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    Auteur Sujet: Le Baiser du tueur (1955) de Stanley Kubrick  (Lu 529 fois)

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    Ludwig DeLarge

    • Invité
    Le Baiser du tueur (1955) de Stanley Kubrick
    « le: 01 juin 2014, 17:17:53 »
    Premier long-métrage d'un réalisateur que vous commencez désormais à bien cerner… cerner, cernes… vous savez avec ses énormes poches sous les yeux là, ah ah… hum, excusez-moi, retour sur le Baiser du Tueur, par Stanley Kubrick.


    LE SCÉNARIO

    Ce film est un des seuls a avoir été écrit intégralement par Stanley Kubrick, âge de 27 ans. Disposant d'un budget très maigre de 40 000 dollars, il lui fallait une histoire simple, relatant d'un fait divers, mais captivante. D'abord passionné par la boxe avant les échecs, il décida alors de conter l'histoire d'un boxeur déchu, Davey, devenant le héros d'une danseuse de cabaret, Gloria, malmenée par son patron.
    Comme dans la grande majorité de ses films, Kubrick choisit une narration, qui, comme pour Orange mécanique, se fait à la 1ère personne. Le film en lui-même est assez court, et c'est tout juste un long-métrage, puisqu'il dure une heure… et une poignée de minutes. Prix de la pellicule obligé, et l'expérience naissante également. Le rythme est bon pour sa durée, on n'a pas le temps de s'ennuyer. C'est donc une histoire au niveau du particulier, ne mettant en scène que trois personnages principaux, sobre donc.


    LA MISE EN SCÈNE


    C'est sur ce tournage que Kubrick va commencer à maîtriser les ficelles du cinéma. Cadrage, éclairage, montage, réalisation et scénario, Stanley est omniprésent, et pour cause : son budget est limité. L'éclairage est ambitieux, en intérieur comme en extérieur. Dès le début du film, le patron, dans son bureau, allume un cigare et éteint la lumière de la pièce. Seul lui devient éclairé dans la pénombre par la télévision, créant de ce fait une atmosphère inquiétante et délivrant ainsi tout sa personnalité.
    On note aussi quelques expérimentations que Kubrick va réutiliser bien plus tard : je peux citer notamment un cadrage très brutal où, lors du match de boxe, la caméra se retrouve à la place de Davey, et le poing atterrit donc directement sur le spectateur. Ce type de plan servira dans Orange mécanique, lorsqu'Alex DeLarge assomme (et tue) la dame aux chats avec un phallus en porcelaine. Oui oui. Un autre plan également est celui d'une rue de New-York parcourue de nuit, mais en négatif (ci-dessous) : assez hallucinatoire car tiré d'un rêve du boxeur, repris pour la fin de 2001, l'Odyssée de l'Espace.


    D'autres scènes sont assez impressionnantes, surtout vers la fin du film : celle de la baston dans l'usine de porcelaine, climax de l'intrigue, où la maîtrise des lumières est à son comble, mais aussi la poursuite sur les toits des immeubles, avec un cadrage très étendu et sans fin. Il y a également un plan où l'ex-entraîneur se retrouve amené dans une ruelle sombre par deux hommes de main du patron, croyant qu'il s'agit de Davey. Les deux agresseurs sont noirs, comme des ombres tueuses, en un contre-jour très bien géré, ce qui rappelle aussi Orange mécanique lors du troisième plan de ce film, lorsque les droogs passent sous un pont pour ''s'amuser'' avec un clochard.
    À note aussi : tout a été tourné dans le New-York de l'époque, et c'est pour cela que les décors sont aussi authentiques et non pas faits en carton-pâte en studio, ce qui rajoute un énorme point positif au film. Kubrick a su exploiter les décors naturels pour en faire son petit monde, comme souvent.


    L'ATMOSPHÈRE SONORE

    Ce qui est intéressant, c'est que Kubrick a capturé le son en dehors de l'image, et ce pour tout le film, ce qui a été un montage très éprouvant pour lui, mais remarquable.
    Ainsi, les voix et les bruitages se superposent bien, sans avoir été pris au même instant, ce qui me rappelle les déboires de Fritz Lang pour M le maudit.


    LE JEU D'ACTEUR


    Un bon jeu, crédible, mais ne relevant pas de l'exceptionnel. J'ai vu mieux dans Lolita. Les personnages sont bien interprétés mais manquent peut-être d'un peu de finesse ; avec un budget de 40 000 dollars, c'est à moitié excusé.



    En conclusion : un bon petit film sans prétention, mais où la graine artistique de Stanley Kubrick vient d'éclore. À voir.



    LA NOTE DE LUDWIG : 12,5/20
    (Par ailleurs… mes notes peuvent paraître très sévères parfois, mais mes critères sont relativement exigeants et se font par rapport à ce que j'ai déjà vu antérieurement, du même réalisateur ou non. Je reste un réalisateur, pas un critique.)
    « Modifié: 01 juin 2014, 17:43:17 par Ludwig DeLarge »

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    Re : Le Baiser du tueur (1955) de Stanley Kubrick
    « Réponse #1 le: 01 juin 2014, 17:27:15 »
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    Les personnages sont bien interprétés mais manque peut-être d'un peu de finesse, mais avec un budget de 40 000 dollars, c'est à moitié excus


    Le budget influence sur la finesse du jeu d'acteur ?

    Ludwig DeLarge

    • Invité
    Re : Re : Le Baiser du tueur (1955) de Stanley Kubrick
    « Réponse #2 le: 01 juin 2014, 17:36:42 »
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    Les personnages sont bien interprétés mais manque peut-être d'un peu de finesse, mais avec un budget de 40 000 dollars, c'est à moitié excus


    Le budget influence sur la finesse du jeu d'acteur ?

    Avec 40 000 dollars on a beaucoup de mal à embaucher Marlon Brando… Le budget d'un film, lorsqu'il est vraiment dérisoire influence directement sur la qualité de tous ses critères, à part peut-être le scénario ou le script, car une très bonne idée peut lancer un bon film ; comme le projet Blairwitch. Il est rare, en tout cas, de pouvoir convaincre de bons acteurs à ce prix-là. Ou bien on peut toujours se tourner vers des troupes de théâtre, mais le résultat ne sera pas le même.

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    Re : Le Baiser du tueur (1955) de Stanley Kubrick
    « Réponse #3 le: 09 juin 2014, 16:39:23 »
    merde alors, les revélation de l'année aux oscar ou césar c'est d'la merde, un jeune premier ça n'existe plus, il coute direct des millions