Auteur Sujet: Bungaku Shoujo (Mizuki Nomura / Miho Takeoka)  (Lu 1644 fois)

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Bungaku Shoujo (Mizuki Nomura / Miho Takeoka)
« le: 07 novembre 2011, 20:04:02 »


Fiche technique

Scénario : Mizuki Nomura
Illustrations : Miho Takeoka
Nombre de tomes : 8 (+ 8 Side stories)
Date de sortie/fin : 28 avril 2006, 30 avril 2011

Synopsis :

For Tohko Amano, a third-year high school student and self-styled “book girl,” being the head of the literary club is more than just an extracurricular activity. It’s her bread and butter…literally! Tohko is actually a literature-gobbling demon, who can be found at all hours of the day munching on torn out pages from all kinds of books. But for Tohko, the real delicacies are hand-written stories. To satisfy her gourmet tastes, she’s employed (rather, browbeaten) one Konoha Inoue, who scribbles away each day after school to satisfy Tohko’s appetite. But when another student comes knocking on the literary club door for advice on writing love letters, will Tohko discover a new kind of delicacy?

Pompé sur Yen Press

Visuels



Avis :

Bungaku Shoujo, sûrement le premier light novel que j'eus acheté sans rien connaître de l'histoire et donc sans réellement savoir à quoi m'attendre. Ayant rapidement lu le synopsis et ayant trouvé le concept intéressant (une fille dévorant les livres, littéralement), j'avais décidé de me le procurer sans en espérer grand chose de plus qu'une histoire sympathique que j'oublierais peut-être avec le temps. Néanmoins lorsque je finis par poster mon achat sur le topic dédié de la partie blabla du forum, Kawaii-chan semble me parler d'une histoire avec un fond glauque et compagnie, ce à quoi je ne m'attendais pas vraiment, mais soit, après tout pourquoi pas.
C'est alors qu'une fois à la maison, je me mets à lire le début, et là, c'est la grosse surprise. Le tout débute en fait sur un fond assez doux, un héros quelque peu dépressif mais qui prend la peine de vivre avec le sourire, et qui par un concours de circonstances, finit par se retrouver dans le club de littérature de son lycée composé de lui-même et d'une autre fille supérieure d'une classe. Tohko Amano. Cette fille, se nourrissant donc de papier et d'histoires écrites, est la présidente du club et sur un coup de tête, choisi pour diverses raisons d'installer une petite boite dans la cours du lycée où les élèves pourront y déposer leurs souhaits en amour et qu'elle s'empressera alors d'exaucer comme elle le peut.
Partant donc comme une histoire avec de la romance omniprésente, légère et sans grosse prise de tête, on nage bien au moins pendant une bonne vingtaine de pages en restant sur cette idée. Ce qui n'est pas spécialement pour déranger, la partie slice of life étant très bien traitée et est plaisante à lire, sauf que passé cette partie, c'est là où on pourrait dire que le récit commence vraiment. Allant sur quelque chose de plus profond, plus sombre, plus recherché, et avec quelques éléments assez glauque. Parlant de suicide, de crime ou encore de chose de ce genre, on tombe au final sur un jeu de détective auquel Tohko et Konoha (notre narrateur) participent plus ou moins volontiers et où on fait la rencontre de plusieurs autres personnages au fur et à mesure. Je n’approfondirais pas plus là dessus au risque de spoiler quelques éléments de l'histoire, mais l'effet a, en tout cas, été pour moi comparable à l'épisode trois de Madoka Magica.
Et qu'est-ce que j'en ai pensé ? Que du bien, en fait. Je ne fais que part de mon propre avis, mais c'est vraiment un livre que j'ai dévoré très rapidement. J'ai été assez captivé par le récit et par les personnages, surtout Tohko qui est assez enfantine et donc adorable. Konoha peut parfois paraître un peu énervant avec du recul (ou même sans mais bon) à s’apitoyer sur lui-même, mais finalement on outrepasse rapidement ce problème car ses scènes de ménages ne durent jamais trop longtemps. La seule chose pouvant vraiment paraître comme un défaut, c'est à mes yeux Nanase, pour la simple raison qu'elle est une magnifique tsundere de base. Je suppose que ça, ça résume tout. Les autres étant déjà beaucoup moins stéréotypés.
En outre, chaque tomes couvre "un arc", une histoire complète à propos d'une enquête si l'on veut et on ne reste donc pas trop sur sa faim à la fin, ce qui n'est pas plus mal, bien que l'on veuille (pour peu que l'on ait aimé) toujours en avoir plus.

Concernant les dessins, je peux simplement dire que c'est un style que j'aime énormément, tout simplement. Le style pastel et tout en douceur de Miho Takeoka se marie parfaitement avec le récit, le style de coloration des pages en couleurs (disponibles au début de tome dans l'édition de Yen Press) sont superbes et celles à l’intérieur illustrent bien ce qui se passe à chaque fois. Mon seul regret serait presque de ne pas en avoir plus, mais comparé à du XXXGatari et Vofan où il n'y a quasiment rien, je ne vais pas me plaindre. A noter que je me suis pressé à m'acheter les artbooks de Takeoka après-coup, donc.
Mention spéciale pour Yen press qui, pour une fois, n'ont pas trop raté leurs couvertures américaine, comparées à celles de Kieli en tout cas (bien que ça reste une question de goûts). Puis de toute façon les couvertures originales n'étaient pas bien terribles.

En dernier point tierce, une adaptation en anime existe, mais elle ne vaut rien ou presque. En effet, le film ou les OAVs ne retracent que la maigre partie slice of life/plot tournant autour des principaux, aucune enquête donc ni même autre chose glauque, juste une romance avec un fond assez mièvre et qui ne donne aucun frisson. Sauf que, ça raconte quand même des éléments du roman important ce qui produit au final un simple spoilage gigantesque et inutile que je regrette amèrement d'avoir subit. En conséquence, lisez le roman ou ne faites rien.

Au final pour résumer mon avis (et parce que nombreux sont ceux qui zappent souvent un message pour voir directement la conclusion qui résume toujours le tout), Bungaku Shoujo est un très bon light novel possédant une intrigue intéressante qu'il faut découvrir en ne s'arrêtant pas à l'univers qui tourne autour, étant très trompeur. Le fond sombre étant très agréable à découvrir, les personnages sont bien attachants comme il faut à part un ou deux (et sont plutôt bien développés, étant donné que le tome trois se focalise par exemple sur un personnage qui n'était pas vraiment mis en avant auparavant, mais qui prouve donc que tous auront sûrement un petit truc sur eux), et les illustrations sont un plaisir pour les yeux. Le style d'écriture est d'ailleurs plutôt fluide, facile à lire et même si la narration de Konoha n'a rien d'aussi spéciale et amusante que celle de Kyon, elle n'a rien de dérangeant et je n'ai eu aucun problème avec. A l'exception tout de même des phases de rumination de Konoha qui gavent à la longue ou même à la courte, mais bref, en somme, je recommanderais ce light novel sans aucun problème à quiconque me le demande et je peux facilement le classer comme étant celui que je préfère parmi le peu que j'ai jusqu'alors lu.
« Modifié: 11 mars 2012, 18:47:15 par Kayseur »

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Re : Bungaku Shoujo (Mizuki Nomura / Miho Takeoka)
« Réponse #1 le: 08 novembre 2011, 07:52:45 »
Très bon light novel, une bonne intrigue, des personnages intéressants. J'ai acheté le bouquin après avoir appris son adaptation animesque me semble, je sais plus vraiment, en gros c'était comme avec Kayseur, je ne savais pas grand chose de l'histoire. On se retrouve avec quelque chose de souvent très mignon qui peut prendre une tournure glauque, sans choquer. Tohko est un personnage vraiment adorable et intriguant, à lire donc ~ !
(Et ouais, les illus font du bien aux yeux quand on lit <3)
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Re : Bungaku Shoujo (Mizuki Nomura / Miho Takeoka)
« Réponse #2 le: 20 novembre 2011, 17:51:21 »
Disponible en France ?

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Re : Bungaku Shoujo (Mizuki Nomura / Miho Takeoka)
« Réponse #3 le: 20 novembre 2011, 17:54:10 »
Non, mais par contre il est licencié chez Yenpress, donc en anglais (ça fait toute la différence, lire sur papier, c'est tellement mieux que sur l'écran). Donc on peut facilement l'acheter en France sur amazon.fr. L'anglais n'est pas très compliqué je trouve, comparé à d'autres light novels. Même si globalement, ils restent tous plus ou moins accessibles.
« Modifié: 20 novembre 2011, 17:55:59 par Kayseur »

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Re : Bungaku Shoujo (Mizuki Nomura / Miho Takeoka)
« Réponse #4 le: 26 janvier 2012, 10:06:58 »
Hop, quatrième tome sorti officiellement il y a deux jours et déjà mangé. (Bon, j'ai triché, je l'ai eu le vendredi d'avant.)
Alors, qu'est-ce que ça vaut ? Je mets ça en spoiler, sait-on jamais si quelqu'un veut se lancer, même si j'essayerais de ne pas spoiler ce tome 4, il est possible que je ne me retienne pas sur le spoil des tomes précédents, donc.

Spoiler
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Et bien voilà... Avis mitigé. En fait, je m'étais plusieurs fois posé une question, Tohko étant d'une classe supérieure à Konoha, il faudrait bien qu'un jour elle finisse par partir, l'échéance de la rentrée se rapprochant, alors, qu'est-ce que donnerait Book Girl (bungaku shoujo) sans la fameuse Book Girl justement ? La réponse, c'est quelque chose de très moyen. C'est bien simple, ici, elle n'est évidemment pas encore partie, car comme dit dans le synopsis et les premières pages, Tohko ne fait que s'attarder sur ses révisions en vue de passer l'examen pour l'université ou une école supérieure. Sauf que de ce fait, elle n'est finalement que très peu présente durant l'aventure, et c'est vraiment quelque chose qui a affecté ma lecture.

J'aimerais effectivement pouvoir dire que ce livre ne se résume pas à une seule personne, et c'est vrai, mais j'ai eu l'amer goût de constater que quand Tohko n'était pas là, Konoha n'arrêtait pas de se plaindre. Qu'est-ce que je cherche à dire par là ? Tout simplement que les "crises" que subit Konoha régulièrement dans les autres tomes (vous savez, dès qu'on cite sa petite Miu ou Miu Inoue) sont ici omniprésentes. Oui, vous avez bien vu, omniprésente. Habituellement, peut-être en a-t-il autant, mais habituellement, Konoha n’apparaît pas spécialement comme "principal" et sert surtout à faire avancer l'action, or, Tohko n'étant pas ici ou presque pas dans ce volume, les petites touches d'humour ou de fraîcheur disparaissent, et j'ai réellement eu envie d'étriper cet idiot qui n'arrive pas à se détacher de son passé plus d'une fois. Vraiment, voir sans cesse "ça me déchirait le cœur ; je sentais ma poitrine se faire poignarder ; non, je ne dois pas pleurer ; ah, c'est en train de me déchiqueter [...]"; c'est plus qu'irritant. Surtout quand il ne fait que se répéter la même chose, encore et encore. "You would never understand" ou quelque chose comme ça, ça ne vous est pas inconnu, n'est-ce pas ?

Néanmoins, outre ces gros problème d'écriture ou de choix d'écriture pour la narration (l'absence de Tohko étant justifiée, mais les crises de Konoha semblant être mises expressément en masse comme si l'on devait le prendre en pitié), pourquoi ai-je dit "avis mitigé" si je ne fais que critiquer ? Car l'intrigue en elle-même était relativement bonne. Je ne vais pas la dévoiler, mais elle était comme toujours inspiré d'une autre œuvre d'un autre auteur, mais toujours d'une façon totalement remixée à la sauce Book Girl, et comme d'habitude, c'est dans les derniers chapitres que l'on peut en voir le dénouement, comme dans n'importe quel bon roman policier ou d'enquête. Derniers chapitres sur lesquels j'aimerais revenir d'ailleurs, car en effet, même si par amour pour ce light novel je n'ai pas du tout eu à lutter pour en continuer sa lecture malgré le problème évoqué plus haut, il va sans dire que je m'apprêtais à faire de lui une critique quelque peu négative, sauf que non. Non, car les derniers chapitres sont tout simplement superbes. Alors qu'il n'y a aucun pique durant tout le reste, que le tout est assez plat, on peut enfin voir une envolée dans les trois derniers et notamment dans l'épilogue assez émouvant, et rien que pour cette raison, mon avis a complètement changé du tout au tout en un rien de temps. Autrement dit, rien que pour la fin du livre ("fin" que je compte quand même comme les trois derniers chapitres, épilogue inclut), il valait le coup d'être lu.

Aussi, l'on s'y attendait un peu, mais ce qui a pu faire pencher la balance dans le camp "moyen" au lieu de "bon", c'était le personnage principal choisit. Alors que j'avais écrit une fois dans une critique du tome 3 que Kotobuki me semblait terriblement stéréotypé/tsundere et sans grand intérêt, voilà que Mizuki Nomura (l'auteure) nous pond un tome complet où c'est elle qui est sur le devant de la scène. Prévisible cela dit, après le tome 3 sur Akutagawa ou le 1 sur Takeda. Sauf que voilà, Kotobuki a peut-être réussi à se défaire de son image de tsundere, mais pas de son côté inutile. Elle ne vaut en rien un autre personnage, et Akutagawa ou même Takeda étaient bien plus intéressant à suivre, car là, Kotobuki n'est autre qu'une fille banale et ennuyante qui n'arrive pas à pimenter correctement le récit.
Un choix logique, mais dommage.


Au final, pour résumer, un tome moyen à cause notamment des personnages présents ou justement non-présents, de Konoha lui-même que l'on a envie de frapper, mais dont la très belle fin / dénouement se suffit à elle-même pour justifier le fait d'en venir à bout.


Ma seule crainte maintenant, c'est bien le prochain tome qui sort en juillet. Nomura l'a dit, ça sera sur Miu Asakura, et vu comme je hais cette petite peste (ayant vu le film et étant donné que l'on a quelques indices sur sa personnalité par-ci par-là), ça risque de ne pas me plaire autant que les autres.