cette semaine.

    Me voilà à nouveau dans la rue, il fait toujours aussi moche. Je prends la direction du tramway. J’ai hâte de retrouver Célestine au café, elle sera en uniforme, et je pourrais enfin me relaxer, ce sera bien ! Il n’y a personne à l’arrêt, mis à part un sac poubelle emporté par le vent, étrange.
    « Pour cause de manifestations, le trafique ne sera pas assuré sur toute la ligne du... »
    Ah ! Ça commence à me prendre la tête ! Je concentre mon esprit sur le moment agréable que je vais passer au café pour me donner du courage, allez, ce n’est pas loin, je vais y aller à pied.
    Alors que je marche d’un pas rapide, les mains dans les poches, je suis traversé d’un bourrasque de vent froid. Je contracte mes muscles en réaction, j’ai toujours fait cela je ne sais pas pourquoi. Je traverse la route et le quartier change d’aspect : quelques arbres apparaissent, et les immeubles HLM laissent place à des appartement plus petits de deux ou trois étages.

    D’un coup, j’entends un cri... Qui se répète, encore, puis soudainement :
    « À l’aide ! »

    !

    Guidé par ce bruit, je m’enfonce dans une zone résidentielle en courant. Là, sur un parking, je suis témoin d’une scène d’agression !
    Deux jeunes – probablement des lycéens – se tiennent debout au dessus d’une autre personne atterrée. Ils la harcèlent, se moquent d’elle, et commencent à la frapper de coups de pieds !
    Mon corps de fige à l’inverse de mon esprit qui entre en panique. Que faire ? Je ne me suis jamais préparé à cela ! Alors que mon cerveau en ébullition se met à calculer tous les risques et les danger de chacune de mes réactions possibles, je sens une sorte d’énergie envahir mon corps, comme une volonté instinctive d’intervenir !
    J’approche et je prends la parole avec hésitation :
    « Hey, arrêtez ! »
    Les deux bourreaux se retournent vers moi et me dévisagent... Leur victime en profite pour s’échapper et prend la fuite ! Ouf, j’aurais au moins servit à quelque chose.
    « Kessila le bobo là ? » rugit l’un des lycéens agresseur.
    L’autre ricane et frappe son poing dans sa main d’un air menaçant. Je crois que je me suis mis dans la merde... Je tente de réfléchir à ce que je devrais faire, mais c’est trop tard, ils m’ont encerclés ! Ils commencent à me bousculer, l’un devant moi, l’autre dans mon dos, ils m’insultent et me provoquent. Je prends la parole :
    « Arrê... »
    Mais je suis interrompu par un coup de poing dans le ventre ! Je me crispe à cause de la douleur, puis je me fais bousculer, et je tombe à terre. Les deux lycéens sont morts de rire... Ils commencent à me tabasser en ricanant joyeusement, je me met en boule pour encaisser les chocs, payant silencieusement le prix de ma témérité.
    « Quelle brêle ! Hahaha ! » se marre l’un de mes agresseurs.
    Je pourrais essayer de faire face, mais à quoi bon. En plus, ils ne me font pas très mal, c’est étrange d’ailleurs, peut-être retiennent-t-ils leur coups.
    Au bout d’une petite minute de violence, ils me laissent pour mort. J’entends leur rire disparaître dans la distance, et je me relève, défait. J’inspecte mon intégrité physique : je ne suis pas blessé, à part quelques égratignures, ils ne m’ont rien volé, mais mon manteau s’est légèrement déchiré, et enfin mes vêtements sont sales.
    Quelle honte ! Je me suis fait maîtriser par des lycéens ! Ces jeunes devaient avoir quoi, trois ans de moins que moi ? Bon sang, je suis vraiment un faiblard ! Heureusement que personne n’était là pour assister à cette humiliation... Enfin, je suppose que je peux m’estimer heureux de ne pas être blessé. Tout tremblant, je dépoussière mes vêtements et tente de reprendre mes esprits. Il est grands temps que je retrouve Célestine au café ! Décidément, je l’aurais mérité !

    Je reprends ma marche, démoralisé. Les environs changent à mesure que j’approche de ma destination, cette fois il s’agit de quartiers plus anciens, plus bas, plus calmes, et globalement beaucoup plus beaux. Sur ma droite, une petite pancarte indique « Maidélices Café - Viennoiseries & crêpes », et à côté, une ruelle s’enfonce dans l’obscurité d’un porche donnant sur un petit jardin intérieur. Là, se trouve l’entrée du lieu tant attendu !
    Il s’agit d’un maidcafé, car les serveuses y sont habillés en soubrettes, et les serveurs en valets (mais il n’y a généralement aucun serveur), de plus, les serveuses parlent poliment et appellent les clients « maître », ou « goshujin-sama », car ce concept vient du japon. Et j’adore ça ! Célestine travaille ici, et je lui apporte habituellement les cours qu’elle a loupé, tout en prenant un café au passage, car je suis un fidèle client (peut-être le plus fidèle), d’ailleurs tout le monde me connaît ici, et je dispose d’une carte VIP qui me donne certains privilèges.
    Les maidcafés sont encore très rares, car le concept est étranger, il y en a parfois en convention, mais je crois bien que Maidélices est le premier maidcafé à ouvrir ses portes dans le pays. Du fait de sa localisation, il est plutôt difficile à trouver, mais il est néanmoins très populaire, car la qualité du service est bonne, la nourriture est peu chère, et le café et le thé sont à volonté avec la première commande. L’endroit est globalement beau et sympas.

    Je pousse la porte en bois massif, une petite clochette sonne, et je suis envahit par d’agréables odeurs de gâteau et de pâtisserie.
    « Bienvenue, goshujin-sama ! »
    Une fille en ravissante robe noire et blanche m’accueille avec un sourire enthousiaste, c’est Clémance, l’une des maids. Ses cheveux noirs sont dégradés vers le bleu, je ne sais pas si c’est une wig ou une coloration, elle porte aussi des lentilles qui lui donnent les yeux verts.
    « Bonjour Clémance ! » je réponds gaiement.
    Ah. Enfin. Je prends une grande inspiration alors qu’un sourire se dessine sur mon visage. Mais la maid reprend :
    « Excusez-moi, vous êtes l’ami de Célestine ?
    – Oui.
    – Oh, je suis désolée, elle est absente aujourd’hui, j’espère que vous resterez tout de même un instant avec nous ! »

    ...

    NOOOOOONNNNNNNNNNNNN !
    Accablé par le désespoir, je tombe à genoux avant de prendre ma tête dans mes mains en crisant. Pourquoi ?! Après tous ces efforts, après toutes ses épreuves... Qu’ai-je fait aux dieux pour mériter ça ?! Prit d’un élan de colère, je commence à me frapper le crane contre le sol comme un schizophrène.

    « Goshujin-sama ! Mais que faites-vous ? S’il vous plaît arrêtez ! »
    La maid paniquée parvient à me faire revenir à la raison, puis me guidant, elle me force à m’asseoir dans un coin du café.
    « S’il vous plaît veuillez ne pas vous blesser pendant mon absence ! » dit-elle avant de s’en aller d’un pas rapide.

    Ah, je suis las. Alors que je suis avachi sur ma chaise, ma vision se floue et mon esprit s’égare... J’ai l’impression que tout est vain... Célestine... son beau sourire... un jour je lui avouerai mes sentiments...

    « E... excusez-moi !
    – Ehh ? » je réponds.
    Je reviens à la réalité, Clémance est en train de me secouer. Me serais-je endormi ? Une autre maid que je n’ai jamais vu dépose une théière sur la table.
    « Voulez-vous boire ceci ? Cela vous calmera » dit Clémance.
    Est-ce gratuit ? C’est généreux de leur part, je les remercie.
    La maid inconnue me sert une tasse, mais elle a l’air plutôt hésitante dans son mouvement, elle est sûrement nouvelle. Elle se replace ensuite devant moi, légèrement sur le coté de la table, me laissant apprécier la beauté de son costume. Les maids sont habillés de ballerines, de collants noirs ou blancs, de robes plutôt longues surmontés du traditionnel tablier blanc, d’un ruban caricatural géant porté à la taille, d’un haut sans manches, de drapés tombants sur les arrière-bras, et de cette coiffe ornée de broderie, attachée sur les cotés par deux rubans. Les maids portent le même uniforme à quelques customisations près.
    La nouvelle maid, quant à elle, est étonnamment jeune. Elle a les cheveux châtains, courts, ce qui pourrait lui donner un air de garçon manqué si le reste de sa tenue n’était pas parfaitement féminine, elle a les yeux noisette, et ses rétines sont contournés d’un étonnant cercle noir. Enfin elle a un peu de tâches de rousseur.
    Je saisis la tasse et je l’approche de mon visage. J’inspire, camomille, c’est classique. Je prends une gorgée.
    « Est-ce bon ? me demande ma servante.
    – Oui » je réponds honnêtement.
    La température et le temps d’infusion sont correctes. Cela la fait sourire, je paris que c’est elle qui l’a préparé.
    Je recherche quelque chose à dire d’un peu original mais je ne trouve pas, je ne vais quand même pas lui raconter mon histoire d’agression alors que l’on vient de se rencontrer. Je prends une nouvelle gorgée. Oh ! Je sais pourquoi elle est là : habituellement, les clients VIP peuvent inviter une maid a venir s’asseoir avec eux, quand il n’y a pas trop de clients bien sûr, mais vu que Célestine n’est pas là, peut-être qu’on lui a demandé de rester avec moi.
    « Tu peux t’asseoir, tu es nouvelle n’est-ce pas ?
    – Eu... »
    La question a l’air de l’embêter.
    « Tu n’est pas obligée de répondre », dis-je en forçant un sourire.
    C’est un peu gênant, mais elle s’assoit à coté de moi et je la sert en tisane.
    « Je m’appelle Abel. Comment tu t’appelle ?
    – Camille ? Mais tout le monde m’appelle Mimille, huhu. »
    Camille hein ? C’est bien une nouvelle.
    Elle me regarde avec un air intrigué, puis prend la parole :
    « Mais pourquoi ton visage est-il tout égratigné comme cela ?
    – Oh ? Hahahaha, ça... » je réponds sans remarquer le tutoiement.
    Je me demande si je devrais lui raconter, car après tout c’est assez humiliant, mais elle m’a demandé, alors une version modifiée peut-être ?
    « Eh bien, je marchais tranquillement dans la rue pour venir ici et, j’ai entendu des cris alors je suis allé voir... »
    Entendant ces mots, Camille semble grandement intéressée, elle approche sa tête comme pour mieux entendre. Je continu :
    « Il y avait une personne en train de se faire agresser alors je suis intervenu... »
    Camille est stupéfaite, elle me regarde avec des grands yeux et se cache la bouche avec sa main. Elle est plutôt mignonne en faite. Je reste un instant perplexe à cause de son comportement, est-ce qu’elle se moque de moi ?
    « Et ?! elle me relance avec grand intérêt.
    – Eu... eh bien la personne a réussit à s’enfuir. »
    Sur ces mots, Camille se lève d’un coup avec une inspiration de surprise, replace sa main sur sa bouche, détourne le regard et se met à gigoter bizarrement. Elle est définitivement mignonne !
    « Mais qu’est-ce qu’il y a ? je demande en riant gaiement.
    – Uh ? Rien ! Veuillez continuer s’il vous plaît !
    – Eu, alors je me suis battu avec les deux agresseur, et j’ai pu les soumettre sans les blesser, finalement ils se sont calmés et je les ai laissé partir, dis-je en inventant toute l’histoire.
    – Han ! inspire Camille. Puis elle reprend :
    – Je... je reviens ! »
    Et elle s’en va, faisant voler sa robe avec son demi tour.

    Mais qu’est-ce qu’elle a ?

    Ah, finalement je n’aurais peut-être pas dû lui raconter ça, nous venons de nous rencontrer après tout, j’aurais dû lui parler de la météo où je ne sais quel sujet bateau.
    Mon regard s’égare sur l’affiche présentant les membres du staff. On y trouve une photo de chaque maid ainsi qu’une description du type « j’aime, j’aime pas ». Je remarque que chaque maid a également un grade et une sorte de titre. Cette hiérarchie amusante me fait penser aux hiérarchies réelles que l’on pouvait trouver chez les domestiques au IXXème siècle. Je lis l’affiche :
    « Haute Maid en Chef Célestine, Présidente Suprême Gouvernante. »
    Quel titre pompeux, on se croirait dans une loge maçonnique... Enfin, je ne suis pas étonné de voir Célestine en haut de la hiérarchie.
    « Gracieuse Maid Dora, Princesse des Papillons Présidente Adjointe »
    Encore un titre pompeux.
    « Adorable Maid Clémance, très Sereine Ambassadrice du Paradis »
    C’est ridicule... Orthographe inhabituelle pour le prénom. C’est elle qui m’a accueilli à l’entrée.
     « Neko Maid Charline, Ange de l’Amour Éternel »
    Mais ça ne s’arrête jamais ?
    Je défile jusqu’au bas de l’affiche, là se trouve le seul homme du staff :
    « Cuisinier Levin, Maître des Crêpes »
    Cela me fait rire...
    Je le connais, c’est effectivement le seul mec qui travaille ici, c’est un métier de rêve quand j’y pense. Il est actuellement en cuisine, mais on peut le voir parfois faire le barman, ou venir discuter avec les clients. Le voilà justement qui approche, poussant le chariot de service, accompagné par Camille.

    Levin est habillé d’une chemise blanche aux manches retroussés surmonté d’une veste grise à l’aspect très retro. Il soulève un couvre-plat dévoilant une part de gâteau fruité à l’aspect tout à fait appétissant, Camille saisit l’assiette et la pose devant moi. Étrange, je n’ai rien commandé, est-ce pour moi ?
    « Veuillez accepter ceci, goshujin-sama ? me propose Camille en hésitant dans la formulation.
    – C’est un cadeau de la maison, indique Levin, souriant.
    – Mais... c’est trop gentil... dis-je, rougissant, sans refuser le l’offre, car un cadeau ne se refuse pas.
    – C’est... c’est pour votre bravoure ! » indique Camille.
    Oh, c’est donc parce que je suis venu au secours de cette personne tout à l’heur. Je trouve qu’ils en font un peu trop mais enfin, pourquoi pas.
    « Voulez-vous de la crème chantilly, goshujin ? propose Camille.
    – Ah oui je veux bien ! » je réponds gaiement.
    Camille tente de me servir de la crème chantilly, mais rien ne sort, alors elle se met à secouer vivement le récipient sous pression devant elle, cela semble l’amuser, et elle se met à rire comme une gamine. Mais soudain la bouteille de chantilly explose !
    « Kya ! » s’écrit la pauvre Camille, attaquée par des flaupés de chantilly !
    Elle finit par tomber au sol alors que la bouteille s’en va valdinguer au loin aspergeant les alentours de chantilly. Par terre, Camille réalise ce qui vient de se passer et se met à rire joyeusement. Son visage est partiellement recouvert de chantilly, ainsi que ses vêtements. Pour certaines raisons, la voir rire ainsi attire grandement mon attention, on se croirait dans un manga. Camille tente de se nettoyer, lèche ses lèvres et ses doigts comme un chat, je ne sais pas pourquoi mais je trouve cela fascinant et je ressens même une sensation étrange...
    Levin soupire, observant les dégâts causés par la chantilly démoniaque.
    D’un coup je reviens à la réalité. Je me lève et je tends la main à Camille avec un sourire. Celle-ci hésite un instant avant de la saisir, puis je la relève : elle est légère, à tel point que ma force non maîtrisée la fait glisser, et au lieu de retomber au sol, elle tombe cette fois, dans mes bras...

    A cet instant, le temps semble ralentir comme pour me permettre de mieux savourer le moment...
    Je vois d’abord ses beaux yeux noisette s’agrandir avec la surprise.
    Puis je vois ses lèvres souriantes, encore prises par le rire.
    J’entends un petit cris de surprise tout à fait adorable.
    Je la sens percuter mon torse avec toute la douceur amortie de son fin costume de maid.
    Puis c’est la douceur de ses cheveux que je sens au niveau de mon cou.
    Et enfin je sens un léger parfum de shampoing.
    Je crois que je suis amoureux.

    Une fraction de seconde plus tard, Camille se dégage promptement de moi avec un rire gêné, rougissante. Je reste immobile, ému : elle est trop mignonne !
    Mais encore une fois, je suis renvoyé à la réalité par une voix familière.
    « Bonsoir Levin. Mimille ! dit la voix de Célestine dans mon dos.
    – Célestine ! » s’écrit Camille, m’abandonnant pour aller courir dans les bras de la nouvelle venue.
    Je me retourne pour les voir s’enlacer, mais mon cerveau ne semble pas en état de gérer ces nouvelles vagues d’information, et je reste immobile, comme stupéfait par ce spectacle.
    « Ah, tiens, c’est Abel. Que faisiez-vous ensemble ? demande Célestine sans croiser mon regard »
    Je suis tellement médusé que je ne parviens pas à dire autre chose que :
    « Eu...
    – Voyons ! Ils t’ont habillé comme une fille ! Quels pervers ! » s’exclame Célestine en observant Camille.
    Hein ?
    « Haha, c’est que nous n’avons pas encore reçu le costume de valet » déclare Levin.
    Je ne comprends pas.
    « C’est ça oui. Si vous avez touché a mon petit frère adoré je vous égorge ! » menace Célestine.
    Cette dernière phrase finit de m’achever et cette fois ma pensée s’exprime à haute voix :
    « QUOI ?
    – Qu’est-ce qu’il y a, Abel ? Pas la peine de crier, rétorque Célestine.
    – Que... qu’est-ce que tu viens de dire ? Je demande.
    – J’ai dit que si les pervers comme toi ou Levin ont profité de mon petit frère, je les massacrerai. »

    Une sorte de rideau noir tombe sur mon esprit, j’ai l’impression que les ténèbres glaciales enveloppent mon corps. La réalité se déforme, et j’aperçois Célestine et Camille partir main dans la main, avant que tout ne devienne flou.
    « Allez viens Mimille ! On va se changer ! dit Célestine.
    – Bah alors Abel, fait pas cette tête, tu n’est pas content de la voir ? » me demande Levin avant de me taper amicalement l’épaule.
    A l’instant où il me touche, il ressent soudainement mon malheur, et recule, effaré.

    Désormais de suis seul et vide, seul dans l’univers, et vidé de tout sentiment positif. Je m’écroule, prostré, et je me met à me frapper le crane contre le sol comme un schizophrène.
    « Mais ! Que faites-vous goshujin-sama ? Arrêtez ! »
    Encore une fois, la maid Clémance me sauve de ma folie et me force à retourner m’asseoir.
    Camille serait un garçon ? Je me fourvoierai depuis le début ? Alors que je comate dans cet état de transe méditative, Célestine et Camille refont leur apparition. Camille est effectivement habillé comme un garçon. La... enfin, le voir ainsi provoque une sorte de contraction douloureuse dans mon torse, mais voilà qu’il arrive en sautillant.
    « Je... je suis très content de vous avoir rencontré ! » me dit Camille en s’inclinant.
    Je reste bouche-bée, incapable de formuler une réponse. Derrière le sourire de Camille j’aperçois Célestine me lancer un air suspicieux.
    Enfin, après avoir dit au revoir, les deux quittent le maidcafé.

    « Alors, tu ne veux pas de ton gâteau ? me demande Levin.
    – Non merci », je réponds, désespéré.
    Levin s’assoit sur la table devant moi et commence à manger, insouciant de mon malheur. Cela me déprime, je prends la parole :
    « Quel est le sens de la vie, Levin ? »
    Je l’observe au dessus de moi, le visage rayonnant, le regard vers l’infini, comme illuminé par sa propre sagesse, son épi pointant vers le ciel comme une antenne. Sans hésiter une seule seconde, il répond :
    « Les maids. Les maids sont le sens de la vie et le miracle de l’univers. »

    Chapitre 2 : Convergence de Catastrophes !
    Chapitre 3 : Kairos

    En outre j'ai aussi décidé de ponctuer les dialogues correctement.
    « Modifié: 14 février 2015, 22:31:27 par CitronSec »
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    Re : Maidélices Café (encore une fic de CitronSec...)
    « Réponse #1 le: 26 novembre 2014, 21:58:53 »
    Pour une fois, je lis après avoir révisé du droit et franchement ça vaut le coup ! Je dis pas que tes autres textes sont pas terribles hein, juste qu'ils sont moins fun et que pour me détendre il me faut plus un truc... Pas sérieux du tout. Complètement décalé.

    J'aime beaucoup la façon dont le personnage principal se présente, directement au lecteur, et surtout "je suis un garçon normal". Enfin je vais pas trop m'avancer dans mon appréciation ; ou en tout cas dans les détails ; puisque si jamais un membre est assez suicidaire pour lire mon message... Bon, autant laisser découvrir l'histoire sans faire de spoil !
    Le style d'écriture est agréable, y'a quelques fautes mais pas non plus importantes : perso' ça ne m'a pas empêché d'apprécier le texte ! Puis un langage "grossier"... Hm, plutôt courant actuellement ? En tout cas je préfère ça à des trucs trop littéraires qui ne se lisent pas pour le fun. De plus, les "sentiments" sont bien exprimés, ces émotions, tout ça. Puis ces rebondissements ! J'ai vraiment hâte de lire la suite.
    Et puis une bonne histoire bien écrite avec des maids quoi.

    Décidément, déjà que tu as réussi à me faire apprécier de la sci-fi avec "Anno Zero Humanum"... Tu fais fort !
    « Modifié: 26 novembre 2014, 22:00:52 par Alphaelis »

    Hors ligne CitronSec

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    Re : Maidélices Café (encore une fic de CitronSec...)
    « Réponse #2 le: 26 novembre 2014, 23:21:18 »
    Yea ! J'suis content que ça te plaise :) .

    Décidément, déjà que tu as réussi à me faire apprécier de la sci-fi avec "Anno Zero Humanum"... Tu fais fort !
    =w= *est trop content*


    En tout cas tes remarques m'intéressent !
    Et les fautes d'orthographes... c'est pas la première fois qu'on me le reproche ;D . Mais j'ai atteint ma limite >_< , j'ai besoin de bêta lecteurs pour m'aider, si tu veux tu peux devenir ma correctrice :DDD .
    (¯▽ ̄)

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    Re : Maidélices Café (encore une fic de CitronSec...)
    « Réponse #3 le: 27 novembre 2014, 18:35:28 »
    Wow, c'est génial comme début de fic' ! A quand la suite ? <3

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    Re : Maidélices Café (encore une fic de CitronSec...)
    « Réponse #4 le: 27 novembre 2014, 20:41:48 »
    Toi ! xD
    Hehe, content que ça te plaise :) .

    La suite dans un lapse de temps indéterminé ! Faut dire que niveau écriture ya une certaine fic qui demande à être avancée depuis longtemps ::) ... Cheolia's Story
    Mais en faite ça devrais aller, car le chapitre 2 est déjà inventé, faut "juste" que je l'écrive :P .

    :heoui: D'ailleurs, sondage !
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    Re : Maidélices Café (encore une fic de CitronSec...)
    « Réponse #5 le: 29 novembre 2014, 17:12:40 »
    J'ai une nette préférence pour tes autres fic' mais bon mes goût influençant grandement mon jugement, cette histoire n'étant pas d'un style dont je suis friande, reste agréable à lire et ne nous prend pas la tête.
    Elle me fait vachement penser à un manga tant les événements sont loufoques. Les retournements de situations sont marrants et le personnage tout autant !
    Bref, cette fic' tient ses promesses d'après moi !
    Donc bon courage pour la suite, en espérant que tu pourras tenir le rythme avec tes autres fic' en parallèle ! J'attends toujours la suite de Choelia's Story >w< !

    Hors ligne CitronSec

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    Re : Maidélices Café (encore une fic de CitronSec...)
    « Réponse #6 le: 29 novembre 2014, 23:27:33 »
    Yushi ma première lectrice ! Irasshaimase Ojou-sama !
    Pour le rythme ça va pas être possible (impliquant que j'avais un rythme de publication à la base :P ), gomen. Surtout que je suis mobilisé pour une autre projet... en rapport avec un certain Sian~ ::) . Mais après promis ça sera en fonction des résultats du sondage !

    Chapitre 2 : Convergence de Catastrophes !
    /!\ Scènes violentes et/ou sanglantes /!\ /!\ Langage courant* /!\
    Chapitre 2 : Convergence de Catastrophes !

    Le lendemain, je me retrouve dans le cour magistral de Monsieur Foley. Face à la pénurie de l’établissement, il s’est acheté ses propres feutres et les utilise désormais pour illustrer tous les secrets de la kawaiiologie. Mais au bout d’environ une demi heure de cours, les lumières s’éteignent sans raison apparente, provoquant le chahut dans la salle.
    « Très sainte mère de Dieu ! s’exclame Monsieur Foley, tripotant les interrupteurs en vain, c’est pas possible ! Bon, on va changer de salle. »
    Il assez créatif dans ses jurons.
    Cependant, nous constatons rapidement que c’est tout l’établissement qui est victime d’une coupure de courant. Les cours sont annulés.

    Je pense à Célestine : il faut que je lui donne les cours qu’elle a loupé, cela me donne une excuse pour l’attendre à l’entrée ! Alors que je suis sur le point de sortir, je tombe sur Corentin et Yoann à leur emplacement habituel, comme s’ils n’avaient pas bougé depuis hier, à la seule différence des cernes sous leurs yeux.
    « Hey Abel, tu viens tout à l’heur ? » dit Corentin.
    Je crois qu’il me parle, je me retourne :
    « Eu... où ?
    – A la manifestation, il répond.
    – Oui ya plein de manifestations énormes de prévu, il faut venir, c’est important ! indique Yoann.
    – C’est pourquoi ces manifestions ? je demande.
    – C’est contre l’immigration », indique Corentin.
    Yoan se retourne vers lui, le regarde avec un air amusé et reprend lentement :
    « Nan. C’est pour l’immigration.
    – Eu je crois bien que c’était contre l’immigration.
    – N’importe quoi, j’en suis certain, c’est pour l’immigration. »
    Je profite de leur débat pour m’enfuir, j’entends une dernière remarque dans mon dos :
    « De toute façon on s’en tape ça change rien !
    – Hahaha ouais. »
    Quelle bande d’idiots.

    Dehors, l’air est froid et le ciel est gris. Je m’adosse au mur et je forme un nuage de buée avec mon souffle. Le Soleil se lève tranquillement, agressant mes yeux au passage.
    Célestine ne tarde pas à apparaitre. J’observe sa démarche féminine du coin de l’œil, elle penche la tête et fait voler sa chevelure blonde dans un mouvement, magnifique. Allez, courage, j’avale ma salive et je prends une lente inspiration :
    « Célestine ! je l’appelle en faisant semblant d’être spontané.
    – Ah, coucou Abel, elle répond machinalement.
    – Tu n’étais pas là hier, je crois, tu veux rattraper sur mes notes ?
    – Oui merci », elle répond avec un sourire digne d’une publicité pour dentifrice.
    Je me décolle du mur et je fais un pas vers elle :
    « Alors eum... eu... »
    Elle tourne légèrement la tête mais me fixe du regard.
    « Tu as quelque chose de prévu aujourd’hui ? » je lui demande.
    Je dois avoir l’air ridicule...
    À ces mots, les yeux de Célestine semblent étinceler un instant, comme reflétant un flash.
    « Enfin je veux dire... comme les cours sont annulés, hahaha » dis-je en forçant un rire.
    J’essaie de garder mon calme, mais j’ai l’impression que mes neurones sont en train de griller, ma seule envie est de creuser un trou dans le sol et de m’y cacher comme une autruche.
    « Non.
    – Hein ?
    – Non, je n’ai rien de prévu pour aujourd’hui, hihihi », répond Célestine mélodieusement.
    Oh... Bizarrement, alors même qu’il s’agit de la réponse la plus logique, je ne m’y attendais pas du tout. Du coup je ne sais pas quoi répondre ! Il faut que je gagne du temps.
    Mais mon attention est captée par Yoan et Corentin, ils passent à quelques mètres en faisant des grimaces et des gestes suggestifs... Ils me déconcentrent !
    Instantanément mon attention se focalise sur Célestine :
    « Haha, il fait froid hein, viens on bouge » je propose en lui touchant l’épaule.
    Et nous marchons.

    Ouf. Bon, il faut que je me remette les idées en place, elle m’a dit qu’elle n’avait rien de prévu, que devrais-je faire maintenant ? Lui proposer une sortie ? Il faut que je trouve quelque chose de cool.
    Je lui tend la feuille sur laquelle j’ai pris les cours d’hier.
    « Il n’y a que ça ? elle demande.
    – Oui, les cours ont été aussi annulés, à cause d’une pénurie de feutres !
    – Annulés... C’est étrange quand même.
    – Pourquoi ? je demande.
    – Hier, pénurie de feutres, et aujourd’hui, coupure de courant. »
    Elle marque une pause puis reprend :
    « C’est comme si le système éducatif avait atteint sa date de péremption. »
    Eu...

    Nous passons l’emplacement du clochard, mais cette fois, il n’est pas là, c’est comme s’il avait déménagé, en faite, c’est la toute première fois qu’il n’est pas là, et cela me laisse un sentiment assez étrange.
    De grands bruits attirent notre attention, des cris et des bruits d’explosions comme des pétards, et un peu plus loin, notre progression est bloqué par des bandes en plastique rouge et blanc étendues entre des poteaux. Étrange, il n’y a pas de travaux, un concert en plein air peut-être ? Nous voyons au delà une agitation anormale... Les manifestations !
    Alors que nous approchons, la situation devient clair : la manifestation a dégénéré en affrontements avec les forces de police. Quel choque, il y a une heure à peine, tout était calme ! Mais j’aurais dû m’y attendre, Yoan et Corentin m’avaient prévenu...
    « Mais que ce passe-t-il ici ? » demande Célestine avec surprise.
    Armés de leur boucliers, les policiers ont formés une ligne d’un bout à l’autre de la rue, nous sommes dans leur dos, et plus loin en face, les manifestant tentent de forcer le passage et balancent des pierres, et d’autres objets incongrus. Une canette voltige au dessus des policiers et tombe à mes pieds ! Il va falloir que nous trouvions un autre chemin !
    Nous tentons de contourner ce blocus, sans succès : un peu plus loin, nous retrouvons les cris et les explosions. Cette fois nous sommes dans le dos des manifestants, je remarque que certains d’entre eux portent des masques d’anonymous, d’autres sont déguisés en clowns, mais il y en a aussi qui semblent sérieusement équipés : sac à dos, masque à gaz, cocktails molotov... C’est la folie ! Les policiers ripostent à coups de mortiers, tirant des bombes lacrymogènes ! La foule répond avec des insultes et une volée de pierres. Ce ne sont pas des manifestations, c’est une bataille !
    Nous nous écartons promptement des affrontements, à la recherche d’une issue moins périlleuse. Nous tentons à nouveau d’approcher les résidences universitaires, en vain. Face à nous, un groupe de jeunes met le feu à une voiture et se met à danser autour comme des sauvages, la police se rue sur eux et c’est l’affrontement.
    « Que... que faire ? » dit Célestine, d’une voix apeurée.
    Je la regarde un instant, je n’avais pas remarqué : elle a l’air effrayée, c’est la première fois que je la vois comme cela. Elle agrippe mon manteau du bout des doigts, instinctivement. Je saisis sa main et je la guide hors de portée de tout danger. Nous nous arrêtons un instant, et je soupir, désespéré. Mais Célestine commence à être essoufflée, c’est vrai que nous courons un peu n’importe où depuis tout à l’heur, et tous ces événements ont l’air de l’affecter. Maintenant que j’y réfléchis, je pense qu’il vaut mieux se mettre à l’abri et attendre que tout cela finisse, nous ne sommes que le matin, ce n’est que le début, les manifestations vont donc prendre en ampleur, oui, je pense que c’est la meilleur décision. Mais où ? Retourner dans le bâtiment de l’université ? Avec la coupure de courant ? Non. Je prends la parole :
    « Viens Célestine, nous allons au maidcafé, nous n’aurons qu’a attendre que les manifestations se terminent, nous serons en sécurité là bas. »
    Cette proposition semble la satisfaire.

    Nous prenons donc la directions opposée, à mesure que nous avançons, tout devient plus calme, je crois que c’était la bonne décision.
    La borne du tramway n’est même pas fonctionnelle, inutile d’essayer.
    Le vent souffle devant nous, soufflant nos pensés au passage. En route nous repassons le lieu de l’agression, je repense à la personne que j’ai sauvé, je ne l’ai même pas vu, je me demande qui c’est. Puis je repense à Camille et à tout ce qui s’est passé hier, et dire que c’est un garçon, je n’arrive pas à y croire. Enfin, autant me concentrer sur le moment présent.
    « Abel ? c’est Célestine.
    – Oui ? je réponds.
    – Au faite, Camille ma tout raconté, et je pense qu’il faut que je te remercie pour hier. Merci.
    – Eu... de rien. »
    Je n’ai aucune idée pourquoi elle me remercie.
    « Tu n’es peut-être pas aussi minable que ça finalement » déclare Célestine comme pour contrebalancer le surplus d’attention qu’elle vient de m’accorder.
    Je ris de sa remarque. Si elle savait qu’en vérité je me suis fait battre par les agresseurs...

    Le quartier est plus aisé et plus calme ici, aucun manifestant en vu, bien, nous arrivons au maidcafé. Je pousse la porte et j’entre en premier, car c’est toujours l’homme qui entre en premier dans les lieux publiques. Un bruit de clochette retenti.
    « Bienvenu goshujin-sama. Bonjour Célestine » salue Dora en s’inclinant légèrement avec un sourire composé.
    Nous la saluons en réponse.
    Dora est la maid vice présidente si je me souviens bien, elle a les cheveux châtains, longs, coiffés d’une barrette en forme de papillon, et les yeux bleus. Elle est plutôt calme et mature, malgré son jeune age, je trouve que ça lui donne un côté mystérieux.

    J’ai toujours trouvé que cet endroit était plus lumineux que l’extérieur, sûrement un effet d’optique, et il fait plus chaud, c’est agréable. Nous faisons quelques pas dans le maidcafé et j’entends une voix familière s’écrier :
    « Pose une ouarde dans le buche ptin ! »
    Tiens ! C’est mon colocataire Marius !
    « Bah qu’est-ce que tu fais ici, Marius ? » je demande, amusé de le trouver là.
    Il se retourne et me regarde avec ses yeux défoncés et sa tête décoiffée :
    « Yavait plus internet dans l’appart, et pareil pour tout le bâtiment, alors je suis venu ici. »
    Je ne savais même pas que le maidcafé proposait une connexion wifi.
    Puis il retourne sur son jeu et s’écrit :
    « Tu t’es fais péelle noube ?!
    – Veuillez faire moins de bruit, goshujin », lui demande Dora, moralisante.

    Rmarquant notre arrivée, Levin nous accueille à on tour, surprit de nous voir là de si bon matin. Il s’incline avant de recoiffer son épis qui se redresse aussitôt.
    « Levin, veux-tu me préparer un thé avec de quoi manger ? dit Célestine.
    – Vos désirs sont des ordres, ojou-sama », répond Levin avec une courbette et un ton exagérément sérieux.
    J’ai tendance à l’oublier, mais c’est vrai que Célestine est la chef ici.
    Elle me quitte pour aller s’affaler dans une chaise, isolée dans un coin de la salle. Je pense que je devrais la laisser seule pour l’instant.
    Il y a plus de monde qu’hier. À l’autre bout de la salle, quelques personnes sont rassemblés devant le minuscule poste de télévision, habituellement éteint en permanence. Deux personnes sont également assises au niveau du bar discutant tranquillement. Le fait qu’il y ai autant de monde à cette heure est inhabituel, on dirait qu’un événement spécial se prépare.
    J’ai faim. Je m’assieds à la même table que Marius, pas que j’espère discuter avec lui, non, c’est juste pour ne pas avoir l’air d’un sans-amis. Un journal traînant sur la table attire mon attention :
    « Times of Pol »
    Voyons voir. Je feuillette les pages :
    « La pandémie d’ebola atteint les 6 millions de morts, un expert affirmerait que ce chiffre serait exagéré. »
    Non.
    « Le président des USA déclare la guerre au Groenland suite à la découverte de nouveaux gisements de pétrole. »
    Non.
    « Les édulcorants – présents dans tous nos aliments – seraient liés à l’accroissement des cancers du cerveau. »
    Non.
    « Grève majeurs des camionneurs provoque des pénuries à travers le pays. »
    Mon Dieu, stop !
    « Le Premier Ministre affirme faire de la re-réforme des rythmes scolaires une priorité, enseignants et éducateurs n’y comprennent plus rien. »
    Je ferme le journal et je le remet à sa place, exaspéré.

    « Bon... bonjour ! » s’exclame une voix enfantine et un peu trop enjouée.
    C’est Camille. Je l’observe alors que son visage passe progressivement d’une teinte normal à un rougissement anormal : elle... enfin il est habillé en valet. Composé de chaussures en cuir marron, de chaussettes similaires à des bas des siècles passés, de hauts-de-chausses, d’une chemise blanche et d’un gilet gris bleuâtre ; son costume ressemble à celui de Levin mais dans un style encore plus ancien.
    « Bonjour Camille. Tu travail encore ici ? Je pensais que tu remplaçais juste ta sœur, je réponds.
    – Eu... Eh bien en faite ils voulaient me faire essayer le costume, huhu. Et après je me suis dit que je pouvais aider ! »
    Ils l’exploitent !
    La conversation laisse rapidement place à un silence gênant ; mais cela semble faire rire Camille, et dans un effort pour le rompre, il reprend la parole me tendant la carte du café :
    « Prendrez-vous un café ? Ab... Ab... ... Abel-sss... »
    Mon dieu c’est trop...
    « Abel-sama ! finit Camille presque en criant.
    – Merci, je prendrais la formule classique avec du quatre-quarts, je réponds sans même consulter le menu.
    – Ah ! Malheureusement nous sommes en rupture de stock ! »
    Ah bon ?
    J’ouvre la carte, on peut y lire :
    « Suite aux défauts de livraison de nos ingrédients, nous ne sommes plus en mesure de proposer les produits faits maison. Merci de votre compréhension. »
    L’étiquette est suivie d’un dessin en chibi de Levin avec une tête amusante.
    Certes, je viens de lire qu’il y avait des grèves. On peut voir sur la carte que tous les produits illustrés par le logo « fait maison » sont rayés, en faite, tout est rayé.
    « Mais, vous ne proposez que de la nourriture faite maison ici, non ? je demande.
    – Oui, répond Camille.
    – Donc, s’il n’y a plus de produits fait maison, alors je ne peux rien commander !
    – Eu...
    – J’vois même pas pourquoi tu m’a donné cette carte ! » je dis en riant, refermant la carte d’un geste exagéré.
    Camille se met à paniquer face à ma réaction :
    « Toute mes excuses goshujin-sama ! »
    Et il s’enfuit en courant.

    Ah... je l’ai effrayé, enfin, c’est mieux comme ça je crois. Je pose ma main sur mon front dans un geste de désespoir théâtral. Au travers de la pièce j’aperçois Levin et Célestine rire ensemble, cela me rend un peu jaloux ; et plus proche de moi, c’est Marius qui s’énerve sur son écran ; enfin dans le fond de la salle, la télévision capte l’attention de quelques personnes. J’ai toujours trouvé la télévision plutôt ennuyeuse, mais bon, je n’ai rien d’autre à faire. Alors que j’approche, le charabia se transforme progressivement en discours tangible :
    « ...avec notre journaliste sur place. »
    Dit la télévision.
    La vue change et on se retrouve en plein milieu d’une manifestation, la caméra filme le sol et on peut y voir une énorme tache de peinture rouge, en faite non, c’est du sang :
    « En plein milieu des affrontements entre CRS et manifestants, de nombreux cas d’ebola auraient été signalés ! Nous pouvons voir ici que les effets de la fièvre hémorragique ont laissé des traces ! Malheureusement les affrontement ne font qu’empirer ce qui rend l’action du personnel médical très difficile ! »
    De l’ebola en plein milieu des affrontements ? Si je me souviens bien il s’agit d’une maladie excessivement contagieuse. C’est plutôt inquiétant.
    « Heureusement je me suis fait vacciner ! » déclare un client du café sur ma droite.
    La télévision continue :
    « Toujours dans l’affaire ebola, il semblerait que l’efficacité du vaccin soit remise en question par des chercheurs russes, mais d’après une contre-étude, le vaccin ne présente aucun problème. La contre-étude a été financée par GlaxoSmithKline. »
    J’ai l’impression que quelque chose ne va pas avec cette dernière phrase.

    « Il parait que la vaccin te transmet le virus encore actif », indique quelqu’un.
    À ces mots, tout le monde s’écarte de l’homme qui vient de déclarer s’être fait vacciner.
    « C’est bon ce ne sont que des rumeurs ! s’exclame ce dernier pour sa défense.
    – Il paraît aussi que le vaccin transforme en zombi ! dit Levin qui vient d’arriver.
    – Et tous les gens qui parlent d’ebola sont habillés en vert aussi ! » S’écrit Marius depuis son ordinateur.
    Cela semble faire rire Levin, mais je n’ai pas compris la blague.
    Néanmoins, alors que la télévision nous présente d’autres monstruosités terrorisantes, les personnes autour de moi se mettent à discuter et à plaisanter sur l’ebola :
    « Hahaha t’imagine si ça transformait en zombi ! dit quelqu’un.
    – Haha c’est n’importe quoi ! »
    Et tout le monde se met à rire gaiement, moi même je me laisse emporter par l’émulation et je me met à rigoler.

    « Hahaha.
    – Hahahahahaha...
    – Hahaha... ha... agh ! Agh, cough cough... »
    L’homme qui s’est fait vacciner se met à tousser anormalement...

    D’un coup, les rires s’arrêtent et tout le monde s’écarte à nouveau de lui dans un mouvement précipité !
    L’homme continu de tousser, il a l’air sévèrement malade, il tombe même à genoux alors qu’il s’étouffe dans sa toux... Chaque personne présente dans la salle s’est regroupé autour de lui et le fixe avec de grands yeux stupéfaits, silencieusement.
    « Goshuji... ? » Demande Camille, hésitant.
    Au bout de dix secondes d’agonie, l’homme finit par s’écrouler, inerte... Je cligne des yeux comme pour vérifier que ce que je viens de voir est bien réel, mais rien ne change, l’homme est effectivement écroulé par terre, immobile.
    Face à cette vision macabre, les gens se mettent à paniquer :
    « Est-ce... est-ce qu’il est mort ?! s’écrit une personne apeurée.
    – Mais qu’est-ce qu’il s’est passé ?
    – Vite appelez des secours !
    – C’est l’ebola ! Ne vous approchez surtout pas de lui ! »
    En effet l’homme à terre, malgré sa mort apparente, se met à saigner de manière anormale : de nombreux hématomes apparaissent, comme si on l’avait frappé, et du sang apparaît par endroits comme si sa peau était devenue poreuse. Est-ce la fièvre hémorragique ?
    « C’est l’ebola ! Nous sommes tous infectés ! Nous allons tous mourir ! s’écrit un homme, premier à céder complètement à la panique.
    – Good luck ebola-ch...
    – NON ! » s’écrit Levin en coupant la parole au précédant.
    Il avance d’un pas avec un air grave, tout le monde se tais pour entendre ce qu’il a à dire.
    « Ce n’est pas l’ebola... » reprend Levin en tentant de recoiffer son épis dans un geste dramatique.
    A cet instant, l’homme à terre se met à remuer de manière anormale, son corps semble se contracter et il se met même à rugir bizarrement.
    Marius fait son apparition et avance à son tour. Il a quitté son ordinateur, la situation est donc vraiment très grave. Il observe le cadavre, et prend la parole avec sa voix cassée :
    « Il se transforme en zombi. »

    !

    Ses mots provoquent un frisson de peur prend la foule, mais certains clients se moquent et disent que c’est faux. Je sens une sueur froide couler le long de mon front, je dois avouer que je ne me sens pas très bien. Cependant, l’homme à terre semble essayer de se relever, il ouvre les yeux. Ceux-ci sont sanguinolents, en faite ils sont tellement injectés de sang qu’on ne voit même pas ses rétines...
    « Monsieur est-ce que ça va ? » demande Célestine, hésitante.
    L’homme aux yeux dégoulinant de sang finit par réussir à se relever. Il se retourne vers Célestine mais ne répond pas. Non, ce n’est pas normal, il va l’attaquer !
    Dans un geste bancal, le zombi tente de l’attraper et de la mordre !
    « Célestine ! » je m’écris.
    Simultanément, je la saisi et je l’écarte du zombi dans un geste précipité !

    A cet instant, la foule cède à la panique. Les gens se mettent à courir partout dans la pièce, certains se mettent à crier ou tentent de se cacher, d’autres semble simplement perdre la raison et se mettent à rire comme des aliénés.
    Levin s’interpose entre le zombi et moi et prend la parole d’une voix autoritaire :
    « Restez immobile ! »
    Mais le zombi ne répond pas, il se contente de marcher lentement vers Levin.
    « Merde ! s’écrit Levin.
    – Levin, il faut le stun et le burst », dit Marius dans sa langue inconnue.
    Celui-ci vient de revenir avec un rouleau à pâtisserie qu’il tend à Levin. Dora fait également son apparition à ses cotés, équipée d’un gros couteau de cuisine...
    En attendant, le café habituellement si paisible plonge progressivement dans le chaos. Célestine est toujours à côté de moi, immobile, comme si elle n’arrivait pas à réaliser ce qui vient de lui arriver.
    Levin tente une dernière fois d’aplatir son épis (en vain), avant de saisir le rouleau à pâtisserie des deux mains. Puis il prend une grand inspiration, serre les dents, arme son coup, et frappe le zombi avec un cri ! Celui-ci tombe à genoux. Alors, Dora, armée du couteau, se place sur le côté, et concentre sa force ; dans un élan soudain, elle frappe le zombi au niveau de la nuque, provoquant une rupture des vertèbres et une profonde entaille. Le sang gicle partout et tache sa magnifique robe. Mais le zombi est toujours vivant... mort-vivant ? Alors Dora le frappe à nouveau avec un cris, et sa tête tombe par terre...
    Incroyable ! Marius, Levin et Dora ont géré ça avec une telle assurance, on croirait qu’ils se seraient entraînés. Et dire que j’étais sur le point de prendre peur. Je les regarde tel des héros alignés devant leur ennemi défait, Dora nettoie son arme sur son tablier, provoquant une nouvelle tache au passage.

    Célestine semble revenir à elle et prend la parole :
    « Levin ! Il faut les arrêter ! »
    Elle attire l’attention sur le chaos ambiant, en effet certaines personnes se sont mises à dégrader le matériel pour des raisons inexpliqués.
    « Mais comment ? Personne ne nous écoute, indique Marius.
    – Le karaoké ! dit Dora.
    – Bien, Abel puisque t’es là je te laisse nettoyer ça », déclare Levin, parlant du cadavre décapité.
    Il est sérieux ?
    Levin se dirige alors vers la petite scène réservée aux chanteurs de karaoké, il saisit le micro et se racle la gorge. Simultanément, Dora allume le dispositif. Le micro et l’amplificateur se mettent alors à briller d’une petite lumière verte indiquant leur mise sous tension, cependant, la musique du karaoké s’est également mise en route ! Une petite musique pop complètement niaise est alors jouée dans toute la salle !
    « popipopipo po pi po ! chante une voix qui n’a pas l’air très humaine...
    – Eu... Dora, tu peux éteindre la musique s’il te plaît ? dit Levin en essayant de garder son sérieux.
    – Zut ! Je ne trouve pas où c’est ! » s’écrit Dora en panique.
    Levin se tape le front avec la paume de sa main. Cette musique Vocaloid semble avoir un effet assez divers sur les gens, certaines personnes semblent revenir à la raison et se demandent pourquoi ils entendent ça, d’un autre côté, la musique semble exacerber l’état de folie d’autres personnes.
    Finalement, au bout des quelques secondes les plus embarrassantes du monde, Célestine et Dora parviennent à arrêter la musique et Levin peut commencer son speech :
    « S’il vous plaît... S’il vous plaît... Veuillez retrouver votre calme », commence Levin.
    Cela semble fonctionner. Il continu :
    « Le zombi est mort, il n’y a aucune raison de panique. Enfin... à part que nous sommes peut-être tous contaminés maintenant, mais bon. »
    Et tout le monde se remet à paniquer.
    Célestine lui arrache le micro et prend la parole :
    « C’était une blague ! S’il vous plaît, écoutez moi, veuillez vous asseoir et tout va rentrer dans l’ordre ! »

    Au bout d’une minute, le calme est retrouvé. Les clients toujours présent ont retrouvé leurs esprits, mais une bonne partie à simplement fuit du maidcafé. Tout est normal hormis pour le cadavre ensanglanté en plein milieu de la pièce.
    Était-ce vraiment un zombi ? Tout cela semble si surréaliste, mais c’est trop tard maintenant. Je saisit la nappe d’une table et j’en recouvre le mort.
    En attendant, des débats plus ou moins virulents ont commencés sur le pourquoi du comment de ce qui vient de se passer. En effet, pourquoi s’est-il transformé ? Est-ce parce qu’il était vacciné contre l’Ebola ? Faut-il appeler la police ou les pompiers ? Y a-t-il d’autres personnes vaccinés parmi nous ? Heureusement je ne le suis pas... Dans l’espoir d’obtenir des réponses, certaines personnes se retournent vers la télévision ; dans une coïncidence assez perturbante, la télévision nous montre justement le déroulement d’une campagne de vaccination avec de nombreux participants :
    « ...en conformité avec le contrat pour l’achat de 6 million de vaccins en plus. Certains institutions pointeraient du doigt un gaspillage du trésor publique, mais notre ministre assure que le budget est parfaitement maîtrisé » dit la télévision.
    Effrayant...

    Alors que nous pouvons enfin souffler un peu, la porte d’entrée du maidcafé s’ouvre dans un claquement et la clochette retenti. Deux filles débarquent en hâte, on dirait qu’il s’est passé quelque chose à l’extérieur. Il s’agit de Clémance et Charline, les deux autres maids qui travaillent ici. Elles portent toutes deux leur uniforme, mais recouvert d’un manteau, peut-être qu’elles faisaient de la promotion pour le maidcafé aux passants.
    Charline aperçoit le cadavre et se met à paniquer :
    « Oh mon dion ! Oh mon dion... » elle s’écrit de sa voix aiguë.
    Elle se met à marcher aléatoirement dans la pièce mais elle finit par tomber sur Célestine qui l’attrape et la prend dans ses bras.
    Clémance quand à elle a l’air essoufflée.
    « Est-ce que ça va, Clémance ? Qu’est-ce qu’il se passe ? » demande Levin.
    Tout le monde se retourne alors vers Clémance. Celle-ci termine de reprendre son souffle, se redresse et prend la voix d’un ton inquiétant :
    « Ils... ils arrivent... »

    (¯▽ ̄)

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    Re : Maidélices Café (encore une fic de CitronSec...)
    « Réponse #7 le: 30 novembre 2014, 12:51:44 »
    Spoiler
    J'aime beaucoup cette fic ! Je la voix très bien adapté en manga pour le coup. Je pensais pas que tu t'essaierai au boy's love x'D C'est bien fait en plus ! Aaaaah parcontre ce mélange d'ebola et de zombie ca débarque un peu, mais ca fait plus sourire que ca ne donne envie d'arreter la lecture. Attention aux situations trop improbables quand meme X'D

    CETTE REFERENCE A CHARLOTTE.

    On dirait un rêve tellement tu as mixé tous les éléments qui peuvent composer ton quotidien :P
    Ma dernière cover c'est par ici !

    Vous trouverez tous mes liens ici~

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    Re : Re : Maidélices Café (encore une fic de CitronSec...)
    « Réponse #8 le: 30 novembre 2014, 14:24:11 »
    Spoiler
    Super :p j'suis content que ça te plaise :) (va sérieusement falloir que je trouve autre chose ça fais la troisième fois que je dis ça).

    Aaaaah parcontre ce mélange d'ebola et de zombie ca débarque un peu, mais ca fait plus sourire que ca ne donne envie d'arreter la lecture. Attention aux situations trop improbables quand meme X'D
    Ça va empirer xD . Cette fic n'a pas vraiment la prétention d'être crédible, j'espère que tu lira quand même onee-san !

    On dirait un rêve tellement tu as mixé tous les éléments qui peuvent composer ton quotidien :P
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    Re : Maidélices Café (encore une fic de CitronSec...)
    « Réponse #9 le: 25 janvier 2015, 02:10:43 »
    Hey! C'est vraiment bien écrit ton histoire de Maidélice :D ça me rappelle un yaoi qu'une de me amie me racontait lorsque j'étais encore en métropole xD

    Non mais sérieusement ça à l'air d'une très belle fic' (elle va sans doute faire partie des perles rares que je trouve sur internet). Malgré les petites fautes d'innattention ("est" au lieu de "es") mais bon cela arrive à tout le monde (bibi y compris).



    Hate de voir la suite ;)
    ıɱ ŋơɬ ɬơɬąƖƖყ ცཞơƙɛŋ
    ı ῳıƖƖ ʄıɠɧɬ ųŋɬıƖ ɬɧɛ ɛŋɖ
    ąŋɖ ŋơცơɖყ ƈąŋ ʂɬơ℘ ɱɛ
    ...
    ƙყơɱı ıʂ ɖɛąɖ, ɬơɖąყ ı ɬąƙɛ ƈąཞɛ ơʄყơųཞ ƈąʂɛ

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    Re : Maidélices Café (encore une fic de CitronSec...)
    « Réponse #10 le: 14 février 2015, 18:38:02 »
    Chapitre 3 : Kairos
    Résumé du chapitre précédent :
    Abel - le héro de l'histoire - se retrouve au cours de kawaiiologie de Monsieur Foley. Les cours sont rapidement annulés à cause d'une coupure de courant généralisée. Dehors, Abel retrouve Célestine - la fille qu'il aime secrètement - et lui propose de sortir avec lui. Contre toutes ses attentes, Célestine accepte et Abel, n'ayant pas prévu la suite, se retrouve embarrassé. Cependant les deux personnages se retrouvent bloqué par de violentes manifestations qui semblent avoir éclaté partout, ils décident de se rendre au maidcafé le temps que la situation se calme, là bas, ils retrouvent Camille, le petit frère de Célestine, Levin, le cuisinier, Marius, le colocataire d'Abel, et Dora, une maid. Ils apprennent aussi, que le maidcafé fait face à une pénurie, pénurie qui coïncide avec une série de "catastrophes" étonnantes, comme une épidémie d'ebola en plein milieu des manifestations. A cet instant, un client du maidcafé semble tomber malade comme s'il était affecté du fameux virus, cependant il s'avère s'être transformé en zombi et se fait neutraliser par Levin et Dora. Après que l'ordre ai été rétabli à l'aide du karaoké, le chapitre se termine sur l'arrivée des maids Clémance et Charline, qui annoncent "qu'ils arrivent"...

    /!\ Scènes violentes et/ou sanglantes /!\ /!\ Langage courant /!\
    Chapitre 3 : Kairos

    « ...Les manifestants, ils sont devenus fous, dit Clémance en haletant, ils se sont mis à s’attaquer entre eux ! »
    Ses mots provoquent des réactions bruyantes rapidement remplacées par un silence attentif.

    Je n’entends rien d’autre que la respiration de Clémance et le tic tac de la montre. Tout le monde attends une explication, pourtant, tout a été dit.
    « C... comment ça ? demande Célestine paniquée.
    – Je ne sais pas ! On... on dirait qu’ils se sont transformés en zombis ! » répond Clémance.
    Le mot est lâché...
    A cet instant précis, comme si la situation n’était déjà pas assez abusive, le téléviseur et toutes le lumières s’éteignent d’un coup ! Une coupure de courant... Entre les plaintes et les cris de surprise, je peux entendre Marius s’énerver :
    « Putain de merde mon ordi ! J’avais pas mit la batterie !
    – Mais il y a des coupures de courant partout en ce moment ! s’étonne Célestine.
    – Oui, ce sont les drones, dit Marius.
    – Hein ?
    – Les drones ont neutralisé la centrale nucléaire, j’aurais dû m’y attendre. »
    Parfois j’ai l’impression que Marius opère à un autre niveau que nous.

    Je sens une petite chose se coller à moi, je ne le vois pas tout de suite à cause de l’obscurité, mais c’est simplement Camille. Peut-être a-t-il peur, il est jeune après tout.
    « Que fait-on maintenant ? demande Célestine.
    – Hmmm, voyons voir, une horde de zombis se dirige vers nous, nous n’avons plus d’électricité, et nous n’avons plus rien à manger, indique Levin.
    – T’as une stratégie, Levin ? Je dirais qu’il faut evac ASAP », propose Marius.
    J’ai l’impression d’être le seul à ne rien comprendre à ce qu’il dit.
    « Evac ? Tu veux dire quitter le café ? Mais nous serons en danger dehors ! s’inquiète Célestine.
    – Nos chances de survie ici sont trop faibles, dit Marius, si les zombis envahissent la rue, nous seront bloqués. »
    – Oui, reprend Levin, que chacun rassemble ses affaires, nous évacuons. Dora, est-ce qu’on a encore le sabre du cosplay là ? »
    Sur ces mots, la maid Dora disparaît dans la salle réservée au personnel.
    Célestine et Charline n’ont pas vraiment l’air rassurées, elles observent Marius et Levin se diriger vers l’entrée ; là, ce dernier jette un regard au travers de la fenêtre, avant d’ouvrir la porte avec prudence. Les gonds grincent, mais Levin referme la porte avec précipitation et s’écrit :
    « Oh putain ! Il y en a trois, des zombis, juste là ! »
    Puis il se met à rire de sa frayeur en s’écrasant le visage avec sa main.
    « Il va falloir les neutraliser. Dora, tu prendra celui de droite, Levin celui du milieu, et Abel celui de gauche, déclare Marius avec sa voix cassée.
    – Pardon ? » je demande.
    Mais Dora approche, elle me tend le couteau de cuisine qu’elle a utilisé pour décapiter le pauvre client-zombi de tout à l’heur, insistant avec un regard assassin. Je saisit le couteau mais j’ai l’impression que mon bras n’a pas agit librement.
    « Je suis prête ! » s’écrit Dora, saisissant le fourreau du sabre de la main gauche, et positionnant sa main droite sur le manche dans une authentique position de kendo. Il s’agit d’un katana japonais utilisé pour un cosplay, et à ma surprise, Dora à l’air de savoir s’en servir.
    « Bien, à trois ! » avertit Levin, armé de son fidèle rouleau à pâtisserie.
    Constatent que j’ai toujours je couteau dans ma main, j’ai comme l’impression qu’il y a un malentendu... Je me retourne en recherchant de l’aide du regard, je tombe sur Camille qui me lancer un sourire d’encouragement, sautillant sur place.
    « Un... commence Levin.
    – Eu attendez, je dois faire quoi là ? » je demande en panique.
    Mais Levin et Dora sont tellement concentrés qu’ils ne m’entendent pas.
    « Deux... »
    Je dois garder mon sang froid, allez, courage.
    « Trois ! »

    Levin pousse la porte d’un coup, et dévale dehors suivit par Dora ! Je m’agite à mon tour mais je failli trébucher sur l’encart de la porte. Attends, je devais m’occuper de quel zombi déjà ? Je ne sais même plus, heureusement que je suis le dernier à sortir !
    Je le vois, le zombi de gauche, il me regarde avec un air fatigué, il est ensanglanté de partout, comme s’il était affecté de la fièvre hémorragique. Rassemblant mon courage, j’élève le couteau au dessus de moi, et je l’abat sur la tête du zombi avec un cri ! Puis je reprends ma distance en panique. Ouf, je l’ai touché, j’ai planté le couteau bien verticalement dans son crane, mais... le zombi est encore debout, et il marche encore comme si de rien n’était, mon attaque à été inefficace !
    D’un coup Dora débarque à mon côté, se positionne en fente avant dans son costume de maid, puis dans un même geste, dégaine son sabre et pourfend le zombi d’un magnifique coup de taille circulaire faisant voler ses longs cheveux raids ! Dora termine son mouvement en rangeant son arme, faisant coïncider le clic du fourreau avec l’écroulement des deux morceaux de zombi.
    Je viens de voir une maid découper un zombi avec un katana : ma vie est accomplie.
    « Désolé Abel, je ne l’ai pas bien aiguisé ce matin, s’excuse Dora.
    – Hein ? »

    Rapidement, le maidcafé est évacué. Célestine est la dernière à sortir, elle jette un dernier regard à l’intérieur, elle a l’air très hésitante, elle agrippe le seuil de la porte comme pour éviter de tomber.
    « Célestine, est-ce que ça va ? je demande avec une honnête curiosité.
    – Notre... notre paradis... » dit-elle tristement.
    Pourquoi ? D’un coup je comprends : c’est vrai, Célestine a créé le maidcafé, elle a beaucoup travaillé pour cela et le projet commençait à peine à se rentabiliser. Ça doit être difficile pour elle.
    « Ça va aller, nous reviendrons ici quand tout sera finit, je te le promet » dis-je en lui touchant l’épaule.
    Cela a l’air de la réconforter, elle approuve d’un signe de tête.

    Nous traversons rapidement le jardin intérieur, la petite ruelle, et nous nous retrouvons dans la rue principale. Là, nous nous arrêtons au niveau des rails du tram. Dans la distance, nous pouvons voir une masse de personnes silencieuses, leur vêtements sont ensanglantés, et leur mouvements lents et hasardeux laisseraient croire qu’ils sont tous bourrés : les zombis de toute évidence. Certains d’entre eux nous remarquent et se mettent à marcher vers nous, lentement, certain se cassant même la figure en chemin.
    « Vous pensez qu’ils veulent manger notre cerveau ? demande Levin.
    – Impossible, sinon ils ne viendraient pas vers toi », répond Dora.
    Cela fait rire Charline.
    Nous sommes interrompus par un bruit de moteur et une vibration dans le sol : le tram.
    « C’est maintenant qu’ils redémarrent les trams ? je me plains.
    – Étrange, ils fonctionnent avec l’électricité pourtant », remarque Marius.
    Mais un tram est effectivement en approche du coté des zombis, d’ailleurs, ces derniers l’ignorent complètement et se font exploser sur le pare-brise du véhicule dans des bruits percussifs et une pluie de sang. C’est surréaliste, j’ai l’impression de voir un film gore. Après avoir pulvérisé la bonne dizaine de zombis sur son chemin, le tram arrive à notre hauteur et enclenche les freins dans un crissement métallique. Les vitres sont maculés de sang à tel point que je n’arrive pas à voir s’il y a des personnes à l’intérieur.
    « Quel luxe, il s’arrête pour nous ! » s’exclame Levin avec humour.
    Je me dirige vers la locomotive accompagné de Levin, je pense que remercier le conducteur est la moindre des choses. Les portes s’ouvrent et nous embarquons dans une ambiance mi-amusée, mi circonspecte.

    Je constate avec surprise que mon professeur de kawaiiologie, monsieur Foley, est aux commandes de l’appareil.
    « Bonjour... dis-je par réflexe, vous savez conduire ce truc ? »
    Monsieur Foley se retourne vers moi avec un air grave et répond :
    « Non. »
    Je préfère ne pas continuer cette conversation, gêné par cette réponse fermée, de plus on dirait que Levin a des choses importantes à lui dire.
    Alors que les portes se referment, je me retourne vers la profondeur du tram : d’ici, je peux voir tous les passagers. Je remarque immédiatement Dora, Clémance, Charline et Camille puisqu’ils sont toujours habillés en maids et valet ; je vois aussi Célestine et la poignée de clients du maidcafé qui sont toujours avec nous ; d’autres personnes sont présentes. Il y a une fille un peu grosse qui regarde droit devant elle, je l’ai déjà vu quelque part mais je ne sais plus où. Mon visage se crispe en reconnaissant les deux têtes d’idiots que sont Corentin et Yoann, une apostrophe de leur part ne se fait pas attendre :
    « Abel, tu fréquente ce genre d’endroits ? Hahaha », se moque Corentin.
    Je ne réponds pas.
    « Regarde comment elles sont habillés ! s’exclame Corentin attirant l’attention sur Clémance et Charline.
    – Regarde ses oreilles ! » dit Yoann.
    Et ils les approchent de manière assez gênante.
    Je ne sais pas vraiment si je devrais intervenir, je regarde alentour, mais Célestine et Levin sont occupés à parler avec monsieur Foley, Dora est en train de nettoyer son sabre dans le fond du tram, et Camille et Marius ont l’air aussi désarmé que moi. Entre temps, Yoann s’est mis à brusquer Charline qui n’a pas vraiment l’air d’apprécier, ça sens le harcèlement. Je n’ai pas le choix, je vais sûrement encore me faire tabasser, mais je préfère ça que de rester à regarder.
    Je m’interpose entre les deux groupes et je prends la parole :
    « Arrête. »
    Corentin et Yoann me regardent de haut avec un air méprisant :
    « C’est bon, je rigolais juste un peu », balbutie Yoann avant de se détourner.
    Je soupire de soulagement, je n’aurai pas aimé faire face à eux, ils m’auraient défonsé.
    « Abel tu es trop cool ! s’exclame Charline.
    – Hehehe, je ris gêné par le compliment.
    – Abel est toujours là pour nous sauver ! Il est comme un super héro ! s’enthousiasme Camille.
    – ... »

    Le tram démarre, et simultanément, nous sommes interrompus par la petite voix qui annonce les arrêts, enfin, ce n’est pas cette voix, c’est la voix de Célestine :
    « ...deux un deux, ah ! Bonjour et bienvenu à bord du tram Maidélices Café ! dit-elle en imitant la voix des annonces.
    – Le voyage risque de rencontrer quelques à-coups pour cause de zombis ambulants ! reprend Levin d’une voix mélodieuse, mais restez assurés de votre sécurité par notre force de frappe d’élite !
    – L’équipe Maidélices reste à votre entière disposition et vous souhaite un agréable voyage », termine Célestine joyeusement.
    Nos deux plaisantins ne tardent pas à nous rejoindre :
    « Alors c’était comment ? demande Célestine, amusée.
    – Sugoi, sugoi ! » s’exclame Charline pleine d’enthousiasme.
    Camille à l’air totalement emballé également.
    J’entends une espèce de choque et je vois un corps valdinguer sur le côté du tram... Mais ils prennent ça pour une blague ou quoi ?

    Levin nous explique alors son plan, approuvé par Célestine, et argumenté des remarques incompréhensibles de Marius. Nous nous rendons à la gendarmerie, légèrement en périphérie de la ville. C’est une bonne idée : qui pourrait nous protéger des zombis si ce n’est les forces de l’ordre ? De plus, il me paraît logique de quitter les zones les plus densément peuplés. Pour atteindre la gendarmerie, nous irons jusque l’arrêt Choiselle-les-Choux, puis il nous faudra faire le reste à pied. Le seul problème étant que personne ne connais les capacités du générateur de secours qui alimente les trams, enfin, peut-être que l’électricité sera rétablie d’ici là.
    Marius, ayant accès à internet sur son smartphone, a également quelques informations à nous partager. D’après lui, des cas de « fièvre hémorragique corrélés à des niveaux d’agressivité exacerbés et du cannibalisme », ou « zombi ebola » comme il dit, auraient été signalés partout dans le monde. L’air de rien, il précise aussi que les marchés de Wall Street et de La City viennent de s’écrouler simultanément, nous sommes donc techniquement plongé dans une nouvelle crise économique, bien que je ne sais pas vraiment ce que cela implique. Enfin, il ajoute d’un air dubitatif que de nombreuses sectes et groupes religieux voient la fin du monde dans tout ce bordel.

    « C’est quand qu’on arrive ? demande Camille, j’ai faim. »
    Nous voyageons sans encombre depuis quelques minutes, on dirait qu’il n’y a pas de zombis ici, c’est comme si l’endroit avait déjà été évacué. Quelques personnes discutent calmement mais la plupart sont juchés sur leur téléphone portable, essayant de contacter leur proches, pestant contre les problèmes de réseau. Quant à moi je me suis assis dans un coin pour penser, regardant le paysage urbain défiler. Peut-être que demain tout sera redevenu normal, mais j’ai un sentiment étrange, je me demande, est-ce que je veux vraiment que tout redevienne normal ? J’ai toujours été un garçon normal et j’ai toujours eu une vie ennuyeuse, enfin, normale.
    « Que puis-je pour vous Abel-s... s... sempai ! »
    Tiens j’ai changé de suffixe. C’est Camille, il vient de s’asseoir à côté de moi, je le regarde bouche-bée et il se met à ricaner, mais c’est vraiment gênant là. Voyons, je ne devrais pas être intimidé je suis plus âgé que lui ! N’importe quoi...
    « Alors Camille, tu n’as pas peur ? je demande, ne sachant pas quoi dire.
    – Non ! Puisque tu es là ! » il répond en faisant des yeux adorables.
    Je sens quelque chose d’anormal au fond de moi... Je ne comprends pas. J’émets un rire ridicule en guise de réponse :
    « Huehuehue...
    – Abel... » dit Camille en se collant légèrement.
    Je peux presque voir un petit cœur partir de sa tête et venir percuter mon visage. Non, non ! C’est un garçon ! Je ne peux pas tomber amoureux ! Respire Abel, respire.

    Je suis sauvé par un ralentissement brutal du tram, sommes-nous arrivés ?
    Toutes les portes s’ouvrent simultanément. Dehors, c’est plutôt calme, trop calme. En face, le chemin est bloqué par un autre tram, déraillé, sur le côté, et encastré dans les bâtiments d’un bout à l’autre de la rue.
    « Jesus putain de Christ, merde ! s’écrit Foley en gardant un calme apparent surprenant.
    – Voyons monsieur il y a des enfants ici », dit Levin.
    Monsieur Foley lui jette un regard surpris avant de consentir.
    « Comment allons-nous passer ? demande Célestine.
    – Il va falloir trouver un autre chemin, dit Marius.
    – C’est bon on peut grimper par dessus, on est pas dans un jeu-vidéo, se moque Levin.
    – On a qu’a accélérer le tram à fond et défoncer un passage ! » propose Corentin.
    J’espère qu’il plaisante.
    Interrompant nos élucubrations, Dora prend appui sur la paroi, bondit et atterri sur le haut (le côté) du tram accidenté comme un félin. Elle scrute l’horizon et déclare :
    « Aucun zombi en vu ! »
    Avant de nous gratifier d’un sourire élégant qui ne la ferait pas passer pour une psychopathe si elle n’était pas armée et tachée de sang.
    Apparemment c’est décidé, nous allons passer au dessus du tram accidenté. Levin et moi nous positionnons près de la paroi, et à force de courtes échelles, nous faisons passer chaque personne l’une après l’autre. Pour m’amuser, j’essaie de deviner le poids de chaque personne : sans surprise, Camille et nos maids s’avèrent être particulièrement légers, mais Monsieur Foley me donne du fil à retordre.
    Malheureusement, des zombis surgissent lentement des environs, et nous sommes contraint d’accélérer notre opération, néanmoins, Corentin et Yoann parviennent à grimper sur le tram d’eux même et finalement, c’est Levin qui me fait la courte échelle avant que je puisse le tirer au dessus du tram accidenté. Une dizaine de zombies approchent lentement, ils sont environ à cinquante mètres, c’était juste, heureusement je ne pense pas qu’ils soient en mesure de grimper.
    « Il faudrait être plus discret pour ne pas attirer les zombis, dit Levin.
    – On ne sait même pas comment ils font pour nous repérer, est-ce qu’ils voient ? Est-ce qu’ils entendent ? » se questionne Marius, avant de sauter de l’autre côté.

    Regardant en arrière, j’ai le sentiment que quelque chose ne va pas, j’arrête Levin qui était sur le point de descendre pour rejoindre le reste du groupe :
    « Eu... Levin, je crois qu’on a oublié quelque chose. »
    Il se retourne et remarque le problème : une personne est restée dans notre tram... La fille obèse. Elle regarde au travers de la vitre, dans la vide, comme un poisson mort. À cet instant, je me souviens : c’est la fille que j’ai croisé dans l’ascenseur hier ! On ne peut pas la laisser là ! Levin me lance un regard déterminé et s’empresse de redescendre du côté des zombis.
    Nous lui faisons signe et nous l’appelons. La fille tente de courir mais ne parvient qu’à marcher vite, en attendant, les zombis continuent leur lente mais sûre progression. Nous lui faisons la courte échelle, mais au moment où elle pose son pied dans nos mains, Levin ne peut pas s’empêcher de lâcher un « oh mon Dieu ! » Néanmoins face à l’urgence de la situation, nous parvenons à la soulever avec un cris. Elle agrippe le bord de la plate forme sans réussir à se tracter par dessus ! Nous essayons de la pousser d’en bas tant bien que mal, mais dans la panique, Levin pose ses mains un peu aléatoirement et se prend un coup de pied et une sorte de rugissement en réponse. Il s’arrête un instant, choqué, mais les zombis sont presque sur nous !
    « On a plus le temps, il faut la tirer d’en haut ! » m’ordonne-t-il.
    Alerté par la proximité avec les zombis, je suis pris d’une peur instinctive et je parvient à remonter avec une force que je ne soupçonnais pas. D’en haut, nous tentons de tirer la fille de toutes nos forces, mais c’est trop tard, les zombis l’ont attrapé et la tirent dans le sens inverse ! La fille se met à rugir et à crier de douleur, nous essayons alors de la sauver dans un ultime effort ! En vain, les zombis nous l’arrachent et elle tombe par terre.
    Là, les morts-vivants se jettent sur elle, et la dévorent, littéralement.



    Levin et moi restons consternés par cette vision effroyable, alors que le sang gicle et les boyaux s’envolent, figés par l’horreur. Au bout d’un instant, nous sommes rappelés à la réalité par les voix innocentes de nos compagnes :
    « Hé les garçons vous venez ?! » s’écrit Célestine.
    Le groupe s’est amassé un peu plus loin et nous attend, n’ayant aucune idée de ce qui vient de se passer. Levin me lance alors un regard résigné, m’enlace pendant une seconde et part. Je regarde une dernière fois le massacre avant de le rejoindre.

    :heoui: Alors, avez-vous passé une bonne Saint Valentin ? Non ^^' ? Vous inquiétez pas on est 55% de célibataires en France ;D *le mec qui suppose que tout ses lecteurs sont des célibataires...* Heureusement que je suis là pour vous proposer un nouveau chapitre de Maidélices Café ! Conformément au vote de mes petits doudoux d'amour que vous êtes ! ^_^ J'espère que ça vous fera rire :) .





    Hey! C'est vraiment bien écrit ton histoire de Maidélice :D ça me rappelle un yaoi qu'une de me amie me racontait lorsque j'étais encore en métropole xD

    Non mais sérieusement ça à l'air d'une très belle fic' (elle va sans doute faire partie des perles rares que je trouve sur internet). Malgré les petites fautes d'innattention ("est" au lieu de "es") mais bon cela arrive à tout le monde (bibi y compris).
    Merci ! :P j'espère que ce nouveau chapitre ne te décevra pas !
    « Modifié: 14 février 2015, 22:34:44 par CitronSec »
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    Re : Maidélices Café (encore une fic de CitronSec...)
    « Réponse #11 le: 24 mai 2015, 12:21:00 »
    Alala dès que la suite est sorti je l'avais lu mais pas fini.
    Et je viens de la finir:

    Alors j'approuve officiellement cette fic' (kyo'kyo certified)
    Juste le petit avertissement m'a bien fait rire x'D l'attaque des zombies aussi x'D je sais pas si c'était à prendre à la rigolade ou pas le fait d'incruster des zombie mais au début ça m'a fait rire (surtout que je revenais d'une petite séance rire sur youtube)
    Donc voilà quoi ;)

    J'attends la suite avec impatience vu que je sens que je vais suivre ta fic' jusqu'au bout...ah non je peux plus tenir là faut que je fasse la blague...JUSQU'AU BOUT DE MES RÊVEUUH! *se fait poursuivre par des milliers de trolls*





    ıɱ ŋơɬ ɬơɬąƖƖყ ცཞơƙɛŋ
    ı ῳıƖƖ ʄıɠɧɬ ųŋɬıƖ ɬɧɛ ɛŋɖ
    ąŋɖ ŋơცơɖყ ƈąŋ ʂɬơ℘ ɱɛ
    ...
    ƙყơɱı ıʂ ɖɛąɖ, ɬơɖąყ ı ɬąƙɛ ƈąཞɛ ơʄყơųཞ ƈąʂɛ