Auteur Sujet: BLEACH  (Lu 753 fois)

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BLEACH
« le: 02 novembre 2012, 21:06:21 »

Fiche Technique

Auteur : Tite Kubo
Début de publication : 2001
Genre : Shōnen
Format et rythme de publication : 57 tomes disponibles à raison d'un chapitre par semaine

Synopsis (par Glénat) :

Adolescent de quinze ans, Ichigo Kurosaki possède un don particulier : celui de voir les esprits. Un jour, il croise la route d'une belle Shinigami (un être spirituel) en train de pourchasser une "âme perdue", un esprit maléfique qui hante notre monde et n'arrive pas à trouver le repos.

Mise en difficulté par son ennemi, la jeune fille décide alors de prêter une partie de ses pouvoirs à Ichigo, mais ce dernier hérite finalement de toute la puissance du Shinigami. Contraint d'assumer son nouveau statut, Ichigo va devoir gérer ses deux vies : celle de lycéen ordinaire, et celle de chasseur de démons...


Avis :

Je crois savoir que ce manga est particulièrement décrié par ici alors je vais me faire un peu l'avocat du diable, en espérant que certains fans osent se montrer.

Tout d'abord, je dois préciser que j'ai commencé à m'intéresser à cet univers avec l'anime, préférant ce format. Mais après quelques temps et dans une période de grand fanboyisme, je me suis attaqué au manga. Si globalement l'histoire ne change pas vraiment entre les deux formats, il est toujours agréable de profiter d'une œuvre originale. Ainsi, sans conseiller le manga plutôt que l'anime, le fait d'avoir déjà vu soit l'un soit l'autre n'entache en rien le plaisir qu'on peut avoir à redécouvrir cette œuvre mise en forme de manière différente.

Commençons cette critique en évoquant l'un des points forts de ce manga, les graphismes. Kubo met ses dessins au premier plan et privilégie très souvent l'aspect spectaculaire de son œuvre en utilisant des cases aussi grandes que possible. Il aime mettre ses personnages en avant, tellement qu'il va jusqu'à supprimer les fonds, rendant ainsi son travail semblable à celui d'un photographe qui cherche à capter une émotion ou un mouvement précis. Il s'agit du second manga de l'auteur et en tant que tel, on voit dès le début qu'il avait encore beaucoup à faire au niveau de ses dessins. Mais c'est ce qui rend en partie son manga intéressant. Bleach a la chance d'être un manga à rallonge en plus d'être dessiné par un artiste de talent qui met désormais tout le monde d'accord. Kubo est pour moi le plus grand dessinateur que le Jump a pu se payer. Son évolution est telle qu'il touche maintenant à plusieurs domaines, il alterne aisément le feutre, le crayon, la peinture et bien sûr l'encre et nous propose très souvent des pages colorées (voir un chapitre entier) d'une très grande beauté. Se remettant toujours en question par l'intermédiaire de ses dessins, c'est un pur régal de voir ses traits s'affiner au fil du temps. Même aujourd'hui, il n'a de cesse de chercher à améliorer les graphismes et ça se sent. Il semble prendre du plaisir à montrer tout ce dont il est capable sans pour autant oublier de donner à ses dessins la forme adéquate afin de transmettre au mieux son message. C'est ainsi qu'on se retrouve de plus en plus souvent devant de véritables toiles de maitre mises au service de grands moments scénaristiques.
Le chara design de Bleach est un véritable exemple pour le genre. Chaque personnage bénéficie d'un soin particulier et Kubo arrive à donner un charisme de folie à chacun d'entre eux grâce à ses dessins. On a de tout d'ailleurs : du jeune gamin pré-pubère qui a le rôle d'un vétéran, la bonasse aux gros nénés, l'éternelle tsundere... Malgré leur aspect stéréotypé on retrouve toujours le style de Kubo, tant par les traits des personnages que par l'impression de classe qui se dégage assurément d'eux. Cette classe transpire par tous les pores de son œuvre. Tellement que Kubo semble prendre la place d'un véritable styliste parfois. Les vêtements comme les poses des personnages tiennent une place très importantes pour lui et pas seulement sur pages de gardes. Bleach étant un Shōnen il y a énormément de combats, une succession infinie de combats... Et dès le début, Kubo a eu le nez fin. En utilisant des vêtements très larges de la culture traditionnelle japonaise, il a réussi à combiner la crédibilité de ses derniers à celle de son propre univers tout en accordant à chaque mouvement un impact visuel énorme. Je parlais précédemment de sa démarche qui se rapproche de celle d'un photographe, mais j'aime à penser qu'il se trouve un rôle d'animateur également.

Vous l'aurez compris, la forme n'a rien à envier aux meilleurs, mais en ce qui concerne le fond, le constat est plus difficile à établir.
Si beaucoup sont d'accord pour dire que l'histoire s'essouffle terriblement au bout des vingt premiers tomes (qui restent impressionnants), je serai plutôt d'avis pour dire que la trame entame une narration plus lente à partir de là. Si on ne retrouvera que rarement la complexité scénaristique qui a fait en partie le succès du manga à ses débuts, l'univers, lui, ne cessera de s'étendre petit à petit. Ce qui manque certainement le plus à l'auteur, c'est du temps. Le Jump et sa politique plus-capitaliste-tu-meurs ne laisse pas vraiment de la place sur son emploi du temps pour réfléchir au fond de son œuvre. Et ça se ressent. L'auteur aura de plus en plus recours à divers power up inexpliqués ou se verra obligé de décrédibiliser le rapport de force entre ses différents personnages. Pour un manga qui place le combat en avant, ça ne pardonne pas et on a du mal à fermer les yeux. Heureusement pour nous, bien que la façon dont les différents éléments s'articulent devient parfois très hasardeuse, Kubo a su établir ces derniers il y a bien longtemps ce qui donne indéniablement de la solidité à son univers, ses personnages et à leur background toujours très intéressant.
Ce sentiment mitigé à propos du scénario aura une fin aussi brutale que sa durée était importante. En effet, on retrouve ce qui a fait le charme du manga à ses débuts dès la fin de l'arc principal : l'action. La narration reprend un rythme décent, on sent que l'auteur sait où il va à mesure que l'on se rapproche de la fin de son œuvre. D'ailleurs, bien que certains pensent que Kubo va trop vite et que cela annonce une fin bâclée, je crois plutôt en les paroles de l'auteur qui a récemment annoncé que son manga a encore une dizaine d'années à vivre. C'est tout ce qui je lui souhaite, sans pour autant oublier que par le passé j'ai été l'un des plus grands déçus par la mainmise du Jump sur cette poule aux œufs d'or.
Mais il ne faut pas oublier une chose : Bleach reste un Shōnen. Et à ce titre, il réussit là où bon nombre se casse la gueule : avoir un univers crédible, des personnages aussi diversifiés qu'intéressants et des combats de toute beauté.
Sans aucun doute, Bleach est LA référence en matière de combat. L'auteur l'a compris et n'a pas tardé à s'attaquer à différents horizons : combats à l'arme blanche, pouvoirs magique, armes à feu, etc. On prend son pied. On retrouve assurément ce que j'évoquais tout à l’heure : le spectacle. Chaque combat est clair, très bien orchestré, on se rapproche parfois de la véritable chorégraphie macabre aplatie sur papier dont Kubo a le secret.
Si le scénario subis les aléas de l'inspiration de Kubo, au même titre que l'humour, les combats sont toujours au sommet et se réinventent à chaque fois. On en oublie sans peine les quelques fautes scénaristiques.

Pour conclure, Bleach mérite incontestablement sa place de grand Shōnen du moment. Grâce au talent de son auteur pour le dessin et le dynamisme des combats, il a su se tailler une solide réputation appuyée par un scénario parfois brillant mais placé volontairement en arrière-plan. Il n'en reste pas moins un Shōnen réfléchi à l'univers vaste, intéressant et très vivant grâce à la pléthore de personnages aussi nombreux que charismatiques qui l'anime. Si sa longue longévité ne vous fait pas peur, il réussira incontestablement à vous séduire. À vous ensuite de savoir si vous aurez la patience de le considérer comme une œuvre sans prise de tête.
« Modifié: 30 mai 2013, 19:12:53 par Super-Pucelle »

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Re : Bleach
« Réponse #1 le: 08 novembre 2012, 19:57:59 »
Chapitre 515
Chapitre de transition qui remplit plutôt bien son rôle. M'enfin, le fait que Kenpachi et surtout Byakuya soient encore en vie me laisse perplexe. :/ Après toute la mise en scène qu'on nous a fait pour la mort de Byakuya, qui a provoqué la colère des nombreux fans, ça sent vraiment la manœuvre de dernière minute de la part du Jump pour calmer le jeu. Vous me direz que la mort du pépé est bien suffisante, mais dans ce cas, qu'on m'explique l’intérêt d'utiliser Byakuya pour mettre autant en avant Ichigo dans les chapitres précédents si c'est pour ne pas qu'il meurt juste après. De plus, ça m'étonnerait que Kubo décide de mettre le capitaine de la sixième division de côté maintenant qu'il est vivant.

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Re : Bleach
« Réponse #2 le: 14 novembre 2012, 12:05:23 »
Chapitre 516
God, god, god, god, god, god, god... >__<
Enfin ! Le retour de Bleach comme je l'aime ! :D Ce chapitre est un vrai hommage à tout ce qui fait le charme du background de la série. De l'humour, des révélations, de nouveaux persos. :'D Franchement, je suis aux anges. La suite s'annonce grandiose, vivement !
Ma seule déception reste le chara des membres de la division 0. Si ce n'est la fille aux cheveux noirs, les autres sont vraiment caricaturés. Mais ! Peut-être que cela annonce définitivement le retour de l'humour dans la série. ♥